"Prévention du risque infectieux dans les prisons françaises. L'inventaire ANRS-PRI2DE, 2009
Résumé
Introduction - En France, la prévention du risque infectieux en prison est encadrée par deux textes émanant conjointement des ministères en charge de la Justice et de la Santé : une circulaire de 1996 et un guide méthodologique actualisé en 2004. L'objectif de cette étude est d'estimer le risque infectieux dans les prisons françaises au moyen d'une évaluation de l'accessibilité des mesures de prévention préconisées dans ces textes.
Matériel-méthodes - Un questionnaire a été adressé à chaque responsable d'unité médicale de l'ensemble des prisons françaises en novembre 2009.
Résultats - Soixante-six pour cent des établissements ont répondu, couvrant 74% de la population incarcérée. Un faible niveau d'accessibilité aux mesures de prévention a été globalement constaté, plus particulièrement pour l'eau de Javel, les traitements de substitution aux opiacés, les préservatifs, la prophylaxie post-exposition pour le VIH et le coiffage. Le calcul d'un score d'observance aux recommandations nationales mais également internationales a permis d'objectiver ce décalage entre les recommandations et les pratiques.
Conclusion - Le dispositif français de prévention du risque infectieux en prison, déjà limité réglementairement comparativement à celui existant en milieu libre, est insuffisamment déployé. Le risque infectieux y est élevé et la redéfinition d'une politique de soins et de prévention en détention apparaît indispensable. Il serait également souhaitable que des moyens permettant d'étoffer et former les équipes de soins, ainsi que les autres intervenants en détention, soient alloués."
L'Observatoire parisien de l'insertion et de la lutte contre l'exclusion a souhaité se doter d'un outil de mesure de la situation sociale. Deux indices synthétiques ont été testés : l'IDH-2 rend compte des disparités territoriales et l'ISS mesure l'évolution annuelle de la situation sociale
MARSALA Vincent , PAUTRAT Catherine ,
FRANCE. Inspection générale des affaires sociales; FRANCE. Inspection générale des services judiciaires
Paris ; Inspection générale des affaires sociales
L'Inspection générale des affaires sociales et l'Inspection générale des services judiciaires ont été saisies d'une demande de mission conjointe sur la place effective des Unités Hospitalières Sécurisées Inter régionales (UHSI) dans le recours aux soins des personnes détenues, leur complémentarité avec les autres structures d'hospitalisation des personnes détenues et l'évolution éventuelle à prévoir du dispositif actuel. Le présent rapport rappelle tout d'abord la réforme introduite par la loi du 18 janvier 1994, décrit le dispositif d'hospitalisation des personnes détenues mis en place par le niveau national puis dresse un bilan de celui-ci. Enfin, ce rapport fait des préconisations visant à adapter ce dispositif et améliorer son fonctionnement dans un souci de meilleure réponse aux besoins des personnes détenues, et de plus grande efficience. "
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacre son numéro de cette semaine à la santé et au recours aux soins des
migrants. Les résultats font ressortir un moins bon état de santé que la population non migrante, l’importance des pathologies mentales et la situation particulièrement exposée des femmes."
La population carcérale en France a atteint un nouveau record. Avec 65 699 détenus au 1er février 2012, elle enregistre une hausse de 6,4 % sur un an (61 771 au 1er février 2011), selon des chiffres officiels publiés vendredi 17 février par l'administration pénitentiaire. Le précédent record datait de décembre 2011 (65 262 détenus)."