Dès le 12 mars, il sera possible de lire des livres depuis l'iPhone et l'iPod Touch. C'est le groupe l'Archipel qui proposera le service via la plateforme Internet Cyberlibris. A terme, 500 titres seront proposés aux utilisateurs.
lors que le marché reste balbutiant, quelques éditeurs français ont décidé de rendre accessibles leurs livres sur iPhone. Orange et SFR cherchent à se positionner sur ce marché.
Après les lecteurs électroniques comme le « reader » de Sony, l'iPhone joue à son tour la carte du livre numérique. Une poignée de maisons françaises (Les Editions de l'Archipel, Milan, Bayard, Max Milo, etc.) ont ainsi décidé de jouer le jeu d'Apple en proposant à partir d'aujourd'hui leurs livres sur l'iPhone. Les ouvrages seront consultables (et pas téléchargeables) en intégralité et de façon illimitée sur le téléphone d'Apple via la plate-forme Cyberlibris. Le service sera facturé via un abonnement mensuel qui donnera accès à une bibliothèque constituée d'une centaine de titres. « Cette initiative fera figure de test quant à l'appétit du grand public pour la lecture numérique », estiment les Editions de l'Archipel. En réalité « Lucky Luke » et « Les Trois Mousquetaires » étaient déjà téléchargeables sur l'iPhone, moyennant finances. Et une kyrielle de titres sont proposés gratuitement. La bibliothèque en ligne Feedbooks affirme avoir enregistré 5 millions de téléchargements gratuits sur iPhone dans le monde depuis août dernier, dont 200.000 en France.
Convergence livre et internet. Gadget mais signe d'une recherche
Gros lecteurs.
Parrain du Reader de Sony, la FNAC s'est intéressée aux utilisateurs et à leurs pratiques. Selon son étude, les acheteurs sont majoritairement des hommes (69 %). Pour trois quarts d'entre eux, ils sont de gros lecteurs de livres (de 1 à 3 par mois) et de CSP+. 79 % l'utilisent principalement pour la lecture de numérique et plus de la moitié pour consulter des documents. Les genres littéraires les plus téléchargés sont les romans et nouvelles et les polars. Les utilisateurs du Reader sont globalement satisfaits (92 %), les deux tiers estimant qu'il est plus agréable de lire un livre sur le Reader que sur le papier. 70 % considèrent que le livre numérique est complémentaire du livre classique. Trois quarts des personnes interrogées estiment qu'un livre numérique devrait être en moyenne 40 % moins cher qu'un livre.
Même si le développement du livre numérique est loin de rencontrer en France le succès qu'il connaît au Japon en raison d'obstacles économiques et techniques, les professionnels du secteur croient à son avenir.
En France, le chiffre d'affaires tiré de la vente de livres numériques, sur CD ou DVD essentiellement, stagne depuis trois ans à 30-40 millions d'euros, soit 1% du C.A. des éditeurs de livres, selon le Syndicat national de l'édition (SNE).
Quant au livre numérisé téléchargeable, sa pénétration est tellement négligeable qu'"elle n'est pas encore traçable dans nos statistiques", précise le Syndicat.
(Source : Reuters)
Suite à la contribution remise au Conseil national du livre, les éditeurs contestent l'idée que le livre numérique devrait être vendu 30 % moins cher que les ouvrages papier et se disent attachés aux mesures techniques de protection (DRM).
lat World Knowledge est, à coup sûr, le premier d’une longue série de startups dans le secteur de l’édition à chercher un modèle économique dans un marché qui ne pourra plus reposer longtemps sur le concept de rareté.
Aux Etats Unis, il y a fort à parier que de nombreuses écoles vont rapidement adopter des éditeurs comme Flat World afin de faire baisser les coûts de l’éducation particulièrement élevés. En France, on peut parier que les lobbys fasse pression pour que le gouvernement protège le secteur et que le ministère de l’éducation bloque toute initiative de ce type. Malgré tout, il y fort à parier que des startups semblables voient le jour et soient elles aussi lourdement financées en France, tant la gratuité, quel que soit le modèle économique qui le supporte, est une évidence pour les livres scolaires et le marché de l’édition scolaire francophone phénoménal (France, Benelux, Afrique du Nord, Afrique Francophone, etc).
Excellent retour sur les différentes facettes du bouleversement
La World Digital Library (ou Bibliothèque Numérique Mondiale en français) va être lancée le 21 avril 2009. L'accès à celle-ci sera libre et permettra d'accéder à différents contenus culturels et ce en plusieurs langues.
On y trouvera par exemple des livres rares, des cartes, des manuscrits, des films, de la musique, des photographies, ou encore des dessins d'architecture. La Library of Congres (Bibliothèque du Congrès) est à l'origine de cette idée (juin 2005). Aujourd'hui le projet compte une trentaine de partenaires dont la plupart sont des bibliothèques.
Selon Matt Raymond, le porte-parole de la Library of Congres le but de cette Bibliothèque Numérique Mondiale est d'« étendre le contenu non anglais et non occidental sur Internet, et contribuer à la recherche universitaire ». Il avait précisé : « Les nations qui partagent ces objectifs bénéficieront d'un remarquable ensemble de connaissances qui seront accessibles à n'importe qui autour du monde ».
"Les écrans souples permettront une diffusion instantanée des informations sur tout un territoire et sur des supports inédits, du bracelet-montre aux murs des gares et des aéroports", c'est en tout cas ce que prévoit Bruno Rives, fondateur de Tebaldo, société française de conseil en nouvelles tendances technologiques.
* la lecture confortable, comparable à une lecture classique sur papier, grâce à un contraste et une luminosité reposants;
* la portabilité et la légèreté du lecteur;
* une capacité de stockage pour quelques centaines de livres en format numérique. On vise ainsi le stockage des dictionnaires, des lexiques contextuels, des guides touristiques, de la Bible, etc.;
* la possibilité de recherches simples ou avancées dans les textes, avec accès rapide aux dictionnaires et aux lexiques;
* la saisie et l'échange de notes et de statistiques sur les lectures;
* la disponibilité sur l'Internet de milliers de livres libres de droits d'auteur;
* la visualisation de documents sous différents formats, de blogs, de journaux, de fils RSS, d'images et de photos, de fichiers audio, etc.;
* la possibilité de personnaliser l'affichage: agrandir la police d'un texte ou la taille d'une image (avantage majeur pour les seniors et les malvoyants);
* l'accès à la vocalisation afin d'écouter le texte au lieu de le lire;
* l'aspect écologique, le support étant réutilisable;
* la résistance à l'eau;
* l'autonomie qui peut atteindre quelques mois (alimentation sur piles électriques) grâce à une faible consommation électrique.