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    • «À l'aube de la Dépression, Henry Ford affirmait que l'assurance-chômage ne servirait qu'à perpétuer le chômage ; qui plus est, le fait d'être sans emploi n'était pas une si mauvaise chose. «Eh bien quoi, c'est bien la meilleure éducation du monde pour ces garçons que d'avoir à se déplacer comme cela un peu partout! , déclara Ford. En quelques mois de ce régime, ils acquièrent plus d'expérience qu'ils ne le feraient en plusieurs années d'école». David Olive, «Le temps des purs : les nouvelles valeurs de l'entreprise», Éditions de l'Homme, 1989, p. 75.
    • Si la publicité automobile est l’une des plus riche, elle constitue surtout l’un des plus gros budgets tous secteurs confondus. Elle est aussi au bénéfice de l’une des histoires les plus anciennes. Depuis le début du siècle, des marques comme Citroën innovent en termes publicitaires. Les campagnes VW sont devenues de véritables sagas. Dans le marché automobile contemporain, particulièrement concurrentiel, la publicité automobile doit composer avec des produits largement similaires et vise plus à construire une image qu’à informer, offrant une palette très diversifiée de stratégies publicitaires. Enfin, l’implication maximale du consommateur dans le choix de la voiture (l’achat de la voiture participe à la construction de son identité sociale ; l’achat de la voiture représente en général un investissement financier très important) pèse de tout son poids sur la création publicitaire. Conclusion : entre gros sous, créativité et innovation, le secteur automobile demeure l’un des plus passionnants.
    • L'homme entretient de lui une fausse idée qui sous la pelure avantageuse de beaux sentiments et de grandes idées, maintient férocement les dominances.
    • LE monde économique est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige, soit de manière automatique, soit - plus exceptionnellement - par l’intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l’OCDE, et des politiques qu’ils imposent : baisse du coût de la main- d’oeuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail ? Et s’il n’était, en réalité, que la mise en pratique d’une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme politique, mais une utopie qui, avec l’aide de la théorie économique dont elle se réclame, parvient à se penser comme la description scientifique du réel ?
    • Bien qu’elle se targue de privilégier les faits, la presse des Etats-Unis traite souvent l’actualité internationale comme un conte moral illustrant les bienfaits du « modèle » américain et les « archaïsmes » de ceux qui refusent de le suivre. Cette fable idéologique réserve à la France un rôle de choix. La victoire électorale de la gauche, la défense de l’exception culturelle et le refus par Paris d’emboîter le pas aux élans guerriers de Washington dans le Golfe n’ont fait que conforter cette aigreur médiatique.
    • Contrairement à ce que l'on croit il y a une opposition très importante à la crétinisation sportive. Nombreux sont les journalistes intéressés par notre critique, notamment lors du dernier Mundial de football qui fut une caricature à cet égard, et qui la diffusent peu ou prou dans les médias (la dernière en date de ces émissions de mise en accusation du sport fut "Droit de réponse" avec Polac où j'ai cartonné le sport de compétition. Bref, ce qui était nié il y a dix ans est aujourd'hui devenu une évidence de masse et cela alimente la crise du sport. La deuxième opposition est constituée par toutes les résistances au sport, celle des femmes, de nombreux intellectuels, de nombreux éducateurs qui refusent le modèle sportif. La troisième forme de remise en cause, ce sont les profs de gym et praticiens du corps, les sportifs qui se rendent compte par leur itinéraire personnel que nos critiques sont justes. Enfin, la dernière catégorie, immense, est celle de tous les " déçus dit sport", de tous ceux qui ont arrêté de faire du sport parce qu’écÅ“urés pour diverses raisons. Et cela fait beaucoup de monde qui n'est jamais pris en compte dans les statistiques parce que c'est accablant et que la vraie crise du sport est là : les athées ou mécréants du sport sont finalement plus nombreux que les croyants. Est-ce un hasard si l’on parle fréquemment en ce moment de "désertion des stades"?
  • Jul 04, 06

    Il n'y a pas qu'aux psychotropes que les français sont anesthésiés...

    • La violence symbolique n'est pas non plus simplement un moyen de supprimer l'usage de la coercition, une euphémisation heureuse des pratiques de violence physique qui réduirait globalement le niveau de violence dans la société. La "pacification des moeurs" dont parle Elias n'est pas tant une réduction de la violence et une pacification au sens de réconciliation qu'un transfert des pratiques de violence physique vers des formes de violence symbolique dont rien ne nous dit qu'elles soient une forme de "progrès", de "civilisation" comme certaines lectures rapides de l'ouvrage le laissent penser18. La violence symbolique ne conduit pas à la paix sociale et ne met pas forcément fin à la violence physique. Cette dernière est toujours vécue comme retenue, suspendue et prête à éclater. La violence symbolique redouble donc souvent la violence physique. Parfois, rarement, les dynamiques d'interdépendances sociales favorisent le registre de la violence symbolique par le biais de l'auto-contrainte, moins directement visible et poussent certes à une raréfaction du registre de la violence physique mais le plus souvent il n'y a que superposition et combinaison des registres. Si le processus d'interdépendance sociale ne se développe pas, la violence physique reste quasiment au même niveau alors même que la violence symbolique s'accroit. La trajectoire historique occidentale reste donc à cet égard exceptionnelle.
    • Les militaires de Tazmamart Cinquante huit militaires qui avaient participé à un attentat contre le roi et qui avaient été jugés et condamnés, pour la plupart, à des peines allant de 3 ans à 10 ans de prison, ont été transférés de la prison centrale de Kénitra au centre secret de Tazmamart, dans les contreforts de l'atlas. Ce centre avait été spécialement construit pour eux. Les cinquante huit cellules n'avaient ni fenêtre, ni éclairage, suffocantes l'été et glaciales l'hiver. Pendant 18 ans, ils ne sont jamais sortis de leurs cellules, n'ont jamais vu le soleil et n'ont jamais reçu aucun soin médical. Deux ans après leur arrivée à Tazmamart, deux d'entre eux terminèrent de purger leur peine. Voyant qu'ils n'étaient pas libérés, comme ils s'y attendaient, l'un d'eux se plaignit au gardien : "Tu en avais pour combien ?" il répondit "Trois ans". Le gardien rétorque : "Ne dis pas trois ans, dis la perpétuité". Vingt huit prisonniers moururent à Tazmamart. Seuls trente d'entre eux furent libérés en 1991.
    • Pour comprendre l’antisémitisme, il faut tout à la fois le considérer comme un cas particulier de racisme et saisir ce qui le distingue des autres sortes de racisme : il faut donc faire l’histoire de cette conjonction, montrer par quels cheminements l’antijudaïsme antique et médiéval est devenu, dans les temps modernes, la forme prototypique, formidablement vivace, formidablement mortifère, du racisme intra-européen. Celui-ci ne peut à son tour être déconnecté du racisme, qui informe la façon dont l’Europe (avec ses prolongements) a perçu et traité ce qui lui est extérieur. La tâche de l’historien est aussi de montrer l’autre face du processus : en excluant l’autre, en l’enfermant dans la définition qu’il lui impose, l’ego européen est amené à se construire lui-même, à faire son propre portrait, à inventer la mythologie de ses origines.
  • Aug 19, 09

    "Si vous les hommes blancs, n'étiez jamais venu ici, ce pays serait encore tel qu'il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l'avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l'était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous aussi l'étions avant votre arrivée. Vous nous avez traité de sauvages, vous nous avez appellé barbares, non civilisés. Mais nous étions seulement LIBRES !!" - Léon Shenandoah, chef indien iroquois.

  • Sep 14, 09

    On assiste en France depuis quelques années à la diffusion de nouvelles informations sur les substances psychoactives. Celles-ci viennent se confronter aux représentations pré-existantes dans le champ social et entraînent des débats qui s’articulent principalement autour de la dangerosité des différentes substances et des politiques publiques à leur égard (sanitaire, juridique).

  • May 08, 11

    L'archive ouverte HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société) se présente comme une bibliothèque numérique recevant et diffusant les productions intellectuelles de la Recherche dans les disciplines des SHS.

  • Jun 01, 11

    Le nombre de Dunbar est le nombre d'amis avec lesquels une personne peut entretenir une relation stable à un moment donné de sa vie. Cette limite est inhérente à la taille de notre néocortex. Elle est estimée par Robin Dunbar à 148 personnes, et une valeur admise en pratique est de 150 personnes.
    Ce nombre provient d’une étude publiée en 1993 par l’anthropologue britannique Robin Dunbar. Dans cette étude, le chercheur analyse la taille du néocortex de différents primates et la compare au nombre d'individus de leurs groupes respectifs. Il a ainsi extrapolé ses résultats pour déterminer un nombre maximum pour la taille d’un groupe d'humains. Théoriquement ce nombre ne devrait donc pas dépasser 150 individus.
    Au-dessus de ce nombre, la confiance mutuelle et la communication ne suffisent plus à assurer le fonctionnement du groupe. Il faut ensuite passer à une hiérarchie plus importante, avec une structure et des règles importantes (on le voit par exemple à l'échelle d'un pays et de son gouvernement).
    Dunbar indique que le langage qu’on a développé joue un rôle important dans notre capacité à entretenir des liens avec environ 150 personnes. En effet, le fait de pouvoir parler à plusieurs individus simultanément permet d’avoir des rapports efficaces entre nous. Sans cet outil, on passerait la moitié de notre temps à entretenir nos relations.

  • Jun 23, 11

    Depuis le début des années 1970, le ministère de la Culture et de la Communication réalise régulièrement l’enquête Pratiques culturelles qui est devenue au fil du temps le principal instrument de suivi des comportements des Français dans le domaine de la culture et des médias.

  • Sep 07, 11

    Le but de ce carnet est de contribuer modestement à l’écriture d’une histoire culturelle moderne et contemporaine de la Corse à travers l’utilisation de fonds variés (iconographie, films, photographie…) personnels ou institutionnels. Notre volonté est de communiquer avec d’autres chercheurs sur ces questions « d’image » et « d’imaginaire ».

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