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Alain Marois

Alain Marois's Public Library

  • COMMENT SE DÉFINIT L’« UBÉRISATION » ET QUELLE EST LA DIFFÉRENCE AVEC L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE ?

    L’uberisation, c’est un « mot valise » qui décrit un phénomène de fond, qui émerge sous les efforts conjugués de trois leviers :

    - l’émergence du numérique (la révolution digitale),

    - la forte augmentation du volume de travailleurs indépendants (la révolution des freelances),

    - l’évolution des habitudes de consommations des Français (la révolution de consommation).

    Cette triple révolution, puissante et inexorable, génère une révolution de nos modèles économiques, vulgairement appelée uberisation, ou disruption. Elle est évidemment génératrice d’un rapport de force parfois violent entre les acteurs traditionnels et les acteurs émergents qui tirent profit, souvent plus rapidement, de cette révolution.

    L’économie collaborative (ou économie du partage) n’est finalement qu’un des aspects de cette révolution, car elle ne repose que sur deux des trois leviers, à savoir le premier (il faut une plateforme numérique pour industrialiser la collaboration) et le dernier (consommer en partageant, louer un actif plutôt que l’acquérir…) et elle est souvent réalisée dans un but non lucratif (BlaBlaCar par exemple, C2C dans tous les cas).

    D’OÙ VIENT L’UBÉRISATION ?

    C’est bien l’émergence du « digital pour tous » qui a été le grand déclencheur. La révolution numérique n’est en soit pas nouvelle, mais c’est sa généralisation à la totalité de nos univers, la présence d’outils numériques dans tous les actes de notre vie qui a fait petit à petit évoluer notre façon de consommer, et de travailler. Objets connectés, smartphones, applications Cloud, numérisation de tous nos outils de travail, de soin, de consommation… ont rendu le consommateur friand et acculturé. Et ceci est d’autant plus vrai que vous adressez un public jeune. Ainsi, par le digital, nos réflexes de consommation se sont petit à petit modifiés.

    De l’autre côté, il faut noter la présence en grand nombre sur le marché d’acteurs indépendants capables de réaliser de nombreuses missions payées à la tache. Cette force de travail est demandeuse, et facilement mutualisable autour de plateformes (d’où le terme souvent employé de plateformisation).

Jul 31, 16

According to an RLG-OCLC Report, “a trusted digital repository is one whose mission is to provide reliable long-term access to managed digital resources to its designated community, now and in the future” (RLG/OCLC, 2002, p. 5).

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