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Le fond de l'air est-il de droite ?
J'ai pas mal de désaccords, mais la question a le mérite d'être posée. Introduction : "La revue « le Débat », dans sa dernière livraison, consacre un dossier à la question du « déclin de la gauche ». Parmi les auteurs, l’Italien Raffaele Simone soutient que les transformations sociales et idéologiques des dernières décennies font que notre monde est en quelque sorte naturellement de droite. De nombreux commentaires ont suivi cette publication. Et dans Marianne 2, un article résumait la situation en une formule: il faut s’y faire, le fond de l’air est de droite. Ce débat a eu lieu aussi, sous une autre forme, dans les colonnes de La Sociale, avec la publication des deux articles de Jean-Louis Ernis. Pour tenter d’y voir clair, il me semble qu’il faut prendre du recul et déplacer légèrement l’axe des questionnements. Prendre du recul d’abord, c’est se demander ce que signifie ce clivage droite/gauche et dans quelle configuration historique il a pris toute sa dimension".
Conflits sociaux : de la lutte au... suicide
Le phénomène n’est certes pas général, mais il devient aujourd’hui suffisamment significatif – et dramatique – pour essayer de comprendre ce qui se passe. Dans un climat social qui s’aggrave et caractérisé par une atonie inquiétante des victimes du système et de sa crise, ces suicides prennent incontestablement une dimension sociale et politique qui renvoie aux impasses du « mouvement social » et aux limites des dispositifs traditionnels de défense des salariés. Nous arrivons à la fin d’une époque.
50 things that are being killed by the internet
"The internet has wrought huge changes on our lives – both positive and negative – in the fifteen years since its use became widespread".
Élisabeth Lévy trouve que, décidément, on ne parle pas assez du racisme anti-blanc
[Plume de presse] "Indignes aboiements d’une réac décomplexée"
Longue vie au dysfonctionnement !
[Le Monde Diplomatique, par François Brune] Parce que ce mot, dans la bouche de nos commentateurs, témoignent d'abord de leur soumission à l'ordre existant, il n'est pas inutile de relire ce texte de François Brune (2003)... : "L’emploi du mot « dysfonctionnement » focalise toujours l’attention sur la défaillance d’un élément partiel du système global, comme s’il s’agissait d’une exception confirmant la règle. Quelle que soit la catastrophe, c’est toujours un pépin mineur que l’on met en avant. Que de vastes systèmes technologiques, parfaitement opérationnels, puissent être à la merci d’une erreur infinitésimale, d’un talon d’Achille miniaturisé, cela ne semble alarmer personne. On proclame « dysfonctionnement », on persévère dans la voie royale d’une fonctionnalité aussi fragile que sophistiquée ; et malheur aux irréalistes, façon Ivan Illich, qui osent incriminer le système fonctionnel dans son ensemble. Lorsqu’un Airbus 320 s’écrasa sur le mont Saint-Odile, près de Strasbourg, il y a une dizaine d’années, un commentateur s’écria : « Pourquoi, à chaque accident, ose-t-on régresser au point de faire le procès du modernisme ? L’incident de parcours qu’est la défaillance technique d’un avion sophistiqué doit-il mettre en cause toute l’évolution ? » Incident de parcours... défaillance technique... irréversible évolution... Les effets pervers de la modernité « prouvent » l’excellence de la modernité" (...)
Antisémite ?
La réponse de Pierre Péan dans Libération à ses "contempteurs" qui l'accusent de flirter avec l'antisémitisme dans son ouvrage sur le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Pourquoi apprendre quand Google sait ?
[Miss TICS] C'est vrai, quoi, au fait : pourquoi se décarcasser ? Bonne question donc. Réponse : "Le risque d’uniformisation d’abord. Le risque de « perdre en profondeur »" ensuite. Etc.
Philippe Val, héritier d'Albert Londres
[Acrimed] "Nous voudrions n’avoir plus rien à dire de Philippe Val. Mais c’est un journaliste. Et ses opinions et divagations philosophiques et politiques nous intéressent beaucoup moins que sa conception et sa pratique du journalisme." (...)
Bruno Roger-Petit contre Siné Hebdo : quand la bien-pensance se fait complice du massacre de Gaza
Olivier Bonnet, de l'excellent Plume de presse, revient sur un papier de Bruno-Roger Petit sur le Post qui montre que les pratiques "nauséeuses" ne sont pas là où l'air du temps voudrait qu'on les croit.
Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ?
[Framablog] "Voici la traduction[1] d'un article assez passionnant qui a connu un bel impact dans la sphère anglophone au moment de sa mise en ligne cet été. Son titre choc Is Google Making Us Stupid? est un peu trompeur car il s'agit bien moins de charger l'emblématique Google que de s'interroger sur les transformations profondes induites par internet et les nouvelles technologies, transformations qui peuvent aller jusqu'à modifier nos perceptions, nos modes de pensée, voire même notre cerveau" (...)
Trop d’images ?
[Recherche en histoire visuelle by André Gunthert] "Dans sa "carte blanche" en dernière page, Caroline Fourest s’inquiète de « La démocratie des cerveaux disponibles» soit, concrètement, de la place et du rôle des journaux et des journalistes. L’« image » est d’emblée mise du côté des dangers: « Quand l’image, la pipolisation, l’anecdotique et la petite phrase dominent, il reste peu de temps pour aborder le fond » Elle précise ensuite: « Le triomphe de l’image sur l’écrit favorise le fait-divers, le personnel et l’émotion au détriment de l’analyse, du recul et de la confrontation d’idées »" (...)
Et si cela ne servait plus à rien de mémoriser et d'apprendre par coeur ?
[Framablog] La question se pose.
Le storytelling
(CourtsCircuits] "L’idée de Roland Barthes, selon laquelle le récit est l’une des grandes catégories de la connaissance que nous utilisons pour comprendre et ordonner le monde, s’est imposé dans la politique, le management et la publicité... Mais les histoires que nous racontent en ce moment les écrivains, les politiques, les patrons d’entreprises, les marketeurs, les publicitaires, les scénaristes d’hollywood, les mères de famille, ne nous font plus rêver alors que la compétition mondialisée nous incite a être hyper performants et que la crise financière et économique dévoile la fragilité des systèmes de contrôle et de protection collectifs" (...)
Trentesixquinze
Le magazine des captures d'écran (!).
Journaliste, ou copiste multimédia ?
[Marie Bénilde, in Le Monde diplomatique] "Pendant que la presse écrite licencie, les sites d’information en ligne accroissent leur audience et leur part de marché publicitaire. Mais la pluralité des canaux ne favorise pas toujours le pluralisme. Car, sur Internet aussi, une forme dominante de journalisme émerge : elle reproduit l’information plutôt que de la produire, et récompense l’habileté technique des rédacteurs plutôt que leur curiosité" (...)
Aaaliens : des blogueurs, pas des moteurs !
[Recherche en histoire visuelle] (...) "Pensé à partir d’une page blanche (ou presque) par des fous à lier, aaaliens répond à une vraie stratégie d’audience, pensée pour contrer Digg et Google (en se nourrissant de nos Delicious) et comme nous semblant être le bon bout de la chaine de valeur: le noeud par lequel passent et passeront de plus en plus les usages, la recommandation. Ici le "fil humain" n’est jamais cassé. Aaaliens est composé de ceux que vous lisez déjà (et jamais assez) ou plus exactement du meilleur de leurs lectures et de leur veille - et en aucun cas de leur propres productions" (...)
Grèves en France : les mythes et les chiffres par Arnaud Parienty
[Alternatives Economiques] "Le nombre de jours de grève en France est moins élevé aujourd'hui que dans les années 70, mais la tendance est à la hausse depuis quinze ans. Et les grèves sont plutôt plus fréquentes en France que dans les autres pays développés" (...)
Ma soirée Bombay, ou pourquoi Twitter est désormais indispensable
[Suivez le geek] Comme son titre l'indique. Analyse
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