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Michel Roland's Library tagged lecture   View Popular

02 Apr 08

Onward and Upward with the Arts: Future Reading: Reporting & Essays: The New Yorker

  • Without leaving Manhattan, Kazin read his way into “lonely small towns, prairie villages, isolated colleges, dusty law offices, national magazines, and provincial ‘academies’ where no one suspected that the obedient-looking young reporters, law clerks, librarians, teachers would turn out to be Willa Cather, Robert Frost, Sinclair Lewis, Wallace Stevens, Marianne Moore.”

    It’s an old and reassuring story: bookish boy or girl enters the cool, dark library and discovers loneliness and freedom. For the past ten years or so, however, the cities of the book have been anything but quiet. The computer and the Internet have transformed reading more dramatically than any technology since the printing press

  • The rush to digitize the written record is one of a number of critical moments in the long saga of our drive to accumulate, store, and retrieve information efficiently. It will result not in the infotopia that the prophets conjure up but in one in a long series of new information ecologies, all of them challenging, in which readers, writers, and producers of text have learned to survive.
  • 13 more annotations...
21 Nov 07

Transnets » Blog Archive » Livre 2.0: débat et passions

  • “J’adore me poser sur un fauteuil confortable pour une longue lecture. A mesure que je me relaxe sur le fauteuil je me détends également dans les mots, les histoires et les idées de l’auteur. Le livre physique est un objet si élégant qu’il s’estompe à l’arrière-plan. Le papier, la colle, l’encre et les coutures qui font le livres disparaissent et ce qui reste est l’univers de l’auteur.”

interdisciplines : The Future of Web Publishing : Lorsque les écrits de réseaux cristallisent la mémoire des outils, des médias et des pratiques

  • Nous savons que le passage de l’oral
    à l’écrit s’est notamment traduit dans notre société par un phénomène de sémiotisation
    visuelle de la pratique à travers l’espace de la page. Autrement dit, si je
    reprends les travaux d’Illich sur Le Didascalicon ou L’Art de lire
    de Hugues de Saint Victor
    qui sont exemplaires en la matière, nous assistons
    dans l’Occident médiéval, au tournant des XIIe et XIIIe
    siècles, à la deuxième révolution fondamentale du livre ; la première étant
    liée au passage du volumen au codex[21].

Du lisible au visible CHAPITRE 6

  • Au-delà de son souci de la mise en page, Pierre Lombard est également conscient - que l'acte de lire s'insère dans un nouveau rapport au temps. Il veut alléger le fardeau de l'étudiant et rendre sa lecture plus rapide. Pour réduire la nécessité de feuilleter longuement les pages, il donne des titres de chapitres qui permettent au lecteur de trouver immédiatement ce qu'il cherche. Il dispose ses sententiae de manière telle que " celui qui_cherche n'ait pas besoin de tourner les pages de nombreux volumes, mais qu'il puisse trouver rapidement et sans effort ce qui l'intéresse ". Hugues insiste sur la patience, il demande que l'on savoure à loisir ce que l'on peut trouver dans la page. Pierre, lui, veut aider au maximum son élève à repérer facilement et vite le passage qu'il veut lire dans le livre.


    La lecture scolastique qu'invente la génération de Pierre Lombard fait contraste avec l'approche monastique d'un Bemard de Clairvaux, qui appelle ses moines à s'engager dans le dur labeur de " découvrir à grand-peine les délices cachées de l'Écriture ", et qui les met en garde devant " toute lassitude qui naîtrait des difficultés prévisibles qu'ils rencontreront dans cette quête ".

18 Nov 07

languagehat.com: THE SPACE BETWEEN WORDS.

  • A fascinating interview (from Jill Kitson's Lingua Franca radio show, to which I clearly should be paying more attention) with Paul Saenger, author of Space between Words: the Origins of Silent Reading (Palo Alto, Stanford University Press, 1997) (reviews here and here), whose basic point is that the gradual spread of marking word-breaks in writing, from Ireland (where it may have been picked up from Syriac manuscripts) to England and across Europe, made possible the development of silent reading, which we take so much for granted. A couple of extracts to whet your appetite:
  • Ivan Illich "In the Vineyard of the Text" attributes silent reading to St. Augustine. All of his books are fascinating, including this one.



    The same issues appear in Chinese, which is normally unpunctuated in any way, though the script does separate words if they're monosyllabic.

interdisciplines : The Future of Web Publishing : Lorsque les écrits de réseaux cristallisent la mémoire des outils, des médias et des pratiques

  • Nous savons que le passage de l’oral
    à l’écrit s’est notamment traduit dans notre société par un phénomène de sémiotisation
    visuelle de la pratique à travers l’espace de la page. Autrement dit, si je
    reprends les travaux d’Illich sur Le Didascalicon ou L’Art de lire
    de Hugues de Saint Victor
    qui sont exemplaires en la matière, nous assistons
    dans l’Occident médiéval, au tournant des XIIe et XIIIe
    siècles, à la deuxième révolution fondamentale du livre ; la première étant
    liée au passage du volumen au codex[21].

IN THE VINEYARD OF THE TEXT

  • The following is excerpted from lllich's unpublished book, In The Vineyard of the Text A Commentary to Hugh's Didascalicon, and from a recorded conversation between Illich and David Cayley for the Canadian Broadcasting Corporation.

Ivan Illich, Du lisible au visible

  • Désormais, la lecture livresque peut être clairement reconnue comme un phénomène daté, et non comme une étape logiquement nécessaire vers l'usage rationnel de l'alphabet; comme un mode, parmi d'autres, d'interaction avec la page écrite; comme une vocation particulière entre beaucoup, cultivée par certains, d'autres s'orientant différemment.
17 Nov 07

Alain Giffard: hugues de saint victor

  • Historiquement, le XII ème siècle est un siècle de transition pour la lecture. Hugues formule un devoir universel d’étudier en s’appuyant sur la lecture, devoir qui s’impose non seulement aux moines, et aux élèves de l’Abbaye, mais à l’ensemble des citadins. Plus précisément, il tourne la page de la lecture monastique (les pieux marmotteurs), et prépare la lecture scolastique, qui s’appuie sur la visibilité de la page.
  • Dans le DE GRAMMATICA, Hugues apporte une contribution consistante à l’évolution de la ponctuation.







    Il donne l’inventaire des différents signes utilisés depuis Alexandrie : signes de ponctuation et signes diacritiques (accents). Dans la lignée d’Isidore de Séville, il intègre les « notae », signes d’annotation critique dont certains deviendront des signes de ponctuation courante.







    Cette préoccupation technique situe bien Hugues de Saint Victor dans le mouvement de développement de la lecture silencieuse, comme Pierre Saenger le souligne (« C’étaient là précisément les procédures largement visuelles que les nouvelles techniques de restructuration du texte écrit facilitaient »).

La résistance du livre - Bloc-notes de Jean-Michel Salaün

  • Sans prétendre avoir la totalité de la réponse, je crois que l'on a négligé jusqu'ici une dimension essentielle de l'explication : la mesure temporelle du livre, inscrite, cristallisée dans sa forme. Un lecteur qui parcourt un codex, lit et tourne les pages, a son attention accaparée par son activité. Autrement dit, un livre peut être mesuré autant par son nombre de pages que par son temps de lecture (qui variera selon l'habileté et la stratégie du lecteur).

L'écrit et l'écran, une révolution en marche, par Roger Chartier

  • En brisant le lien ancien noué entre les discours et leur matérialité, la révolution numérique oblige à une radicale révision des gestes et des notions que nous associons à l'écrit. Malgré les inerties du vocabulaire qui tentent d'apprivoiser la nouveauté en la désignant avec des mots familiers, les fragments de textes qui apparaissent sur l'écran ne sont pas des pages, mais des compositions singulières et éphémères.

    Le livre électronique ne donne plus à voir par sa forme matérielle sa différence avec les autres productions écrites. La lecture face à l'écran est une lecture discontinue, segmentée, attachée au fragment plus qu'à la totalité. N'est-elle pas, de ce fait, l'héritière directe des pratiques permises et suggérées par le codex ? Celui-ci invite, en effet, à feuilleter les textes, en prenant appui sur leurs index ou bien à "sauts et gambades" comme disait Montaigne, à comparer des passages, comme le voulait la lecture typologique de la Bible, ou à extraire et copier citations et sentences, ainsi que l'exigeait la technique humaniste des lieux communs.

    Toutefois, la similitude morphologique ne doit pas faire illusion. Comment maintenir le concept de propriété littéraire, défini depuis le XVIIIe siècle à partir d'une identité perpétuée des oeuvres, reconnaissable quelle que soit la forme de leur transmission, dans un monde où les textes sont mobiles, malléables, ouverts, et où chacun peut, comme le désirait Michel Foucault au moment de commencer, "enchaîner, poursuivre la phrase, se loger, sans qu'on y prenne bien garde, dans ses interstices" ?

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