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Alain Antone's List: Comment le web change le monde

    • La majorité des projets open source échouent et la plupart ne connaissent que des réussites très modestes» écrit Shirky. Cela veut-il dire que nous les surestimons? En aucune manière, pour la bonne raison qu’échouer ne leur coûte presque rien. Un luxe interdit aux institutions.
    • Nos outils sociaux ne sont pas une amélioration pour la société moderne, elles sont un défi. De nouvelles technologies apparaissent, des choses préalablement impossibles commencent à arriver. Si un nombre suffisant de ces choses impossibles ont lieu d’un seul coup, le changement devient une révolution.
    • Prenons un exemple colaboratif comme wikipedia : si l’on considère le fonctionnement global on se rendra compte que le temp cumulé par les personnes structurant le projet de manière officielle (par exemple les créateurs du wiki mediawiki ou les hébergeurs des serveurs wikipedia) est infime par rapport au temp cumulé des contributeurs.
       Cependant on constate que les utilisateurs s’organisent entre eux puisqu’il se régulent et se corrigent.
       Toutefois ce modèle a une limite puisque désormais wikipedia possède des articles fermés dont l’édition n’est plus possible afin de ne plus avoir d’effort collectif de relecture à effectuer. L’institution reprend donc un peu de terrain.

       

      Quoiqu’il en soit, on constate évidemment que sans les NTIC, une telle entreprise humaine n’aurait pu voir le jour. Seule une une organisation d’envergure internationale et un investissement pharaonique aurait pu mener à bien ce projet.

       

      Une question en appelant une autre : serait-il possible d’utiliser ce fonctionnement pour remédier aux problèmes d’écologie et de développement durable actuels ? 

    • Ceci dit, ces coûts de coordination ne sont pas si faibles que ça dans la sphère internet. Car il ne faut pas confondre les coûts de diffusion d’une information et les coûts de coordination. Je m’explique : si je diffuse sur un blog une information, elle peut etre potentiellement lue par les millions d’internautes à bas coût, en revanche si j’essaie de créer un mouvement coordonné de ces millions d’internautes, le coût de coordination est énorme (négociation, mails envoyés, confirmations, relances, etc.). Les coûts de coordination dont parle Coase (Transaction costs) sont des coûts liés à la réalisation de quelque chose : trouver un accord, produire, décider, etc. Or le fonctionnement d’internet en “pick and go” (je prend et je pars) fait que l’information est disponible facilement mais elle n’est pas forcément aisément utilisable…
    • Shirky s’inspire d’un article écrit en 1937 dans lequel l’économiste Ronald Coase posait une question essentielle: si les marchés sont si efficaces, pourquoi nous faut-il des entreprises? Employés et ouvriers pourraient fort bien se chercher, s’associer, et revendre le fruit de leur collaboration.
    • Mais, précise-t-il dans son livre cette intervention du management entraîne «un fort facteur limitant qui est le coût du management lui-même. […] chaque fois que les coûts de transaction deviennent trop chers pour être gérés dans une seule organisation, les marchés réussissent mieux que les firmes (et, en général que les gestions centralisées).» Il y a donc un plafond à partir duquel les firmes perdent de leur efficacité économiqu
    • It is crumbling, water-stained and written in Medieval Latin, but the Magna Carta has managed to remain relevant to the cause of human rights even today, 800 years after it was scrawled on parchment and affirmed with the sticky wax seal of the English king.
  • Apr 22, 08

    Bookcamp, Paris, 1ère édition

    Quand ? When ?

    Samedi 14 juin, de 14h à 20h.

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