This link has been bookmarked by 15 people . It was first bookmarked on 05 Apr 2009, by Olivier Le Deuff.
-
17 Jul 11
-
16 Jul 11
-
« Adapter un être à une société stable, c’est le spécialiser de manière à pouvoir l’intégrer à un échelon de la structure verticale. Adapter un être à une société métastable, c’est lui donner un apprentissage intelligent lui permettant d’inventer pour résoudre les problèmes qui se présentent dans toute la surface des relations horizontales. Le XIXème siècle a dû construire en quelques décades une société de spécialités, adaptée à l’ère de la thermodynamique, selon le principe de rigidité : d’où un renforcement de la structure verticale, devenant omniprésente et s’étendant même là où jadis existaient des structures horizontales. Nous avons maintenant à faire en quelques années une éducation qui transforme les survivances des relations verticales en relations horizontales. »
-
Le mérite de Simondon était donc d’associer une réhabilitation de la technique à une réflexion sur ce qu’il nommait l’« aliénation psycho-physiologique » à l’ère des machines. D’où son insistance sur la capacité d’invention, seule garante d’un couplage homme-machine qui ne soit pas aliénant pour l’homme et qui permette dans le même temps à la technique d’accéder à la dignité de réalité culturelle.
-
-
05 Jul 11
-
04 Jul 11
-
l’école aujourd’hui. Ce qui l’est moins, c’est de faire le lien entre d’une part l’influence négative des industries culturelles sur le désir d’apprendre de nos élèves,
-
la nécessité et l’urgence d’une réforme complète des programmes et non pas seulement des parcours (et ce sont essentiellement les p
-
« Adapter un être à une société stable, c’est le spécialiser de manière à pouvoir l’intégrer à un échelon de la structure verticale.
-
Adapter un être à une société métastable, c’est lui donner un apprentissage intelligent lui permettant d’inventer pour résoudre les problèmes qui se présentent dans toute la surface des relations horizontales.
-
Cette notion de métastabilité désigne un type d’équilibre dynamique, contenant des potentiels pour un devenir, à la différence de l’équilibre stable où les potentiels sont épuisés.
-
la technique est ainsi une dimension majeure de la culture, appelée même à devenir ce qui modèle une civilisation, avec tous les risques qui peuvent en découler et qu’il s’agit donc de prévenir
-
Le mérite de Simondon était donc d’associer une réhabilitation de la technique à une réflexion sur ce qu’il nommait l’« aliénation psycho-physiologique » à l’ère des machines.
-
D’où son insistance sur la capacité d’invention, seule garante d’un couplage homme-machine qui ne soit pas aliénant pour l’homme et qui permette dans le même temps à la technique d’accéder à la dignité de réalité culturelle.
-
Simondon, dans cette insistance sur les vertus d’un apprentissage théorico-pratique de l’histoire des inventions techniques, pourrait éclairer les volontés les plus actuelles de réforme de l’enseignement.
-
- d’une activité mentale tout autre que l’actuelle répétition machinale des solutions déjà données
-
- d’une histoire des sciences qui leur permettrait de donner un sens aux formules scientifiques qu’on leur demande de manipuler sans même les ouvrir au dépassement du simple bon sens dont leur découverte procède pourtant – tel le fameux « principe d’inertie » de Galilée, que nos élèves connaissent mais dont ils ne sont pas préparés à admettre que son sens est celui de la relativité du mouvement en tant qu’équivalence du mouvement rectiligne uniforme et… du repos.
-
- d’une étude du fonctionnement des technologies parmi lesquelles nos enfants grandissent désormais, et dont ils ne sont pour l’instant que des usagers-consommateurs incapables d’en expliquer le fonctionnement, ni a fortiori les effets sur les psychismes
-
d’en avoir une pratique qui ne se réduise pas à leur simple usage pulsionnel actuel.
-
On peut dès lors concevoir qu’à l’école primaire une histoire synthétique des civilisations prendrait pour fil directeur ou pour colonne vertébrale cette histoire des grandes inventions techniques par lesquelles ces civilisations se sont définies.
-
-
03 Jul 11
françois duportRT @Apprendre2pt0: veille Penser l'école avec Gilbert Simondon, par Jean-Hugues Barthélémy | skhole.fr http://bit.ly/msVdwY
-
02 Jul 11
fschoubbenveille Penser l'école avec Gilbert Simondon, par Jean-Hugues Barthélémy | skhole.fr http://bit.ly/msVdwY
– Apprendre2.0 (Apprendre2pt0) http://twitter.com/Apprendre2pt0/status/87266054795046913 -
-
Adapter un être à une société stable, c’est le spécialiser de manière à pouvoir l’intégrer à un échelon de la structure verticale. Adapter un être à une société métastable, c’est lui donner un apprentissage intelligent lui permettant d’inventer pour résoudre les problèmes qui se présentent dans toute la surface des relations horizontales.
-
On mesurera dès lors facilement ce qu’a de décisif, pour l’école d’aujourd’hui, le projet simondonien d’une « culture technique ». Pour le comprendre, repartons de cette affirmation de Du mode d’existence des objets techniques : « Il y a plus d’authentique culture dans le geste d’un enfant qui réinvente un dispositif technique que dans le texte où Chateaubriand décrit cet “effrayant génie” qu’était Blaise Pascal »[5]. Simondon, dans cette insistance sur les vertus d’un apprentissage théorico-pratique de l’histoire des inventions techniques, pourrait éclairer les volontés les plus actuelles de réforme de l’enseignement. Il savait en effet que notre époque appelle une histoire des inventions faite pour la curiosité des petits, et préparant ces jeunes esprits à bénéficier ensuite au collège et au lycée :
-
d’une activité mentale tout autre que l’actuelle répétition machinale des solutions déjà données
-
d’une histoire des sciences qui leur permettrait de donner un sens aux formules scientifiques qu’on leur demande de manipuler sans même les ouvrir au dépassement du simple bon sens dont leur découverte procède pourtant
-
d’une étude du fonctionnement des technologies parmi lesquelles nos enfants grandissent désormais, et dont ils ne sont pour l’instant que des usagers-consommateurs incapables d’en expliquer le fonctionnement, ni a fortiori les effets sur les psychismes
-
On peut dès lors concevoir qu’à l’école primaire une histoire synthétique des civilisations prendrait pour fil directeur ou pour colonne vertébrale cette histoire des grandes inventions techniques par lesquelles ces civilisations se sont définies. Le collège, lui, devrait être la seule période où l’on étudie une histoire analytique, c’est-à-dire avec un détail économique et politique pour telle aire géographique à telle époque. Car au lycée l’histoire synthétique de l’école primaire devrait être reprise, mais avec tout le sens que permet le recul de la conscience réflexive et déjà formée.
-
-
23 Aug 09
-
07 Apr 09
-
05 Apr 09
-
04 Apr 09
Would you like to comment?
Join Diigo for a free account, or sign in if you are already a member.