Cercamon Joglar's Bookmarks tagged démocratie → View Popular
You are here: Diigo Home > Cercamon Joglar's Bookmarks
La démocratie représentative est-elle réellement démocratique ? - La vie des idées
-
La représentation est aussi un gouvernement par des élites qui ne sont pas strictement tenues de réaliser les vœux de leurs mandants. Ainsi, le gouvernement représentatif combine des éléments démocratiques et des éléments non-démocratiques. C’est pourquoi je le caractérise comme une forme de gouvernement « mixte », en m’inspirant de l’idée de constitution mixte des Anciens
Ecrans - Ma place dans la Toile
-
Devenir média, l’activisme sur Internet, entre défection et expérimentation
Olivier Blondeau (avec la collaboration de Laurence Allard)
Editions Amsterdam, 389 pp., 19 euros. -
Jouissance de voir, d’être vu, d’écrire, d’être lu, de s’exhiber, d’espionner : « devenir média », n’est-ce pas aussi un moyen de retrouver une consistance, un contenu, une unité ?
-
Parce qu’Internet est avant tout « communication », le « je » et le « nous » n’y sont pas contradictoires, mais s’appellent mutuellement. Dès lors, agir sur Internet, c’est produire une « réalité sociale » où chacun va définir son « rapport au monde ». Loin d’être un gadget pour politicien en quête de marqueur de modernité, Internet apparaît comme un puissant facteur d’innovation démocratique, de réécriture de l’espace public.
Alexis de Tocqueville
Tags: france, tocqueville, démocratie on 2008-01-12 -All Annotations (0) -About
more frombcs.fltr.ucl.ac.be
-
Quand j'ai un sujet quelconque
à traiter, il m'est quasi impossible de lire aucun des
livres qui ont été composés sur la
même matière; le contact des idées des
autres m'agite et me trouble au point de me rendre douloureuse
la lecture de ces ouvrages. -
Les nobles méprisaient fort l'administration
proprement dite, quoiqu'ils s'adressassent de temps en temps
à elle. Ils gardaient jusque dans l'abandon de leur
ancien pouvoir quelque chose de cet orgueil de leurs
pères, aussi ennemi de la servitude que de la
règle. Ils ne se préoccupaient guère de la
liberté générale des citoyens, et
souffraient volontiers que la main du pouvoir
s'appesantît tout autour d'eux; mais ils n'entendaient
pas qu'elle pesât sur eux-mêmes, et pour l'obtenir
ils étaient prêts à se jeter au besoin dans
de grands hasards. Au moment où la Révolution
commence, cette noblesse, qui va tomber avec le trône, a
encore vis-à-vis du roi, et surtout de ses agents, une
attitude infiniment plus haute et un langage plus libre que le
tiers état, qui bientôt renversera la
royauté. Presque toutes les garanties contre les abus du
pouvoir que nous avons possédées durant les
trente-sept ans du régime représentatif sont
hautement revendiquées par elle. On sent, en lisant ses
cahiers, au milieu de ses préjugés et de ses
travers, l'esprit et quelques-unes des grandes qualités
de l'aristocratie. Il faudra regretter toujours qu'au lieu de
plier cette noblesse sous l'empire des lois, on l'ait abattue
et déracinée. En agissant ainsi, on a
ôté à la nation une portion
nécessaire de sa substance et fait à la
liberté une blessure qui ne se guérira jamais.
Une classe qui a marché pendant des siècles la
première a contracté, dans ce long usage
incontesté de la grandeur, une certaine fierté de
coeur, une confiance naturelle en ses forces, une habitude
d'être regardée qui fait d'elle le point le plus
résistant du corps social. -
Les Français ont fait en 1789 le plus grand effort
auquel se soit jamais livré aucun peuple, afin de couper
pour ainsi dire en deux leur destinée, et de
séparer par un abîme ce qu'ils avaient
été jusque-là de ce qu'ils voulaient
être désormais. Dans ce but, ils ont pris toutes
sortes de précautions pour ne rien emporter du
passé dans leur condition nouvelle; ils se sont
imposé toutes sortes de contraintes pour se
façonner autrement que leurs pères; ils n'ont
rien oublié enfin pour se rendre
méconnaissables.
J'avais toujours pensé qu'ils avaient beaucoup moins
réussi dans cette singulière entreprise qu'on ne
l'avait cru au dehors et qu'ils ne l'avaient cru d'abord
eux-mêmes. J'étais convaincu qu'à leur insu
ils avaient retenu de l'ancien régime la plupart des
sentiments, des habitudes, des idées mêmes
à l'aide desquelles ils avaient conduit la
Révolution qui le détruisit et que, sans le
vouloir, ils s'étaient servis de ses débris pour
construire l'édifice de la société
nouvelle; de telle sorte que, pour bien comprendre et la
Révolution et son oeuvre, il fallait oublier un moment
la France que nous voyons, et aller interroger dans son tombeau
la France qui n'est plus.
Répliques: L'avènement de la démocratie
-
Marcel Gauchet

L'avènement de la démocratie. Tome 1: La révolution moderne et tome 2 : La crise du libéralisme 1880-1914
Gallimard - 8 novembre 2007 -
Il montre en effet que la démocratie est libératrice dans la mesure où son avènement (l'égalisation progressive des conditions) est lié à une mise en suspension des identités d'appartenance qui est indissociable de ce que la phénoménologie appelle une suspension du monde " naturel ", une mise entre parenthèses de toutes les évidences du monde quotidien. Et dans la mesure où cette mise en suspension collective des identités d'appartenance ouvre à une expérience d'autrui, de soi, du monde, qui incite à préserver l'indétermination essentielle de l'homme sans le dissoudre dans le vide d'une universalité abstraite.
-
Robert Legros

L'avènement de la démocratie
Grasset - 1999 -
Avec Robert Legros, professeur de philosophie à l'Université de Caen et à l'Université libre de Bruxelles. Et Marcel Gauchet, historien et philosophe.
Louis XIV, roi stratège ?
Tags: france, nation, démocratie on 2008-01-12 -All Annotations (0) -About
more fromwww.radiofrance.fr
-
Louis XIV, roi stratège ?
-
Une conférence donnée par Hervé Drévillon, professeur à l'Université de Poitiers.
L'universalisme démocratique : histoire et problèmes - La vie des idées
-
Il faut pas oublier qu’en Amérique comme en France, le régime représentatif avait été défini contre la démocratie, permettant de faire triompher une certaine vision aristocratique ou élitiste dans le nouveau monde de l’égalité des droits. Le suffrage universel, il faut aussi le rappeler continuera à être philosophiquement discuté longtemps après son adoption pratique.
-
La démocratie conçue comme une expérience ouvre la porte à un véritable universalisme : un universalisme expérimental. En reconnaissant que nous sommes tous des apprentis en démocratie, cette approche permet d’instaurer un dialogue politique beaucoup plus ouvert, parce qu’égalitaire, entre les nations.
-
C’est un autre type d’universalisme qui a en fait marqué l’expérience française, ce qu’on pourrait appeler un universalisme rhétorique-formaliste. C’est un universalisme de l’abstraction. Sa force ne réside pas tant dans son contenu que dans son message et dans la force de la critique qui peut s’y alimenter : il s’organise autour de valeurs et non pas d’institutions. En lui triomphe l’idée de la liberté et de la démocratie. On pourrait dire de cette deuxième figure de l’universalisme occidental de clôture qu’il renvoie à une culture politique pleine et à une forme politique vide [23].
-
L’historien et philosophe George Bancroft ira jusqu’à écrire que « la démocratie est le christianisme mis en pratique ».
-
Dans ce tournant des années 1840, la référence à la démocratie a ainsi fini par se dissocier de toute référence précise à une histoire et à des institutions pour être simplement considéré comme un idéal vers lequel tendait l’humanité, désignant de façon aussi ardente que vague l’accomplissement de sa destinée. La démocratie longtemps décriée, vilipendée, est ainsi devenue la « sainte démocratie », prenant du même coup automatiquement dans ce mouvement une valeur universelle.
-
Dans la bataille que mènent les fédéralistes contre Jefferson, à l’occasion de l’élection présidentielle de 1800, l’évocation du spectre de l’avènement d’une « démocratie jacobine » en cas de victoire de ce dernier, sert en permanence d’argument électoral.
Le rejet du terme de démocratie va donc alors beaucoup plus loin que la simple distinction historique et constitutionnelle qu’un Madison s’était attaché à établir dans de célèbres articles du Fédéraliste entre démocratie et gouvernement représentatif [18]. Le qualificatif de « démocrate » est quasiment devenu une insulte dans l’Amérique au début du XIXe siècle. Les fédéralistes l’utilisent de façon dépréciative pour se distinguer d’un Jefferson qui avait proposé de faire de la notion de « démocratie représentative » le socle d’une vision enrichie de l’idéal républicain (il était alors le leader du parti républicain opposé aux fédéralistes). Mais d’une façon courante en histoire, ces républicains finirent par s’approprier une dénomination d’abord destinée à les stigmatiser. Les relents de mépris que véhiculaient chez les fédéralistes la dénonciation de la démocratie comme règne des masses ignares (la mobocracy) seront retournés par les républicains en sentiment de fierté d’être l’expression des gens ordinaires. Le début d’extension vers l’Ouest accentuera cette forme d’appropriation sociale, les références à une « nose-count democracy » ou à une « coonskin democracy » trouvant un indéniable écho populaire [19]. Ces républicains franchiront dans cette perspective le pas en prenant la dénomination officielle de « Parti démocrate » en 1828 (les anciens fédéralistes forment ultérieurement le Parti républicain). L’élection de Jackson, en 1830, consacrera cette appropriation.
-
Les constituants de Philadelphie, en 1787, se retrouvaient au fond assez bien dans l’opinion de Burke qui estimait qu’« une démocratie parfaite est la chose la plus honteuse du monde » [16]. Des images de désordre (confusion, anarchie, violence), d’irrationalité (passions, folie) et d’immoralité (mal, vices) dessinent alors l’aura sémantique dominante qui entoure le mot démocratie [17]. Le rejet par beaucoup d’américains des « excès » de la Révolution française renforcera ces préventions, l’efficacité répulsive du mot « jacobin »
-
Il triomphe significativement au moment où le terme de république acquiert une connotation d’extrême gauche dans la langue politique. Pour les libéraux doctrinaires, parler de démocratie consistait à revendiquer l’œuvre sociologique et juridique de la Révolution, tout en repoussant radicalement l’héritage politique républicain.
-
C’est plus tard, dans les années 1820, au temps de la monarchie constitutionnelle, sous la plume des théoriciens libéraux, que le mot démocratie va paradoxalement commencer à rentrer en France dans la langue ordinaire. Mais c’est pour désigner la société égalitaire moderne et non plus le régime politique associé aux républiques grecques et romaine, ou l’idée d’intervention directe du peuple dans les affaires publiques. Le mouvement sémantique est accompli en 1835 quand Tocqueville publie la première partie de sa Démocratie en Amérique.
-
Sieyès a insisté à de nombreuses reprises sur ces caractéristiques, tout au long de l’année 1789, pour souligner la spécificité du régime de la Révolution était en train de mettre en place. « Dans la démocratie, écrit-il, les citoyens font eux-mêmes les lois, et nomment directement leurs officiers publics. Dans notre plan, les citoyens font, plus ou moins immédiatement, le choix de leurs députés à l’Assemblée législative ; la législation cesse donc d’être démocratique, et devient représentative [6] ». La dimension du royaume interdisant techniquement tout exercice direct de la volonté générale, Sieyès en conclut que « la France n’est point, ne peut pas être une démocratie [7] ».
-
Dans la masse des journaux révolutionnaires, on n’en rencontre aucun, de 1789 à l’an IV, qui mentionne dans son titre le mot démocratie ou l’adjectif démocratique. Ce sont les adjectifs « national », « patriotique » ou « républicain » (à partir de 1792) qui reviennent le plus souvent. On peut aussi noter que le mot démocratie n’est pas prononcé une seule fois dans les débats de 1789 à 1791 sur le droit de suffrage.
-
La connotation antiquisante et presque technique du mot démocratie au XVIIIe siècle permet de comprendre qu’il ait été aussi absent dans la langue de 1789. L’idée d’un régime dans lequel le peuple soit directement législateur et magistrat ne mobilise en effet alors personne, tant elle semble renvoyer à un passé lointain et révolu, correspondre à un stade archaïque et instable de la vie politique.
-
c’est dès l’origine, pourrait-on dire, que les révolutions politiques du XVIIe et du XVIIIe siècles en Europe et en Amérique ont ouvert des interrogations et fait apparaître des apories que l’on a souvent voulu minimiser ou même masquer. Les incertitudes de l’expérience, les ambiguïtés et les tensions de l’histoire y ont systématiquement été gommées au profit de la reconstruction d’une histoire lisse et apaisée de la liberté et de la participation.
-
L’idée d’un universalisme fermé du modèle doit ainsi céder le pas à un universalisme ouvert de la confrontation des expériences. C’est à ce prix qu’une certaine désoccidentalisation du regard ne se retournera pas en un douteux relativisme.
-
L’histoire de ces trente dernières années a été vécue dans le monde occidental avec le présupposé satisfait que la démocratie était un bien qu’il possédait, qu’il avait adéquatement théorisé et réalisé. Le fait de devoir concéder que l’Inde était « la plus grande démocratie du monde » ne suffisait pas à entamer cette certitude et à faire sortir l’Occident de son nombrilisme. L’interroger, c’est-à-dire dénoncer l’écart de la réalité à l’idéal, noter l’inachèvement d’une promesse, a du même coup longtemps conduit à franchir le Rubicon et à adopter le catéchisme contraire du relativisme.
La promotion de la démocratie : une impasse théorique ? - La vie des idées
-
L’État autoritaire est un État dont l’étendue est maximale. Il est ainsi répressif ; mais il n’est pas nécessairement un Etat fort, c’est-à-dire capable de faire respecter l’état de droit, d’assurer ordre et stabilité [48]. Au contraire : dans la plupart des cas, les autocrates affaiblissent l’Etat en détournant son appareil à leur profit. C’est en revanche l’inverse pour l’Etat minimal libéral : il est peu étendu, mais puissant, parce que concentré sur ses tâches essentielles, et parce que légitime aux yeux de la population. Or, force est de constater, ce que soulignent F. Fukuyama comme T. Carothers [49], que la démocratisation exige le bon fonctionnement de l’Etat.
-
De tels arguments permettent de lever les objections de S. Huntington : les civilisations non occidentales ne sont nullement un obstacle à la démocratisation. S’il y a choc, ce n’est pas entre les civilisations, mais à l’intérieur de chaque civilisation [43]. La promotion de la démocratie peut donc conserver sa prétention universaliste.
-
il existe dans la religion islamique une tradition libérale, éclairée, qui s’oppose au fondamentalisme en ce qu’elle refuse l’essentialisme anhistorique. Elle reconnaît, en d’autres termes, l’historicité des expressions de l’Islam, elle est, par conséquent, ouverte aux valeurs de la modernité [41]. Cette tradition éclairée de l’Islam considère que l’homme est né libre, et notamment libre de choisir la pratique de sa foi ; elle considère également qu’il faut défendre les libertés individuelles et le gouvernement limité [42].
-
S. Huntington. En 1996, dans The Clash of Civilisations and the Remaking of World Order, celui-ci défend la thèse selon laquelle Islam et Confucianisme sont des cultures monolithiques, inévitablement amenées au conflit avec l’Ouest. De là deux conséquences pour la promotion de la démocratie : d’une part, l’Occident ne doit pas penser, sous peine de s’affaiblir, que ses valeurs (au premier rang desquelles figure la démocratie libérale) sont universelles ; ce qui signifie, d’autre part, que la promotion de la démocratie, à laquelle il ne convient pas de renoncer, doit être reconsidérée : elle passe par l’influence des valeurs de l’Ouest sur les cultures non occidentales [38].
-
Le deuxième argument met l’accent sur la dimension ethnocentrique de ce concept [32], qui tend à faire de la démocratie occidentale le modèle de toute démocratisation, ainsi que sur sa dimension téléologique : il tend à assimiler le processus de démocratisation pour un progrès naturel vers le seul régime qui puisse satisfaire le désir universel de liberté [33].
-
si le développement économique n’est pas une précondition de la démocratisation, il est une condition d’une démocratie durable. C’est du moins ce que met en évidence la contribution essentielle d’Adam Przeworski, qui montre que si une démocratie peut s’installer dans un pays pauvre, l’expérience enseigne que le niveau de développement économique, accompagné de la volonté de réduire les inégalités, est essentiel à la consolidation des nouvelles démocraties [30].
-
C’est ainsi à un double changement de perspective que la réflexion sur la démocratisation est conviée : d’un point de vue conceptuel, c’est l’approfondissement de la démocratie, et non son extension qui doit être pris comme objet ; d’un point de vue historique, l’idée de vague fait place à celle de stase
-
une démocratie est pleinement elle-même lorsque la règle démocratique est reconnue par l’ensemble de la population comme la seule règle du jeu (« the only game in town »)
-
La promotion de la démocratie ainsi conçue ne peut ainsi se déployer qu’à partir d’un fondement universaliste. Il est possible de faire abstraction des conditions locales et historiques parce que la démocratie est comprise avant tout comme l’expression d’un choix rationnel — plus encore comme l’expression de la rationalité achevée (seule la démocratie permet l’adhésion pleine et entière à un régime, parce qu’elle seule garantit l’autonomie des individus). Une telle position conduit inévitablement à faire de l’élection (processus de choix) l’essence même de la démocratie.
-
Si la démocratie sert le capitalisme, notamment parce qu’elle donne toute sa place à la société civile, ou parce qu’elle garantit les droits individuels, la réciproque n’est nullement évidente.
-
Lorsque M. Plattner et L. Diamond fixent l’objet du Journal of Democracy dans les premières pages de la revue, ils insistent sur deux propositions qui à leurs yeux légitiment leur entreprise. Une donnée anthropologique d’abord : de toute évidence, il existe un désir universel de liberté. Celui-ci est rendu manifeste par un fait historique, ensuite : la résurgence de la démocratie depuis la fin des années 70 et le début des années 80. Ce mouvement historique des peuples vers la démocratie est présenté comme le fondement de ce qu’on peut appeler une entreprise d’idéologie démocratique dont la revue veut être le centre nerveux.
versac: Jurys populaires : la confiance ou l'organisation de la défiance ?
-
En France, l'urgence me semble être dans l'avènement de contre-pouvoirs indépendants et forts, d'autorités d'évaluation qui servent à quelque chose et soient suivies, (mais aussi de fondations et de think tanks, par exemple, effectivement autonomes), plus que dans le fait de lancer des comités trucs ou choses permanents et institutionnalisés. Le jury de citoyens, c'est un luxe pour scandinaves qui ont une démocratie qui fonctionne.
Notation: * = Private bookmark and comment|… = Clipping [?] | … = Public highlight [?]


