Dette publique et marge de manoeuvre des autorités US - La déflation arrive !
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La dette de l'état US se monte aujourd'hui à 9 700 milliards de $, soit environ 65% du PIB US. Ce ratio n'a rien d'extraordinaire, et il est
comparable à celui de beaucoup d'autres pays développés -
près de la moitié de cette dette
est détenue...par l'état lui même, plus précisément par des fonds de garantie des retraites qui ont accumulé des réserves sous forme de bons du trésor.
La dette nette réelle (ce que l'état US doit aux acteurs économiques extérieurs à lui) s'élève à seulement 38% du PIB en
2008, ce qui fait de l'état US un des états les moins endettés des pays développés -
Ce faible niveau actuel de la dette publique US explique l'excellente résistance des bons du trésor depuis le début de la crise, et le niveau très bas des
taux d'intérêt que les détenteurs de ces bons sont prêts à obtenir -
Contrairement à ce que l'on peut lire ici et là, les autorités US ne sont pas en train de « racheter » ou « monétiser » toutes les mauvaises dettes du système
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Dans le contexte actuel, ce que les autorités cherchent à éviter à tout prix est une hausse des taux longs, car cette hausse
précipiterait l'implosion de la bulle de crédit privé qui est le problème principal. -
Leur refus (jusqu'ici) d'engager les fonds publics pour sauver Lehman est révélateur : les autorités se disent logiquement
« nous ne pouvons pas griller nos munitions trop vite, parce que d'autres problèmes plus graves vont arriver et nécessiteront notre intervention » -
1) En raison de cette contrainte sur les taux longs, et de la marge de manoeuvre dont elles disposent, les autorités US pourront sans doute venir en aide aux
banques les plus essentielles du système, mais elles le feront au compte-gouttes, sans pouvoir faire de plans de relance économique ayant un impact significatif (sur le long terme) face à la
contraction du crédit (qui représente, rappelons le, la fin d'une expansion du crédit de 4000 milliards par an) : l'épisode de récession forte / déflation
aura bien lieu.
2) Il pourrait arriver un moment où la contrainte sur les taux longs disparaîtra...Tout simplement parce que l'implosion de la bulle de crédit et
la récession seront déjà à leur maximum d'intensité et que les autorités se diront alors « nous n'avons plus rien à perdre ».
A ce moment, et seulement à ce moment, il est tout à fait possible, et même assez probable (cela dépendra des choix politiques effectués alors) que le gouvernement
laisse complètement filer le déficit public et la confiance dans la monnaie pour effacer par l'inflation ce qu'il reste de dette en excès.
L'OCDE plaide pour un moratoire sur les agrocarburants
Dans un rapport rendu public le 16 juillet par l'OCDE, l'économiste Martin von Lampe spécialisé en agriculture, souligne l'inefficacité des politiques de soutien aux agrocarburants et invite les gouvernements à favoriser les économies d'énergie.
Tags: article, agriculture, agrocarburant, énergie, environnement, alimentation on 2008-07-17 -All Annotations (0) -About
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L'étude menée par l'économiste Martin von Lampe met en lumière le coût élevé et le manque d'efficacité environnementale de ces investissements. Les résultats escomptés sont loin d'être au rendez-vous.
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Aujourd'hui, les Etats-Unis sont les premiers producteurs de bioéthanol, avec 48% de la production mondiale en 2007, devant le Brésil (31%)
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Pour l'OCDE, les aides publiques consenties par les pays du Nord (Union européenne, États-Unis, Canada) avoisinaient les 11 milliards de dollars en 2006 et devraient atteindre 25 milliards de dollars, soit 15 milliards d'euros, à moyen terme d'ici 2017.
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les 11 milliards de dollars d'aide publique ne permettent pas aujourd'hui de réduire les émissions de GES liées aux transports de plus de 1 %…
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selon l'OCDE, si l'éthanol produit à partir de canne à sucre, comme au Brésil, réduit généralement les émissions de GES d'au moins 80% par rapport aux carburants fossiles, les biocarburants produits à base de blé, betterave à sucre, huiles végétales, ou maïs comme aux Etats-Unis, en Europe et au Canada, n'occasionnent eux des réductions de GES que de 30% à 60%.
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Afin d'améliorer ces résultats environnementaux, l'OCDE recommande aux Etats de se focaliser davantage sur la recherche sur les économies d'énergie.
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tefan Tangermann, le directeur pour l'agriculture et les échanges de l'OCDE, n'y va pas par quatre chemins : Il serait très sensé d'avoir un moratoire, les programmes actuels devraient tous être reconsidérés.
Hommage à Nicholas Georgescu-Roegen Part 1 / 7
Jacques Grinevald, ami et ancien collaborateur de Nicholas Georgescu-Roegen, était de passage à Paris. Une belle opportunité pour faire un petit film avec lui, afin qu'il nous parle du père de la Décroissance !
Tags: décroissance, science, économie, vidéo on 2008-06-28 -All Annotations (0) -About
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Planète sans Visa » Faire confiance au paysan (un rêve)
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Il y a en effet, une relation inversement proportionnelle entre la taille des fermes et la quantité produite à l’hectare. Plus elles sont petites, plus le rendement est grand.
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Pour certains chercheurs, c’est le résultat d’un problème statistique : les sols fertiles supportent des populations plus importantes que les sols pauvres, la taille des fermes étant une conséquence de la fertilité et non pas l’inverse. Des études complémentaires, cependant, ont montré que le rapport taille/efficacité se maintenait à travers une région de terres fertiles. De plus, ce rapport subsiste même dans des pays comme le Brésil où les grands propriétaires fonciers ont confisqué les meilleures terres
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Au début de la Révolution Verte, ce rapport taille/rendement semblait inversé : les exploitations plus grandes ayant accès au crédit pouvaient investir dans de nouvelles variétés et augmenter leur rendements. Mais lorsque les nouvelles variétés se sont répandues chez les petits paysans, le rapport rendement/petitesse de la ferme a été de nouveau confirmé [6].
Biodiversité : le piège des mesures compensatoires | AgoraVox
Depuis 1976, la loi sur la protection de la nature impose aux maîtres d’ouvrage d’éviter en premier lieu que leurs projets aient un impact négatif sur l’environnement, puis de réduire les impacts non évités, et enfin de compenser les impacts résiduels.
Tags: article, biodiversité, compensation on 2008-06-19 -All Annotations (0) -About
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pour compenser il faut pouvoir évaluer ce qui sera détruit. On accepte alors implicitement que les habitats et les espèces détruites soient remplaçables. Etrangement, cette approche occulte donc les possibilités d’une valorisation de la nature autre que quantitative (nombre d’espèces, d’hectares d’habitats détruits)
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La méthodologie d’évaluation utilisée est d’un simplisme consternant, reposant uniquement sur un classement des espèces découvertes sur un site en fonction de leur statut réglementaire et de leur statut de conservation au regard des annexes de différentes directives européennes et listes nationales. Mais l’approche ne prend aucunement en compte l’environnement du site concerné, sa valeur biologique globale, son contexte biogéographique, sa connectivité locale et régionale, sa valeur esthétique, culturelle ou encore sa valeur en tant que potentiel d’évolution.
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Concernant les propositions de compensation, la réalité de terrain nous montre que les mesures proposées sont, pour les sites à plus grands enjeux, irréalisables en raison de l’insuffisance de territoires pouvant être acquis.
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Au niveau national, la logique est malheureusement lancée avec la création récente d’une filiale Biodiversité de la Caisse des dépôts et consignations, la « CDC-biodiversité », élaborée sur les principes très libéraux des « mitigation banking » américains. Aux Etats-Unis, ce système est loin d’avoir fait ses preuves (engagements de compensation sans suite, échec des restaurations d’habitats, absence de protection réglementaire suffisante des terrains cautions, etc…)
PHP5 : La gestion avancée des dates
Depuis PHP 5.1, la gestion des dates en PHP a profondément changé. Certaines fonctions ont été réécrites, la gestion interne des dates s'est agrandie et elle est devenue indépendante de l'OS sous-jascent.
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si on veut aller plus loin avec les calculs sur les dates, je conseille le composant
Zend_Date, du
Zend Framework
Le rapport Cohen-Tanugi : un document stratégique important (I) | Raoul Marc Jennar
Le rapport Cohen-Tanugi constitue la principale source d’inspiration du programme de la présidence française qui sera présenté au Parlement européen sous peu.
Tags: politique, économie, rapport, analyse on 2008-06-06 -All Annotations (0) -About
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rapport Cohen-Tanugi constitue la principale source d’inspiration du programme de la présidence française qui sera présenté au Parlement européen sous peu
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débute par une tentative de bilan de la « Stratégie de Lisbonne » adoptée en 2000
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cette « Stratégie de Lisbonne ». Elle proposait, dit le rapport, « un agenda consensuel d’adaptation des économies européennes aux défis de la mondialisation » en oubliant d’indiquer que, dans le même temps, dans des enceintes internationales comme l’OMC, l’Union européenne n’a jamais cessé d’être un acteur décisif de cette mondialisation.
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Les défaillances en termes de croissance, d’emploi, de recherche sont attribuées à un manque de libéralisation des marchés.
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selon l’auteur, il existe une corrélation entre le degré de concurrence sur un marché donné, la baisse des prix et la vigueur du processus d’innovation.
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Ainsi, par exemple, difficile de promouvoir une politique publique d’aide à l’innovation, car elle reposerait sur « la reconnaissance d’une défaillance des marchés ».
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« la thèse de l’incompatibilité entre compétitivité économique et standards sociaux élevés doit en tout état de cause être rejetée pour des raisons de principe.» Voilà, c’est simple. Il faut obéir au dogme.
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Le Pacte de stabilité vise à protéger les générations futures du poids de la charge de la dette. Une dette dont on oublie toujours de rappeler qu’elle a été créée suite à la décision d’interdire aux pouvoirs publics d’emprunter (à faible taux) auprès de la BCE ou des banques centrales nationales.
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abandonnant le « welfare » au profit du « workfare », ce qui revient en fait à abandonner la protection sociale.
decroissance.info - Célébration du réveil
Ce Manifeste a été souscrit le 5 décembre 2007 par des participants au colloque La convivencialidad en la era de los sistemas, organisé à Cuernavaca (Mexique) en l’honneur d’Ivan Illich à l’occasion du cinquième anniversaire de sa mort.
Tags: décroissance, illich, manifeste, politique, avenir, alternatif, mexique on 2008-05-25 -All Annotations (0) -About
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les rêves brisés se sont transformés en cauchemars : rêves d’industrialisation, d’urbanisation, de croissance économique, de développement, de progrès. Les rêves de l’American way of life et du capitalisme, mais aussi du socialisme ne sont plus que ruines
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On trouve encore dans bien des villes des initiatives qui tissent des liens d’entraide. Des peuples entiers sont encore enracinés dans leurs traditions
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Ces espaces peuvent aujourd’hui servir de refuge aux déçus de la modernité en remplaçant les espaces impersonnels et abstraits des villes modernes par des aires communautaires
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Solidement ancrés dans la dignité de leurs espaces propres, ils créent des chaînes de confiance et de solidarité et nouent des liens avec d’autres poches de résistances.
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Les crises ont des effets dramatiques sur la vie quotidienne mais elles peuvent aussi marquer l’aube d’une libération révolutionnaire, en permettant de s’affranchir des instances qui brident les libertés
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En remettant la politique et l’éthique, auxquelles l’activité économique doit être soumise, au centre de la vie sociale on remplacera l’obsession de la croissance économique par une société conviviale qui garantira à chacun le libre accès aux outils de la communauté dans le respect de la liberté des autres
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Un principe de suffisance - assez, mais jamais trop - doit prendre la relève de l’idéologie du toujours plus
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Recouvrer le sens des limites naturelles et sociales permet de contrecarrer les échelles surdimensionnées des nations et des marchés internationaux, en construisant des réseaux interconnectés de digues protégeant des domaines vernaculaires, où pourront fleurir des échanges locaux autosuffisants.
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Au lieu d’attendre et de croire aux mirages, nous nous mettons en mouvement, nous déconnectant peu à peu des sytèmes aliénants qui nous mutilent pour construire librement un nouveau monde qui contienne les nombreux mondes que nous sommes.
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Le temps est venu de célébrer notre capacité de donner à notre réalité d’aujourd’hui la forme d’un devenir, bien ancrée dans un passé qui reste source d’inspiration.
La tentation de la dictature verte
Nos démocraties sont-elles trop lentes, trop éprises de liberté et trop myopes pour adopter les mesures nécessaires afin de sauver la planète ?
Tags: crise, environnement, démocratie, dictature on 2008-05-25 -All Annotations (0) -About
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Nos démocraties sont-elles trop lentes, trop éprises de liberté et trop myopes pour adopter les mesures nécessaires afin de sauver la planète?
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La démocratie, par son «indécision» chronique, a prouvé son incapacité à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la crise écologique en général et les changements climatiques en particulier.
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Disons que vous êtes un patient aux soins intensifs; souhaitez-vous que toutes les décisions qui vous concernent soient prises par un expert en médecine ou par une commission démocratique?
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Hubert Reeves écrit que, comme disait Churchill, la démocratie est le «pire système à l'exception de tous les autres», «mais face aux problèmes contemporains, elle a le grave défaut d'être assignée à penser à court terme, c'est-à-dire à l'échelle des mandats électoraux»
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Sur le plan de la logique politicienne, agir en environnement «n'a aucun sens». Ça revient à «dépenser énormément», à en subir le prix politique, puis à laisser «d'autres politiciens, dans 15 ans», recueillir les fruits.
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Le «gouvernement représentatif» obéit à des «principes» et à des «procédures» qui font en sorte que seuls les lobbys comptent. «Or l'"avenir" n'est représenté par aucun groupement, il n'est pas une force [...]. Ce qui n'existe pas n'a pas de lobby et ceux qui ne sont pas encore nés sont sans pouvoir», écrivait Jonas en 1979
Il n'y a pas d'alternative ! - Jean Zin
Alors que les menaces écologiques se font de plus en plus pressantes, on peut s'étonner du léger des solutions qu'on prétend y apporter, pas du tout à la hauteur des enjeux et sans une véritable vision globale.
Tags: réflexion, avenir, économie, politique, alternatif on 2008-05-25 -All Annotations (0) -About
in list: Réflexion sur l'avenir
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Au lieu d'une écologie-politique collective et réaliste, on nous vend plutôt habituellement une écologie individualiste et moralisante
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construire un autre plus adapté à notre temps, combinant une inévitable relocalisation de l'économie avec toutes les institutions du travail autonome et du développement humain
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on peut caractériser notre moment historique comme celui du passage d'une hégémonie presque totale du néolibéralisme, depuis plus de 30 ans, à celle toute opposée d'une écologie régulatrice
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l'écologie-politique porte en elle l'exigence paradoxale de la prévision et de l'action publique malgré ce manque d'informations et l'incertitude du monde, passage de l'histoire subie à l'histoire conçue
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La première difficulté, c'est effectivement de faire le bon diagnostic
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Devant les incertitudes, la nécessité d'agir peut toujours être mise en doute par certains
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Malgré cela, considérée il y a peu encore comme une préoccupation de rêveurs, il n'y a pas de doute que l'écologie s'impose désormais comme prioritaire au niveau planétaire et transforme profondément nos conceptions politiques
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l'écologie s'impose du fait de la globalisation elle-même et du caractère global des problèmes qu'elle provoque
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C'est notre destin planétaire commun qui nous rassemble mais c'est aussi la conséquence de l'ère de l'information qui nous relie et nous fait connaître l'étendue des dégâts
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L'écologie politique
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l'accès (difficile) à un nouveau stade cognitif, celui d'une conscience planétaire et de la responsabilité de nos actes envers les générations futures
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C'est encore un effet paradoxal de la globalisation des réseaux et des marchés qu'une pensée globale exige un agir local et une relocalisation équilibrant la globalisation marchande
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Les problèmes écologiques ne peuvent être séparés de tous les autres problèmes, notamment économiques et sociaux : on ne peut séparer la consommation de la production, ni le travail de la vie. On ne peut changer les consommations qu'en transformant travail, revenus et circuits de distribution, si ce n'est la technique elle-même. On ne peut relocaliser qu'en partant du local mais à condition de l'inscrire dans un projet global et des circuits alternatifs qui fassent système. Pour avoir une chance de changer de système, nous avons besoin de comprendre à la fois le caractère systémique du productivisme et pluriel de l'économie (la pluralité des systèmes).
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Le productivisme n'est pas causé par la consommation mais par la logique du profit qui constitue le moteur de l'investissement capitaliste.
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Le productivisme du capitalisme salarial est d'ailleurs mis à son crédit lorsqu'il permet le décollage de pays pauvres grâce au "cercle vertueux de la croissance" mais il ne peut s'arrêter, tout est là.
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le capitalisme s'impose par son productivisme puis dure par la société de consommation
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On ne s'en tirera qu'à construire un système de production non productiviste, ce qui peut sembler impossible
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le productivisme caractérise en premier lieu le salariat industriel avec une force de travail qui se mesure en temps de machine, alors que dans le domaine immatériel, le temps de travail n'est plus linéaire et ne constitue plus une mesure pertinente de la valeur d'un produit. C'est ce qui favorise le travail autonome et les contrats d'objectif plutôt qu'un salariat mesuré par son temps de subordination.
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chaque système, organisme ou organisation n'est qu'une totalité partielle qui n'épuise pas la totalité des possibles mais doit avoir un fonctionnement spécifique et un espace propre. A rebours de tous les extrémismes et des idéologies simplistes, la coexistence des systèmes doit nous amener à défendre une économie plurielle ou mixte
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La première chose à faire, c'est donc de mettre des limites aux marchés, de les réguler (pas de les supprimer !) pour construire patiemment une économie plurielle combinant les logiques marchandes, publiques et associatives, jouant l'Etat contre le marché et le marché contre l'Etat plutôt que de subir le joug de l'un ou de l'autre.
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l'écomoralisme ne peut en aucun cas constituer une alternative au capitalisme et à la société de consommation, il faut constater du moins que c'est la forme que prend une prise de conscience écologique qui n'a pas de prise sur les événements sinon au niveau individuel.
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l'éco-économie de Lester R. Brown, projet qu'on peut dire libéral, corrigeant simplement les mécanismes de marché par des écotaxes censés rétablir une illusoire vérité des prix écologiques
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C'est un premier niveau d'intervention indispensable mais cela n'empêche pas d'en reconnaître les limites à rester dans le cadre d'un productivisme débridé et du totalitarisme marchand.
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Il faut avouer que la plupart des mesures devenues urgentes peuvent être prises dans le cadre du système actuel
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on voit resurgir des tentations autoritaires
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Le néomalthusianisme qui règne souvent dans ces milieux est la dernière tentative de faire de la population elle-même le problème au lieu de mettre en cause notre mode de développement.
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L'écologie, si ce n'est l'histoire passée, enseignent au contraire le caractère dévastateur et brutal d'un pouvoir trop centralisé, le besoin de l'autonomie des acteurs et de réponses diversifiées.
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Les modèles écologistes sont pourtant très différents, bien plus adaptés à une production de plus en plus immatérielle et en réseaux : ce sont des modèles largement décentralisés, démocratiques, diversifiés et basés sur le local, pas du tout compatibles avec une dictature qu'elle soit verte ou rouge.
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C'est le point essentiel sur lequel se retrouvent la plupart des écologistes et des altermondialistes : la nécessité d'une relocalisation de l'économie et donc d'alternatives locales à la globalisation marchande.
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une revalorisation des échanges de proximité pour réduire les circuits de distribution et rendre tout simplement vivable un monde qui se déterritorialise
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La difficulté, c'est qu'il faut intervenir à différents niveaux : accords internationaux (climat), régulation du capitalisme (éco-économie), infrastructures nationales, circuits alternatifs, institutions locales.
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ce n'est pas tant du côté de la consommation qu'il faut prendre le problème, mais du côté de la production, de l'épanouissement du travailleur et de sa valorisation
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Pour avoir la possibilité de se passer du salariat et que le travail autonome ne soit pas réservé aux classes supérieures, il y a absolument besoin d'un revenu garanti et de toutes les institutions du travail autonome (coopérative, financement, formation, assistance).
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Le niveau le plus pertinent d'une politique écologiste, c'est bien la municipalité
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grâce à des monnaies locales (immédiatement disponibles) et la mise en place de coopératives municipales pour abriter les travailleurs indépendants et favoriser les échanges locaux (un peu comme les SEL)
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Dans l'urgence actuelle, notre priorité devrait être à la fois d'établir un diagnostic précis de notre situation et de débattre publiquement des alternatives concrètes dans toute leur complexité.
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L'absence d'alternative à un système dont on sait qu'il n'est pas durable renforce les discours extrémistes, millénaristes, religieux, régressifs, autoritaires, appelant à une rupture totale et un homme nouveau complètement fantasmé.
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On connaît déjà quelques unes des conditions que devront remplir des alternatives réalistes au productivisme capitaliste. Il faudra qu'elles tiennent compte des contraintes écologiques, bien sûr, mais aussi de ce que nous sommes et des échecs passés, de l'étatisme comme du libéralisme. Il faudra que ce soient des alternatives à dimension collective et même mondiales, adaptées à notre temps (ère de l'information, travail autonome, coopération des savoirs) sans pour autant se contenter d'écotaxes pour réduire l'allure d'un productivisme dont il faut pouvoir sortir progressivement, ce qui veut dire donner une alternative au salariat par les institutions du travail autonome.
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Le scénario d'une économie plurielle permet de jouer sur les 2 tableaux : en commençant par écologiser le capitalisme, en le régulant et en réorientant ses productions vers les besoins écologiques, tout en réduisant progressivement son champ avec la montée en puissance de la nouvelle économie immatérielle et relocalisée.
AgoraVox : La citoyenneté économique, défi démocratique du XXIe siècle
Tags: économie, démocratie, politique on 2008-05-25 -All Annotations (0) -About
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L’un des plus grands maux dont souffre aujourd’hui la société est le sentiment d’impuissance ressenti au niveau individuel
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Ce sentiment d’impuissance est particulièrement exacerbé dans le domaine économique, où « l’abstention économique » prévaut
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Et, contrairement à l’abstention politique (élections), l’abstention économique est généralement subie et non choisie.
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redonner à une majorité d’individus l’envie et la possibilité de s’impliquer directement et positivement dans le jeu économique
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Cette citoyenneté économique pourrait ainsi, en première approche, être définie comme l’ensemble des actes économiques - consommation, travail, entrepreneuriat, épargne... - par lesquels l’individu agit de manière volontaire pour avoir un impact positif pour la collectivité et pour lui
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elle demeure ainsi paradoxalement tenue assez à l’écart des enjeux démocratiques et citoyens
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impliquera
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Etre citoyen au XXIe siècle
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d’être conscient que, par ses actes économiques, chacun de nous a une responsabilité et un pouvoir par rapport au fonctionnement de l’économie.
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beaucoup de gens aujourd’hui ne peuvent pleinement exercer leur citoyenneté économique
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Comment valoriser et faire connaître au plus grand nombre (notamment dans la population active et dans le système éducatif) les différentes formes de citoyenneté économique ?
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Comment créer les conditions favorables à leur développement, leur « démocratisation » et à leur généralisation, pour que toute personne, quels que soient son revenu et sa situation sociale, ait les moyens, la capacité et la possibilité de pleinement y accéder ?
La coopérative municipale - Jean Zin
La relocalisation de l'économie, la dynamisation des échanges locaux et le développement d'activités autonomes ont besoin de coopératives municipales d'un genre nouveau.
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coopératives municipales d'un genre nouveau
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valoriser ses compétences
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garantie du revenu
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assurer
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autonomie individuelle
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adaptée à la production immatérielle
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institutions de base d'une économie plurielle
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production alternative au capitalisme
salarial productiviste -
les coopératives exposées à la concurrence
finissent par se comporter comme des sociétés marchandes ou
disparaissent -
abriter
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grâce à des structures politiques
locales -
financement par la collectivité
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soumis au débat politique local
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penser
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pouponnières d'entreprise américaines
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aux SEL
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dynamiser les échanges
locaux


