"L'OMS souligne le manque d'investissements dans les soins de santé mentale au niveau mondial
Genève - Une personne sur quatre aura besoin de soins de santé mentale à un moment ou à un autre de sa vie, mais la plupart des pays ne consacrent que 2% des ressources du secteur de la santé aux services de santé mentale. "
Cette recommandation de bonne pratique a pour objectif d'améliorer le repérage des troubles et le diagnostic des TED chez l'adulte, quelle que soit sa situation : personne vivant à domicile accompagnée ou non par un service, personne accueillie ou hébergée dans un établissement médico-social, personne accueillie et/ou hébergée dans un service ou un établissement sanitaire. Le repérage passe par l'amélioration des connaissances des professionnels, quelle que soit leur qualification et leur lieu de pratique (sanitaire, médico-social ou social). Le but est d'offrir, sur la base d'un diagnostic fiable et d'une évaluation personnalisée, des aides et des services spécifiques à toutes les personnes adultes concernées par l'autisme et autres TED. "
La santé mentale figure aujourd'hui parmi les préoccupations majeures des politiques de santé publique. En France, le plan « Psychiatrie et Santé mentale 2005-2008 » (PPSM) a poursuivi l’objectif de «donner à la psychiatrie un nouveau souffle au service des usagers et des acteurs ». Il insiste sur la nécessaire continuité entre les prises en charge sanitaire, médico-sociale et sociale des personnes présentant des troubles psychiatriques. Il est articulé autour de cinq axes, comprenant 210 mesures.
Compte tenu de l’intérêt et la sensibilité du sujet, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) s’est engagé dans une évaluation du plan en lien avec la Cour des comptes. Le rapport principal élaboré par un comité d’évaluation entre septembre 2010 et octobre 2011 présente les résultats d’un travail fondé sur une analyse documentaire, des auditions, deux études adhoc (dont les rapports sont également mis en ligne ci-dessous) et une conférence évaluative. Il fait un état des lieux des réalisations, approfondit, pour huit thématiques ciblées, les résultats et le degré d’atteinte des objectifs ainsi que leur impact.
Bien qu’il y ait 11 000 morts par suicide en France et environ 200 000 tentatives, soit presque trois fois plus que sur la route, la prévention et l’information du grand public sur ce thème, restent les parents pauvres des politiques menées, comme nous l’explique le Pr Philippe Courtet.
ON ENTEND SOUVENT parler du suicide à partir de situations rares et surmédiatisées, comme le suicide au travail par exemple. Et de fait, ces dernières années, quelques suicides qui se sont déroulés sur le lieu de travail ont pu faire croire à un lien direct de cause à effet entre le mal-être au sein de l’entreprise et le passage à l’acte. Mais pour le Pr Courtet, il ne faut pas se tromper de débat…"
En trente ans, le nombre de lits d'hospitalisation complète en psychiatrie a chuté de plus d'un tiers.
De bonnes idées de départ mais des progrès très insuffisants et une organisation psychiatrique encore défaillante en France. Dans un rapport rendu public mardi 20 décembre, la Cour des comptes dresse un bilan mitigé des effets du plan "Psychiatrie et santé mentale" (2005-2010). "La prise en charge doit se centrer sur les besoins du patient, mais elle est encore et toujours calée sur l'offre de soins existante", explique t-on à la juridiction financière."
"L'organisation des soins psychiatriques
Publications
Décembre 2011 - L'organisation des soins psychiatriques
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_public_thematique_psychiatrie.pdf
En savoir plus
Communiqués de presse
Décembre 2011 - L'organisation des soins psychiatriques
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Communiques/CP_CourDesComptes_RPTPsychiatrie.pdf
Allocutions
Décembre 2011 - L'organisation des soins psychiatriques
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Allocutions/Discours_oganisation_soins_psychiatriques.pdf
Synthèses
Décembre 2011 - L'organisation des soins psychiatriques"
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Syntheses/Synthese_rapport_public_thematique_psychiatrie.pdf
Après l’évaluation du premier plan santé mentale (2005-2008) publié fin novembre par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), la Cour des comptes a présenté mardi son rapport thématique sur les effets de ce plan en matière d’organisation des soins psychiatriques.
Si des progrès ont été concrétisés grâce au premier plan santé mentale, « ils n’ont pas été assez étendus pour modifier significativement l’état des lieux que le plan lui-même avait lucidement dressé en 2005, marqué par l’insuffisance persistante de structures alternatives à l’hospitalisation en amont, comme en aval », résume Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes."
Le Baromètre santé 2010 de l’Inpes, dont le terrain (collecte des données auprès des populations observées) s’est déroulé entre octobre 2009 et juillet 2010 en France métropolitaine, est une enquête abordant plus de vingt-cinq thématiques de santé auprès de 27 653 personnes. Ses données concernant le suicide paraissent le 13 décembre 2011 dans le numéro thématique du Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’InVS n°47-48, Suicide et tentatives de suicide : état des lieux en France.
Le suicide fait plus de 10 000 victimes par an dans notre pays et chaque année, 200 000 personnes tentent de mettre fin à leurs jours. Presque un décès sur cinquante est un suicide, ce qui en fait aujourd’hui la première cause de mortalité des 25-34 ans et la seconde chez les 15-24 ans. Si les tentatives de suicide touchent davantage les femmes, les victimes (tentatives « réussies ») sont majoritairement des hommes. Par ailleurs, certaines catégories de population (personnes âgées ou handicapées, jeunes adultes, détenus) sont plus concernées que les autres.
Conformément à son programme de travail adopté en Assemblée plénière le 16.12.11, dans l’attente d’une saisine officielle sur le projet de plan psychiatrie et santé mentale, finalement faite en date du 12.01.12, la C.N.S. a décidé de constituer un groupe de travail pour entamer les travaux dans l’optique de rédiger un avis relatif à ce projet de plan."
Dans le douloureux casse-tête qu'est le traitement de l'autisme, la hache de guerre contre la psychanalyse est à nouveau déterrée. Et ceux qui la brandissent ne sont plus seulement des associations de parents militants.
La Haute Autorité de santé (HAS), qui doit rendre publiques, le 6 mars prochain, des recommandations très attendues de bonnes pratiques sur l'autisme chez l'enfant et l'adolescent, s'apprête à classer cette approche thérapeutique au rayon des "interventions globales non recommandées ou non consensuelles". Plus qu'un désaveu : une condamnation."
Les origines de l'autisme, désignée Grande cause nationale 2012, restent mal connues. Des mutations génétiques perturbant la communication entre les neurones seraient directement impliquées dans la maladie selon une étude publiée par un consortium international de chercheurs le 9 février 2012 dans la revue PLoS Genetics. Des résultats qui confirment l'origine neurobiologique des troubles du spectre autistique. "