This link has been bookmarked by 7 people . It was first bookmarked on 23 Apr 2008, by Alain Antone.
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16 Sep 08
philippe rousselL'économie du numérique fait émerger le concept d'organisation sans organisation
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30 Apr 08
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En 2006, la Longue traîne de Chris Anderson annonçait qu’abondance et diversité allaient remplacer la consommation de masse. L’an dernier, David Weinberger nous avait montré avec Everything is miscellaneous qu’il y a plusieurs ordres d’ordre et que dans l’univers digital le désordre est une nouvelle vertu. Here comes everybody , le dernier livre de Clay Shirky, consultant et professeur à NYU, New York University, nous montre maintenant que nous n’avons plus besoin des organisations pour nous organiser.
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former des groupes (ou rejoindre ceux qui existent) coûte bien moins cher qu’avant l’internet. Ils se multiplient donc mais ils ne fonctionnent pas « comme avant » et pourraient vite devenir un défi pour les institutions existantes.
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si les marchés sont si efficaces, pourquoi nous faut-il des entreprises? Employés et ouvriers pourraient fort bien se chercher, s’associer, et revendre le fruit de leur collaboration.
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L’apport principal de Shirky consiste à montrer de façon claire que la réduction des coûts transactionnels qui se sont « effondrés » du fait des nouvelles technologies de l’information et de la communication, révèle l’existence d’un plancher que personne n’avait vu (et pour cause) jusqu’ici.
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«Maintenant qu’il est possible d’établir de la coordination à grande échelle et à bas prix, une troisième catégorie a émergé [qui permet d’entreprendre] un travail sérieux et complexe sans direction institutionnelle. Des groupes coordonnés souplement peuvent maintenant de réaliser des choses qui se trouvaient jusqu’à présent hors de portée de toute structure d’organisation.»
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Ceci dit, ces coûts de coordination ne sont pas si faibles que ça dans la sphère internet. Car il ne faut pas confondre les coûts de diffusion d’une information et les coûts de coordination. Je m’explique : si je diffuse sur un blog une information, elle peut etre potentiellement lue par les millions d’internautes à bas coût, en revanche si j’essaie de créer un mouvement coordonné de ces millions d’internautes, le coût de coordination est énorme (négociation, mails envoyés, confirmations, relances, etc.). Les coûts de coordination dont parle Coase (Transaction costs) sont des coûts liés à la réalisation de quelque chose : trouver un accord, produire, décider, etc. Or le fonctionnement d’internet en “pick and go” (je prend et je pars) fait que l’information est disponible facilement mais elle n’est pas forcément aisément utilisable…
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C’est effectivement intéressant, mais ce n’est pas nouveau du tout : cela fait bien quinze ans que les chercheurs en gestion soulignent que les technologies de l’information permettent de réduire les coûts de transaction et donc (selon la théorie de Coase) justifient un retour à des structures fondées sur les marchés plutôt que sur les hiérarchies.
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Selon eux, l’entreprise capitaliste intégrée et la relation salariale n’ont été qu’un épisode de l’histoire, justifié par le fait que le management, bien que coûteux, l’était moins que le recours à des prestataires sur un marché.
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Un monde de prestataires indépendants, ce n’est certainement pas une utopie égalitaire, mais une place de marché où les plus forts raflent encore plus aisément la mise.
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25 Apr 08
hubert guillaudPisani revient sur le livre de Clay Shirki, qui analyse la révolution de l'entreprise : "Maintenant qu’il est possible d’établir de la coordination à grande échelle et à bas prix, des groupes coordonnés peuvent réaliser des choses hors de toute
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24 Apr 08
Bertrand Duperrin«Maintenant qu’il est possible d’établir de la coordination à grande échelle et à bas prix, une troisième catégorie a émergé [qui permet d’entreprendre] un travail sérieux et complexe sans direction institutionnelle.
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23 Apr 08
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Prenons un exemple colaboratif comme wikipedia : si l’on considère le fonctionnement global on se rendra compte que le temp cumulé par les personnes structurant le projet de manière officielle (par exemple les créateurs du wiki mediawiki ou les hébergeurs des serveurs wikipedia) est infime par rapport au temp cumulé des contributeurs.
Cependant on constate que les utilisateurs s’organisent entre eux puisqu’il se régulent et se corrigent.
Toutefois ce modèle a une limite puisque désormais wikipedia possède des articles fermés dont l’édition n’est plus possible afin de ne plus avoir d’effort collectif de relecture à effectuer. L’institution reprend donc un peu de terrain.Quoiqu’il en soit, on constate évidemment que sans les NTIC, une telle entreprise humaine n’aurait pu voir le jour. Seule une une organisation d’envergure internationale et un investissement pharaonique aurait pu mener à bien ce projet.
Une question en appelant une autre : serait-il possible d’utiliser ce fonctionnement pour remédier aux problèmes d’écologie et de développement durable actuels ?
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Ceci dit, ces coûts de coordination ne sont pas si faibles que ça dans la sphère internet. Car il ne faut pas confondre les coûts de diffusion d’une information et les coûts de coordination. Je m’explique : si je diffuse sur un blog une information, elle peut etre potentiellement lue par les millions d’internautes à bas coût, en revanche si j’essaie de créer un mouvement coordonné de ces millions d’internautes, le coût de coordination est énorme (négociation, mails envoyés, confirmations, relances, etc.). Les coûts de coordination dont parle Coase (Transaction costs) sont des coûts liés à la réalisation de quelque chose : trouver un accord, produire, décider, etc. Or le fonctionnement d’internet en “pick and go” (je prend et je pars) fait que l’information est disponible facilement mais elle n’est pas forcément aisément utilisable…
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un exemple : http://apprendre2point0.ning.com/
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