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L'identité nationale, un débat multidimensionnel - LeMonde.fr
Comment peut-on parler d'identité nationale sans prendre l'engagement que le pouvoir linguistique soit équitablement distribué sur notre territoire ? Les inégalité linguistiques que l'on tolère parfois avec complaisance défont notre tissu social et encouragent les communautarismes.
Alain Bentolila : « En France, depuis toujours, on enseigne mal les langues » - A la Une - la-Croix.com
Ce qui fait la différence entre nous et les pays nordiques qu'on nous cite en modèles
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Les plus défavorisés, dont la langue maternelle n’est pas le français, et qui ne maîtrisent pas bien non plus leur première langue, que ce soit l’arabe ou le turc, arrivent avec un double handicap. On parle toujours des résultats merveilleux en langue des élèves finlandais ou norvégiens, mais il n’y a pas dans ces pays l’hétérogénéité de départ qui est la nôtre. C’est une richesse par ailleurs, mais dont il faut tenir compte dans l’action pédagogique et l’organisation des études.

«Il existe en France une inégalité linguistique»
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Si l'on met à part les sujets souffrant de difficultés de lecture, comme la dyslexie et la dysphasie (3% des enfants concernés), et les cas d'illettrisme rural, dû à l'isolement, la plupart de ces jeunes viennent de la précarité. Le taux d'illettrés atteint plus de 30% parmi les allocataires du RMI. A la fin du XIXe siècle, il y avait 50% d'analphabètes en France, ce qui était considérable, mais ceux-ci n'étaient pas mis à l'écart de la société. Aujourd'hui, savoir lire et écrire est décisif. Même les aides jardiniers ou les mécaniciens auto doivent maîtriser des catalogues techniques, entrer des données, procéder à des actes de lecture et d'écriture complexes. Or 11,6% des jeunes Français entre 17 et 25 ans comprennent difficilement un texte court, un mode d'emploi ou un document administratif et ne savent pas utiliser un plan ou un tableau. Ils sont d'autant plus exclus que l'illettrisme est considéré comme une maladie honteuse.
Thot / Orthographe française : révisions avant et après la compo
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Le désespoir semble être le même quand on regarde les copies des petits Français qui ahanent devant une dictée de 10 lignes. C'est à croire que l'école doit aller à l'école. Et le retour de la grammaire qui a fait beaucoup de bruit en février de cette année peut se frayer une voie partout où s'enseigne le français. En ce qui concerne la dictée, on ne sait plus vraiment À qui la faute , sauf à aller chercher la réponse dans le verbe et la barbarie où A. Bentolila, après De l'illettrisme en général et de l'école en particulier met en garde contre l'insécurité linguistique qui touche toujours plus d'élèves.
Lemonde.fr : Notre école a failli, par Alain Bentolila - Opinions
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Enfin, il nous faut comprendre que ce n'est certainement pas en affichant une volonté de traiter en apparence, de façon identique, tous les élèves que l'on peut assurer une égalité de chances pour tous. L'unicité des programmes et des contenus induit aujourd'hui dans les ghettos des scénarios pédagogiques qui sont des parodies tragiques de l'acte d'enseignement et qui parfois le ridiculisent. S'il faut absolument refuser ces voies de relégation camouflée où l'on oriente les enfants parce qu'ils sont différents, il ne faut pas imaginer faire avancer tous les élèves au même pas, au même rythme, en leur fixant les mêmes échéances.
Mon mémoire professionnel
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Je me suis appuyée sur le livre de Christian Montelle, ancien professeur de Français, et dont la femme est conteuse : " la parole contre l' échec scolaire", éditions l' Harmattan. J'ai également lu les travaux de Christian Jacomino, d' Alain Bentolila ( dont je ne partage pas toutes les opinions ), et dans une moindre mesure, de Catherine Zarcate, conteuse elle aussi.
"Langue et insertion" : manifeste du Réseau Français de Sociolinguistique.
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On lit beaucoup depuis quelque temps que des difficultés d’insertion sociale seraient dues à des difficultés de maîtrise de la langue française. Ces discours trouvent un écho important dans la presse, même sérieuse et toutes tendances confondues, et dans des recommandations remises aux ministres successifs de l’éducation nationale à propos par exemple de la lecture, de la grammaire ou de l’école maternelle.
La maternelle, chef-d'oeuvre en péril, actualité Société : Le Point
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Mais qu'apprennent vraiment les enfants ?
Pas grand-chose, conclut ce rapport, puisque chaque enfant ne travaille sous le contrôle de la maîtresse qu'une demi-heure... par semaine ! Le reste du temps ? Les enfants se livrent à des
« activités périphériques »
à l'intérêt pédagogique discutable :
« Temps de collation, de déplacements, d'habillage, de passage aux toilettes, d'attente des parents »,
sans oublier les récréations et la sieste.
Certes, des enfants de 3 ans peuvent encore avoir besoin de dormir. Et à 5 ans, il est bon de bénéficier d'un temps de repos. Qu'y a-t-il d'anormal à ce qu'une école qui se veut « maternelle » soit attentive aux rythmes biologiques des enfants ? Mais ces activités, qui dévorent l'essentiel de la journée des petits, nécessitent-elles vraiment des maîtres recrutés et formés à bac + 5 ?
Violaine Ballivy : Quand on se compare, on se console | Actualités | Cyberpresse
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«Le scandale de l’illettrisme!» L’automne dernier, Le Nouvel Observateur a consacré sa une et un dossier étoffé à la piètre maîtrise des Français de leur langue, dont ils sont pourtant si fiers. L’Hexagone était en choc. Giflé dans son orgueil par le rapport d’un comité d’experts mandaté par l’État.
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Les parents s’en doutaient: en 2006, 73% jugeaient que la grammaire et l’orthographe sont moins bien enseignées qu’avant (selon un sondage TSN-Sofres). Les experts aussi. Au terme d’une enquête auprès de près de 3000 élèves, les chercheuses Danièle Manesse et Danièle Cogis ont montré que le niveau de français d’un élève de 13 ans correspond à celui que possédait un élève de 11 ans en 1987. Enfin, en décembre, l’enquête internationale PISA montrait que les compétences en lecture des Français de 15 ans stagnent un peu en dessous de la moyenne des 30 pays de l’OCDE.
Lire, écrire, compter - L'Express
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Si tant est qu'on puisse faire confiance aux évaluations, il semblerait que l'apprentissage de la trilogie des fondamentaux se soit détérioré il y a une vingtaine d'années. Il ne s'est pas redressé depuis, malgré les efforts réels des divers ministres. Pourquoi cette dégradation, alors que le nombre d'élèves à l'école primaire n'a pas varié depuis cinquante ans, que les taux d'encadrement se sont améliorés et que la fréquentation de l'école maternelle a augmenté?
La première raison est sans doute le changement de nature de la population des élèves. Le nombre d'immigrés a considérablement augmenté. Or ces élèves vivent souvent dans des milieux qui ne sont pas francophones et sont souvent «inculturés». On comprend facilement leurs difficultés à maîtriser la langue française. A cela s'ajoute le fait que ces élèves parlent dans les banlieues des volapüks multiples qui déforment et défigurent la langue. Je ne trouve pas ces dérives amusantes dans un tel contexte.
Les linguistes ont d’autres mots à dire
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Je n’affirme pas que les jeunes de nos banlieues possèdent des richesses équivalentes ; j’affirme que, s’ils les ont, ils ne les montreront jamais aux semblables d’Alain Bentolila… et ils feront bien. Le point de vue de Bentolila participe de ce courant néoréactionnaire, anti-68, où, sous couvert d’opposition à une prétendue «pensée unique», les pires contre-vérités s’énoncent fièrement. Il démontre que les sciences du langage ont si peu pénétré le public que quelqu’un qui s’en réclame s’estime autorisé à soutenir une idée aussi absurde que des personnes, qu’aucune pathologie neurologique n’affecte, aient un déficit de langage.
Arabisation dans le système éducatif
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Pour sa part, un autre chercheur, M. Bentolila (1999), affirme « qu’une partie importante des élèves marocains parlent mal, lisent mal et écrivent encore plus mal dans leur propre langue : l’arabe. Sur les bases mal établies de leur propre langue maternelle, ils ne peuvent évidemment pas construire une maîtrise convenable de quelque langue d’ouverture que ce soit ».
Dépêches de l'Education - VousNousIls
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"Sur les 15 préconisations de mon rapport, les deux principales sont d'établir des programmes clairs entre la petite et la grande section, avec une progression bien définie, et d'insérer, dans la formation des enseignants, des modules spécifiques obligatoires", a-t-il déclaré, confirmant une information parue dans Le Monde daté de jeudi.
"On ne peut traiter de la même façon des enseignants qui vont s'occuper de pré-adolescents et des enseignants qui vont s'occuper de bambins de trois ans et demi", a-t-il ajouté.
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