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  • Mar 03, 09

    Les chercheurs de l’Université Paris Sud et son UFR des sciences peuvent mettre leurs pratiques en perspective et étudier de manière réflexive les méthodes et les enjeux de leurs disciplines. C’est ce que nous avons pu constater ce 3 décembre 2008, lors de la conférence sur les nanotechnologies, organisée par le Centre d’Alembert et le Centre Interdisciplinaire d’Étude de l’Évolution des Idées, des Sciences et des Techniques (CIEEIST). Nous présentons ici les interventions de Jérôme Labille et Alexei Grinbaum et les points forts qu’elles ont mis en exergue.

  • Mar 03, 09

    Difficile de jouer la transparence. L’Agence américaine pour l’environnement (EPA) a choisi en janvier 2008 d’adopter une démarche de déclaration volontaire pour les industriels producteurs de nanomatériaux.
    Ainsi a été mis en place le “Nanoscale Materials Stewardship Program” dont le bilan à mi parcours vient d’être publié.
    La récolte est plutôt maigre : on dénombre 123 entreprises qui ont joué le jeu. Ces dernières ont transmis des informations couvrant 123 nanomatériaux différents, soit environ 12% des produits concernés en production commerciale, qu’ EPA évalue à un millier aujourd’hui.
    EPA reconnaît n’avoir aucune indication sur le caractère sélectif ou non des données transmises. De nombreuses informations resteront aussi inaccessibles pour le public du fait de leur classement “confidential business information” (CBI). Enfin, l’Agence américaine EPA ne constate pas de véritable engouement pour conduire des études de toxicité complémentaire. Elle a eu l’accord de seulement quatre sociétés pour conduire de nouveaux tests.

    Cette démarche volontaire semble donc insuffisante comme l’avait d’ailleurs annoncé il y a trois ans le Comité américain pour la prévention des pollutions et de conseils sur les produits toxiques (1). A l’heure où la Direction Sanco (Santé des consommateurs) des Commissions européennes envisage de mettre en place une démarche d’inventaire des nanosubstances (dans le cadre des Dix axes prioritaires), cette expérience est riche d’enseignements. On peut aussi se féliciter que la déclaration obligatoire des nanosubstances soit inscrite dans la Loi Grenelle. La CNC qui planche actuellement sur les nanos envisage de réaliser cette banque de données au sein de la DGCCRF. Restera à voir comment les informations pertinentes pour les citoyens (usages à proscrire, risques, bénéfices pour la collectivité, recyclage...) seront construites, et avec quels acteurs ?

    (1) http://www.epa.gov/oppt/npptac/pubs/nanowgoverviewdocument20051125.pdf

  • Apr 08, 09

    Une équipe du MIT vient de mettre au point des piles utilisant des virus pour booster leur puissance. Cette nanotechnologie permettrait de confectionner des batteries puissantes et miniaturisées.

  • May 06, 09

    "Ce plan doit permettre de donner à l'industrie française les moyens de réussir le virage des nanotechnologies sans altérer la capacité des scientifiques à comprendre les propriétés les plus intimes de la matière et à en déduire les applications possibles", a déclaré Mme Pécresse.

    Son objectif est de donner les moyens aux entreprises françaises d'élaborer de nouveaux matériaux et des composants toujours plus petits, de construire "atome par atome" de nouvelles molécules et à les assembler pour réaliser de nouvelles fonctions, et à exploiter des phénomènes nouveaux qui n'apparaissent qu'à l'échelle du nanomètre. Cette technologie, très prometteuse (ex : aussi bien dans l'automobile que pour la fabrication de panneaux solaires), permettra aussi de renforcer la suprématie du savoir français dans ce domaine.

    Le plan repose notamment sur la création de centres d'intégration des nanotechnologies, à Grenoble, Saclay et Toulouse, où la recherche fondamentale travaillera avec les entreprises, pour mettre au point des technologies, déposer des brevets, créer des produits.

  • May 11, 09

    Façonner le monde atome par atome" : tel est l'objectif incroyablement ambitieux affiché par les promoteurs américains de la "National Nano initiative", lancée en 1999. Un projet global de "convergence des sciences", visant à "initier une nouvelle Renaissance, incorporant une conception holiste de la technologie fondée sur [...] une analyse causale du monde physique, unifiée depuis l'échelle nano jusqu'à l'échelle planétaire." Ce projet démiurgique est aujourd'hui au cœur de ce qu'on appelle la "technoscience", étendard pour certains, repoussoir pour d'autres.



    En précisant dans ce livre la signification de ce concept, pour sortir enfin du sempiternel conflit entre technophiles et technophobes, son auteur propose d'abord une sorte d'archéologie du terme "technoscience". Loin d'être un simple renversement de hiérarchie entre science et technique, il s'agit d'un changement de régime de la connaissance scientifique, ayant désormais intégré la logique entrepreneuriale du monde des affaires et mobilisant des moyens considérables. Surtout, Bernadette Bensaude-Vincent montre que le brouillage de la frontière entre science et technique n'est que la manifestation d'un tremblement plus général, marqué par l'effacement progressif des distinctions traditionnelles : nature / artifice, inerte / vivant, matière / esprit, homme / machine, etc.



    Alors que nos sociétés sont silencieusement reconfigurées par les nanotechnologies, Internet, le génie génétique ou les OGM, ce livre montre l'importance de faire enfin pleinement entrer les questions de choix technologiques et scientifiques dans la sphère du politique et dans l'arène publique. Car la technoscience est un processus historique qui engage la nature en la refaçonnant et qui implique la société dans son ensemble.

  • Jan 12, 11

    http://www.instituts-carnot.eu/files/AiCarnot-White_Paper-Smart_Networked_Objects_and_Internet_of_Things.pdf

    La convergence de nouvelles techniques (réseau de capteurs, les concepts d’étiquettes RFID) et l’évolution des infrastructures de télécommunications ont fait apparaître le concept d’Internet des Objets qui devrait permettre l’émergence de services couplés en temps réel au monde physique, c'est-à-dire s’adaptant dynamiquement aux conditions locales rencontrées par les utilisateurs du réseau. L’Internet des Objets représente l’extension d’internet à des choses et à des lieux dans le monde réel. 
    C'est dans ce contexte que l’alliance «TIC – Micro & Nano Technologie» des instituts Carnot publie un livre blanc sur les réseaux de systèmes communicants et l’Internet des objets.Ce document de référence élaboré avec les industriels majeurs du secteur (Orange, Alcatel, Lucent, Thalès, Schneider Electric, Airbus, et Auchan), se focalise sur les technologies et architectures permettant d’interfacer le monde réel aux différents capteurs interconnectés sur un réseau. Il est structuré selon les différents scénarios applicatifs envisagés par les acteurs industriels et incite à un effort d’intégration sur des plates-formes applicatives dans les domaines suivants :
    les infrastructures à l’échelle de la ville,les services mobiles,la grande distribution,le transport et l’aéronautique,et l’habitat intelligent.Avec pour principaux défis à relever, la conception et l’intégration des objets / systèmes communicants, la mise en réseaux des objets / systèmes flexibles et sécurisés, et la gestion des services.

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