L'usage des outils numériques chahute la notion même d'espace public et interroge ses partages, son urbanité et son économie. A l'heure du numérique ambiant, l'espace public négocie sa "part de privatisation" : qu'y a t il à gagner et à perdre pour l'usager et les opérateurs de services urbains ?
Les informations numériques circulent en tous sens dans les réseaux de la ville d'aujourd'hui, avec un citoyen devenu à la fois émetteur et exploitant de toutes ces données. Comment les transfomer en services producteurs de richesse, en un "bien commun" pour les citoyens?
Il y a deux mois, quand Google a annoncé qu'il commencerait à rendre payante l'utilisation de ses cartes pour les plus utilisateurs, il ne se doutait probablement pas qu'Open Street Map était suffisamment mature pour offrir une alternative pertinente. Une vidéo de 2008 montre la richesse et l'enrichissement rapide des cartes OSM.
Et le premier, pour l'auteur, concerne le recours régulier aux réseaux sociaux pour favoriser le dialogue urbain avant le lancement de tous nouveaux projets. Il n'y a qu'un pas entre cette recommandation et la 5ème interpellation : la qualité d'un espace urbain se mesure à son espace public.
Vous avez développé une forte addiction à Facbook ? Le web designer Ivan Cash vous suggère une bonne résolution pour 2012 : redevenez maître de votre temps et prenez des vacances de Facebook. Pour cela, inutile d'inquiéter vos amis, il vous suffit d'installer en photo de profil l'image qu'il propose "mini vacances Facebook".
Rennes affiche des réussites insolentes pour ce qui a trait au numérique urbain mais elle ne se repose pas sur ses lauriers. L'enjeu est maintenant de dépasser une consultation, voire une concertation de quartier pour atteindre l'échelle de l'agglomération. C'est un des objectifs de Causes Communes, un site de débats qui interrogent les habitants sur des sujets d'actualités pour "créer une dynamique sur des sujets importants". Un premier pas vers un réel dialogue urbain ?
Jaimeattendre.com indique aux usagers les périodes d'affluence e fonction des lieux où ils souhaitent se rendre. D'après la start-up qui édite ce site, ce n'est pas une vaine affaire : les français passeraient en moyenne 4 mois de leur vie à faire la queue pour des services administratifs, des agences de voyage, de sites touristiques, etc.
Street Bump est une application en cours de développement, soutenue par la ville de Boston, qui s'appuie sur les capteurs des smartphones pour renseigner quasiment en temps réel la localisation des nids-de-poule. Elle s'appuie sur l'hypothèse que les citadins veulent partager des données, à condition que ce soit facile, voir que cela ne demande aucun effort.
Sous l'égide de son maire Mikael Bloomberg, NYC voit son avenir comme une plateforme de données. Ce n'est pas une question technique mais un changement de regard sur le rôle des pouvoirs publics et la place des citadins : "La ville ne doit pas vous dire quoi faire, mais doit créer un forum pour que la conversation ait lieu." Les interfaces se multiplient pour soutenir ces dialogues. Mais si l'exemple de NYC est stimulant, Hubert Guiillaud met en garde contre les inégalités qui vont se creuser entre les villes dont les moyens diffèrent considérablement, face au numérique.
Cette étude de la Caisse des dépôts parue en septembre 2011 s'intéresse au levier du numérique dans une perspective de développement économique et d'attractivité du territoire. Le positionnement et les projets de 10 métropoles européennes et internationales ont été étudiés : Amsterdam, Barcelone, Helsinki, Hong Kong, Londres, New York,
San Francisco, Séoul, Singapour et Tokyo.
La massification des TIC permet d'entrevoir un avenir urbain "smart" mais laisse planer un "mirage technologique" qui trompe certains élus. Une stratégie de ville intelligente ne doit pas déconnecter ses ambitions d'innovation d'une vision plus large d'une ville durable et vivable. Celle ci requiert une approche transversale de l'urbain et une vision prospective à moyen et long terme.
Trois termes permettent de caractériser l'expression "Big Data", le buzzword de 2012. Volume, vélocité et variété. Ces données sont massives - d'où l'incapacité des serveurs traditionnels pour les gérer -, elles forment un flux continu - l'enjeu tient alors dans la capacité des industries à faire suivre cette information d'une prise de décision rapide -, elles sont de natures extrêmement variées. Quels que soient les potentiels de ces données, l'exigence reste de savoir a priori ce qu'on veut en faire.
«Les villes intelligentes ne sont pas seulement des villes qui ont des informations sur la qualité de l'air ou le système d'eau, mais celles qui ont la capacité de traiter ces informations pour aller vers l'anticipation et la participation», explique Sylvie Spalmacin-Roma. Autre remarque pertinente : «L'important est que chacun puisse lui-même choisir s'il souhaite ou non rendre publiques ses données, et que d'autres puissent lui proposer un service intelligent pour les utiliser», explique Usman Haque.
Un appel à contribution pour une manifestation 2012 sur le NFC à Nice. Un bon scan des problématiques NFC
Désormais, les attractions majeures de la ville sont à portée des smartphones des visiteurs, quel que soit le type de plateforme mobile utilisée. Les codes QR ne sont pas de nouveaux venus dans le domaine touristique mais restent jusqu'à aujourd'hui encore mal exploités. De nouvelles innovations rendent pourtant leur utilisation plus simple et plus intéressante pour tous les acteurs du domaine.
Barcelone veut se positionner comme une des villes les plus performantes dans le domaine des applications mobiles. Pour cela, la municipalité développe un système facilitant l'accès aux services mobiles numériques pour tous les citadins en mobilité.
L'association A Wider Circle s'appuie sur une cartographie collaborative pour mettre en relation des personnes nécessiteuses et des gens qui souhaitent donner ou se débarrasser d'objets devenus inutiles.
C'est à Lyon. Il manquait à la ville numérique des panneaux directionnels communicants. C'est chose faite avec Girouette, le premier panneau mobile et autonome, directement relié à un flux di'nformations Twitter. Ce panneau géolocalise et relaie les messages envoyés à partir du réseau social, grâce à la contribution des internautes. L'idée d'information temporaire s'impose.
Nike joined the quantified self movement yesterday with the launch of its “Fuelband,” a bracelet that monitors your daily activity with a built-in accelerometer. It keeps track of the amount of time you’ve spent exercising, the number of calories you’ve burned and the steps you’ve taken, and converts your activity stats into “NikeFuel.”
Dix-sept projets, concernant en premier lieu les transports publics, ont été retenus fin décembre concernant l'appel « déploiement de services mobiles sans contact NFC ». Lancé par le gouvernement dans le cadre du programme d'investissements d'avenir, cet appel à projets, géré par la Caisse des dépôts, est doté de 20 millions d'euros qui cofinancent des projets NFC innovants portés par des agglomérations de plus de 200 000 habitants. Ces 17 projets ont été sélectionnés parmi 29 candidatures, émanant de 15 collectivités : Besançon, Bordeaux, Caen, Dijon, Grenoble (deux projets), Lille, Marseille, Mulhouse, Nice, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Paris/Ile-de-France (deux projets du Stif). Le gouvernement souhaite qu'elles recherchent des synergies afin d'encourager la mutualisation des développements et l'interopérabilité des services d'une ville à l'autre.