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Scheiro Deligne's List: Philosophie

    • Qu’est-ce que la philosophie ? Comment l’enseigner ? Michel Onfray, avec son université populaire, entend répondre à un « besoin de sens » qu’il ressent chez ses participants (plus de six cents à chacune de ses conférences). Je voudrais, comme je le faisais dans l’article sur le saint hystérique, démonter quelque peu les discours sous-jacents de Michel Onfray afin de montrer que sa démarche, pour toute révolutionnaire ou traditionnelle (au sens de la philosophie de l’agora grecque) qu’elle puisse apparaître, n’en est pas un formidable outil de pouvoir et de manipulation, très inclus dans la société française et ses poncifs.
    • Une bonne part de la seconde philosophie de Wittgenstein consiste à démonter ce que Jacques Bouveresse, le grand commentateur français de Wittgenstein, a appelé le “ mythe de l’intériorité ” qui veut que la signification des mots soit à chaque fois insufflée par les locuteurs à l’aide d’actes de pensée, de vouloir-dire, ou d’intentions de signification internes et personnelles, incommunicables.
    • «Les soupçons engendrés par la psychanalyse, la sociologie et la politique, écrit Lévinas4, pèsent sur l’identité humaine de sorte que l’on ne sait jamais à qui on affaire quand on bâtit ses idées à partir du fait humain. Mais on n’a pas besoin de ce savoir dans la relation où l’autre est le prochain et où avant d’être individuation du genre homme, ou animal raisonnable, ou volonté libre, ou essence quelle qu’elle soit, il est le persécuté dont je suis responsable… » La philosophie d’Emmanuel Lévinas nous montre en quoi la question de l’être de l’homme est avant tout une question éthique.
    • Le succès du libéralisme sera expliqué d'une façon qui, à première vue, n'a rien de particulièrement original: l'aptitude du libéralisme à favoriser le développement des richesses, au sens où on l'entend depuis Adam Smith, se verra simplement combinée au fait que les applications de la science physique ont contribué fortement à l'enrichissement des pays qui ont adopté un régime libéral. Ce que Fukuyama ajoutera à ces considérations plutôt banales, c'est l'idée que se développe une sorte de «mécanisme» — c'est le terme qu'il privilégie lui-même — du fait de la conjugaison de ces facteurs. Le libéralisme favorise le développement des richesses qui, à son tour, favorise la recherche scientifique et ses applications, lesquelles permettent d'accroître à nouveau la richesse. Le désir suscité par le mode de vie que rend possible de telles richesses contribuera ensuite puissamment à la diffusion des régimes économiques qui rendent possibles leur production ou leur acquisition. Qui plus est, les gouvernements récalcitrants pourraient difficilement résister bien longtemps à l'attraction de ce modèle économique car, pour le faire avec autorité, ils devraient se doter d'une puissance militaire à la hauteur de leur prétention à l'autonomie; or, avec la croissance rapide de la sophistication des armements, il devient de plus en plus difficile de disposer de la richesse requise pour s'armer efficacement sans accepter les règles du libéralisme économique. C'est ainsi, selon Fukuyama, que ce «mécanisme» entraînerait petit à petit la mondialisation du modèle économique libéral dont le succès garantirait d'ailleurs la diffusion rapide et la relative stabilités.»
    • Steiner fait siens les jugements de son collègue italien Perlini: «Ce sont les faits et non l’Homme qui règlent le cours de l’histoire.[...] le vieil obscurantisme du dogme religieux et du système de castes a cédé la place à celui, plus tyrannique encore, de la vérité scientifique et rationnelle. "La réalité l’emporte sur l’idéologie", écrit Perlini, pour qui le mythe du témoignage scientifique, objectif et vérifiable, a tari les sources, essentiellement désordonnées, de la conscience humaine. "Au nom de l’expérience, elle-même réduite à une simple fiction, la capacité d’invention subjective et personnelle de l’Homme est condamnée comme fantasme vide"» (ibid. p. 154; Perlini, Autocritica della ragione illuministica, in Ideologie 9/10, 1969).
  • Aug 19, 09

    Comment Marx et Nietzsche ont évincé leur collègue Max Stirner et pourquoi il leur a pourtant survécu par Bernd A. Laska

  • Sep 07, 09

    Dans la nouvelle de Borgès, La Demeure d’Astérion, le Minotaure, dont c’est le nom, décrit son labyrinthe : entrelacement de salles et de galeries où chacun se perd. L’enchevêtrement du réseau Internet évoque un tel dédale, tout comme l’intrication complexe des idées politiques, philosophiques, scientifiques. On peut s’égarer dans l’un et l’autre ; mais on peut aussi détenir, ou fabriquer, le fil qui permet de trouver son chemin. Ce fil d’Ariane, que nous entendons dérouler, est celui de l’analyse et de la démonstration rationnelle, suivant les méthodes rigoureuses de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des idées, de l’archéologie des savoirs et des pratiques, et de la philologie politique.

  • Oct 26, 09

    "Jamais l'esprit ne donne congé à la lettre qui le révèle. Bien au contraire, l'esprit éveille dans la lettre de nouvelles possibilités de suggestion."\n\nLevinas, Quatre lectures talmudiques

  • Dec 05, 09

    Il s'agit d'en discerner la pertinence, la validité, d'en assumer les faiblesses et de la renforcer pour qu'elle se développe.\nLa confrontation avec de multiples approches critiques est un choix délibéré, parce qu'aucune démarche ne peut assumer seule la totalité de la critique ou proposer un système complet et clos.\nLa société évolue, le capitalisme se modifie. La domination, l'exploitation se déploient selon de nouveaux modes.

  • Dec 14, 09

    Durant trois ans, Jacques Dufresne a été subventionné par Le Fonds de l'autoroute de l'information pour réfléchir sur les différents aspects des inforoutes.

  • Jan 16, 10

    Avital Ronell pose les questions de l'importance ontologique et culturelle de la drogue et de la culture comme drogue par excellence. Effets intenses mais brefs.

  • Jan 21, 10

    L’Equipe d’accueil Rationalités contemporaines (EA 3559), dirigée par le Professeur Alain Renaut, est composée de trois groupes de recherche. L’un, dirigé par le Professeur Daniel Andler, étudie les figures de la rationalité en philosophie des sciences et de la connaissance. L’autre, dirigé par le Professeur Alain Renaut, se consacre aux thématiques issues de la philosophie politique et de l’éthique. Depuis septembre 2004, s’y est intégré l’Observatoire Européen des Politiques Universitaires (OEPU), fondé et dirigé par le Professeur Alain Renaut.

  • Feb 17, 10

    Tous les numéros de Rue Descartes, depuis le premier numéro de 2001 au dernier numéro paru, sont disponibles en ligne en texte intégral sur CAIRN L'accès est libre pour les sommaires, résumés et plans d'articles. La totalité des articles d'un numéro sont en accès libre 5 ans après publication. http://www.cairn.info/revue-rue-descartes.htm

  • May 10, 11

    La grande hantise qui a obsédé le XIX' siècle a été, on le sait, l'histoire thèmes du développement et de l'arrêt, thèmes de la crise et du cycle, thèmes de l'accumulation du passé, grande surcharge des morts, refroidissement menaçant du monde. C'est dans le second principe de thermodynamique que le XIXe siècle a trouvé l'essentiel de ses ressources mythologiques. L'époque actuelle serait peut-être plutôt l'époque de l'espace. Nous sommes à l'époque du simultané, nous sommes à l'époque de la juxtaposition, à l'époque du proche et du ,lointain, du côte à côte, du dispersé.

  • May 18, 11

    « Devons-nous vouloir dire ce que nous disons ? ». Question déroutante au premier abord. Il ne s’agit plus ici de questionner le « sens », dans son rapport canonique à la référence mais envisager une autre dimension de ce que l’on dit, à savoir « son vouloir ». Mais Que peut-on entendre par « le vouloir » d’un dire ? Est-ce seulement sa capacité à suggérer (indiquer) quelque chose qui n’est pas énoncé explicitement dans ce que j’ai dit ? Dépend-il simplement l’intention (le « vœu » du locuteur)? Sur quels chemins nous mène cette recherche sur ce que nous voulons dire, et quelle nuance apporte la question de savoir si nous devons ou non « vouloir dire ce que nous disons » ?

  • Jun 26, 11

    Excellent site ! Auteurs classiques grecs et latins

  • Jul 22, 11

    Vidéos d’archives exclusives « Philosophie et morale, entretien avec Michel Henry », en lien avec le dernier numéro « Michel Henry, une autre voie pour la phénoménologie »

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