Christian Jacomino's Library tagged → View Popular
Palme d'or pour une syntaxe défunte, par Alain Finkielkraut - Opinions - Le Monde.fr
Les ateliers Voix Haute que je dirige défendent l’approche de la langue française par les textes littéraires, et ils le font dans les banlieues. Notre manière pourtant est très différente de celle adoptée par les professeurs de lettres dans les classes de lycée. D’abord parce que nous voulons une approche vivante, active, collective, jubilatoire de ces textes, là où l’enseignement classique se fonde sur le commentaire, le discours du maître et le silence des élèves, enfin sur le travail individuel (écrit) de dissertation. Ensuite parce que nous attendons de la fréquentation de ces textes une amélioration des connaissances linguistiques des élèves, en même temps qu’un enrichissement de leur culture. Nous ne défendons pas les lettres d’abord, mais la parole. Celle des auteurs comme celle de nos élèves. Et nous ne doutons pas que Montaigne et Proust auraient approuvé cette position. Mais encore une fois, cette position est très différente de celle de l’enseignement devenu ‘classique’ que défendent en France les professeurs agrégés de lettres, avec le succès que l’on sait. Et je ne suis pas sûr de bien comprendre laquelle, dans ce choix, défend M. Finkielkraut.
-
Fondamentaliste, la lecture d'A la recherche du temps perdu, de Bérénice ou du Lys dans la vallée ? Fondamentaliste, l'expérience des belles choses, l'éventail déployé des sentiments et le tremblement littéraire du sens ? Le fondamentalisme est arrogant, catégorique et binaire ; la littérature problématise tout ce qu'elle touche. Le fondamentalisme enferme l'esprit dans le cercle étroit d'une vérité immuable ; la littérature le libère de lui-même, de ses préjugés, de ses clichés, de ses automatismes. Le fondamentalisme est une fixation ; la littérature, un voyage sans fin.
Sponsored Links
Diigo is about better ways to research, share and collaborate on information. Learn more »
Join Diigo
