This link has been bookmarked by 4 people . It was first bookmarked on 27 Dec 2008, by Raphael Rousseau.
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05 Jan 09
DAvid cordina (w2YDAvid)L’entêtement des promoteurs de changement à promouvoir les innovations et maintenant les bonnes pratiques mérite d’être interrogé. C’est d’autant plus important de questionner cela que dans de nombreux cas ces acteurs pourraient bien provoquer un effet repoussoir au lieu de provoquer l’envie de “faire pareil”. Le travail quotidien dans les établissements auprès des enseignants “ordinaires” doit nous inviter à remettre la notion d’expérience au devant de nos réflexions. Il me semble qu’il faut (re)donner aux enseignants le droit à “l’expérience”.
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28 Dec 08
Thomas LaigleUne remise en question de la force normative, prescriptive des "bonnes pratiques", qui par leur degré d'exigence et de perfection inhibent l'expérimentation en classe
bonnes pratiques pédagogie innovation tice éducation nationale
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Innovation, bonnes pratiques, expérimentations, autant de mots et expressions qui rapportent des réalités qui se veulent parfois exemplaires, en tout cas à montrer à ceux qui ne les font pas pour leur donner envie de faire… Or cela ne marche pas aussi bien qu’on pourrait le penser, il suffit d’observer ce qui se passe quotidiennement dans les établissements pour l’observer.
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Innovation, bonnes pratiques, expérimentations, autant de mots et expressions qui rapportent des réalités qui se veulent parfois exemplaires, en tout cas à montrer à ceux qui ne les font pas pour leur donner envie de faire… Or cela ne marche pas aussi bien qu’on pourrait le penser, il suffit d’observer ce qui se passe quotidiennement dans les établissements pour l’observer.
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difficulté du passage de l’invention à l’innovation et de l’innovation à la banalisation. De nombreux travaux de recherche en sociologie des organisation (Amblard, Bernoux, Callon, Akrich…) en particulier ont montré l’importance des acteurs et les limites de leur capacité d’innovation.
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L’expérience se distingue de l’innovation, de la bonne pratique ou de l’expérimentation par sa proximité avec le quotidien de chacun.
Le droit à l’expérience c’est aussi le droit à l’erreur, à l’hésitation… Malheureusement deux éléments jouent en la défaveur de ce droit à l’expérience : la rationalité et la recherche de perfection.
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La rationalité, celle que l’on invoque pour vérifier qu’une pratique est “bonne” avant de la généraliser, c’est aussi cette vision imaginaire d’une mécanique implacable qui réussirait à tous les coups, et qui donc pourrait sans difficulté traduire une innovation en pratique ordinaire. La perfection, c’est le sentiment d’inachevé, souvent intolérable pour un enseignant. Il fait une expérience mais ne veut pas en parler, car elle n’est pas “assez bien”. Autrement dit une grande partie des enseignants n’ose pas faire des expériences et la vision des “bonnes pratiques” produit l’effet inverse à celui escompté auprès de ces enseignants qui font des expériences.
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ces petits pas du quotidien sont eux inconnus voire même fustigés car n’étant pas dignes d’être montrés. Outre cette rupture qu’il faut combattre, c’est avant tout le droit d’expérience qu’il faut réhabiliter. Malheureusement cela suppose des espaces de liberté un peu plus grand que ceux qui sont perçus et qui semblent se rétrécir
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L’innovation n’a pas d’intérêt en soi, surtout lorsqu’elle est mal problématisée. TBI, ENT, cartables électroniques, cahier de textes électroniques, sont les derniers avatars de ces pseudos innovations. Si simplement ils pouvaient croiser l’expérience ordinaire avant de s’ériger en bonne pratique exemplaire, alors il y aurait des chances de voir les enseignants s’en emparer. Mais une fois le dispositif technique installé, il faut le faire fonctionner…. surtout s’il autorise à plaquer dessus le vernis de l’innovation, si cher à une logique commerciale qui a de plus en plus court dans les établissements scolaires.
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27 Dec 08
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