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InfoSexoWeb -- Thèse on 2009-11-14
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Déscarries-Bélanger et Roy croient que le consensus se maintiendrait autour de l'oppression des femmes, c'est-à-dire sur la croyance en l'inégalité dans les rapports de pouvoir et sur une tentative à expliquer comment et pourquoi perdurerait l'intériorisation, par les deux sexes, de l'idéologie sexiste.
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De leur côté, Déscarries-Bélanger et Roy visaient à démontrer par leur classification, la diversité et la complexité des débats qui auraient traversé et traverseraient encore le mouvement des femmes, et de les situer dans leur environnement théorique.
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Selon Déscarries-Bélanger et Roy, le choix de l'interprétation conceptuelle de l'oppression et de la libération serait la source des différences existant entre les courants de pensée féministes.
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selon l'interprétation de la cause de l'oppression et de la stratégie de libération.
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La démarche de Déscarries-Bélanger et Roy se distinguerait des autres par la démonstration de l'interdépendance et de la continuité entre certains courants de pensée malgré leurs différences. Elles démontrent que les frontières et les limites ne seraient pas limpides entre les courants de pensée
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Considérant notre sujet d'étude, il s'avérait difficile d'établir une grille d'analyse féministe unique qui aurait été complète en elle-même
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Afin de nous permettre de réaliser cette étude, il nous était nécessaire d'identifier les courants de pensée féministes pouvant le plus alimenter notre réflexion. Étant donné le caractère varié et multiple des courants, un courant unique ne nous offrait pas de grilles d'analyse complètes nous permettant d'analyser de façon appropriée le désir sexuel des femmes
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Le féminisme de la fémelléité est un courant de pensée qui est l'oeuvre de philosophes, de psychologues et de femmes de lettres. Il est représenté principalement par des auteures françaises. Il apporterait une analyse plus métaphorique que matérialiste ce qui l'amènerait à être âprement critiqué par les féministes américaines qui ne le jugeraient pas suffisamment revendicateur et n'ayant pas une grande portée politique.
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À travers sa critique de la théorie de Freud sur la sexualité humaine, Irigaray, dans son livre Spéculum de l'autre femme, démontre comment la femme n'aurait droit à son existence qu'en fonction de balises masculines
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Cette féminité qu'on exigerait qu'elle incarne la confinerait à un statut d'objet, à un rôle passif. C'est une féminité qui la ferait s'exhiber, se montrer telle une marchandise. Elle serait alors celle qu'on utiliserait, vendrait et échangerait. Être femme et féminine comme on exigerait qu'elle le soit demanderait à la femme, outre le détachement de soi, l'abnégation de soi, un contrôle d'elle-même de tous les instants, un ajustement perpétuel et une poursuite incessante d'une féminité inaccessible.
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Afin de remédier à cette définition désincarnée de ce que serait et devrait être une femme, les tenantes du féminisme de la fémelléité apportent une nouvelle définition tirée de l'expérience personnelle même des femmes. En écrivant leur expérience, en parlant de leur vécu à travers leur sexualité et leur maternité, les auteures tenteraient de construire un nouveau modèle de la femme, du féminin, de la féminité et de la maternité.
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Le courant de pensée du féminisme radical de la spécificité, si l'on compte l'identité féminine étayée par le féminisme de la fémelléité, offrirait un deuxième axe d'analyse de la sexualité soit un questionnement des rapports au corps. Déscarries-Bélanger et Roy sont d'avis que ce courant de pensée se serait tourné vers des stratégies d'intervention et une réflexion s'adressant prioritairement aux conditions concrètes de la vie des femmes.
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L'oeuvre du collectif mené par Haug, en plus d'incarner l'alliance possible entre certains courants de pensée, soit celui de la fémelléité, celui de la spécificité et celui du radical matérialiste, démontre comment les femmes acquerraient leur identité (en réponse aux attentes sociétales) par le biais de leur corps, comment elles seraient sexualisées par leur corps.
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Haug et al. soulignent l'importance qui serait accordée aux vêtements par les femmes. Le vêtement deviendrait important car il serait celui qui définirait la femme, le type de femme qu'elle serait. D'autre part, elles expliquent le rôle qui serait joué par les normes de beauté corporelle chez les femmes comme la recherche du poids idéal. Ces normes de beauté détermineraient leur relation avec elles-mêmes, avec leur corps. Ce serait donc le contrôle qu'elles auraient sur leur corps qui démontrerait leurs capacités à respecter les normes.
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Un des points importants du livre de Haug et al. est leur perception de la participation active des femmes à leur propre socialisation. Important car en contradiction avec beaucoup de penseures féministes, mais aussi important car elles y verraient là la clé permettant aux femmes leur libération.
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Ce contrôle social se matérialiserait par l'appropriation du corps des femmes à travers des conditions matérielles et culturelles. Soulignant l'apport des auteures féministes françaises concernant les courants de pensée, Bordo précise toutefois qu'elles offriraient peu de matériel concret d'analyse du corps de la femme comme lieu de contrôle social.
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Le courant de pensée du féminisme radical matérialiste, ayant comme objet d'analyse les manifestations tangibles de violence et de contrôle social à l'égard des femmes par le viol, la pornographie, ou autres, serait celui qui aurait généré le plus d'écrits traitant de ce sujet.
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ASSÉ » Documents » Femmes et féminismes on 2009-11-14
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Le féminisme égalitaire, ou libéral, ou réformiste est en quelque sorte le premier type de féminisme de l’histoire. Les premiers mouvements organisés tels que les suffragettes, et les groupes de pression pour les réformes légales (droit au travail libre, droit au salaire, droit d’être une personne civile à part entière, etc.) faisaient partie de cette catégorie.
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Le féminisme égalitaire, ou libéral, ou réformiste est en quelque sorte le premier type de féminisme de l’histoire. Les premiers mouvements organisés tels que les suffragettes, et les groupes de pression pour les réformes légales (droit au travail libre, droit au salaire, droit d’être une personne civile à part entière, etc.) faisaient partie de cette catégorie.
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Selon le féminisme égalitaire, la principale source de conflit entre les sexes est socioculturelle et viendrait des rôles socialement imposés par la division sexuelle du travail. C’est pourquoi ce courant revendique l’égalité de droit et de fait pour les femmes c’est-à-dire un accès égal à l’éducation, aux sphères du pouvoir économique et politique, à l’emploi, à toutes les ressources sociales, économiques et politiques, au contrôle du corps et de la reproduction, etc. Bref, les féministes égalitaires dénoncent l’iniquité salariale, les ghettos d’emplois féminins (infirmières, enseignantes, éducatrices, etc.) et favorisent les mesures de discrimination positive. Enfin, ce qu’elles préconisent d’abord et avant tout comme outil de changement social c’est l’éducation et la socialisation des jeunes filles.
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Il est important de noter que le reférent du féminisme égalitaire, c’est-à-dire le modèle qui fait "autorité", ce vers quoi il faut tendre, c’est l’homme.
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La seconde critique qui est souvent portée envers ce mouvement c’est d’avoir créé le mythe de la "super woman". Ce mythe stipule que les femmes ne doivent se priver de rien
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Enfin, cette critique est souvent le fait de groupes conservateurs qui cachent difficilement leur souhait de voir les femmes retourner au foyer et nous devons donc nous en méfier.
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Il faut toutefois reconnaître le principal avantage de ce courant : c’est celui qui a réussi à rejoindre le plus de femmes. Par sa stratégie concertationniste et son refus de briser les liens avec l’ordre établi, ce courant s’est assuré une présence stable et subventionnée au sein de notre société, ce qui a permis la production d’études sur les inégalités, leurs coûts et leurs conséquences.
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Enfin, le féminisme égalitaire est placé aujourd’hui devant une lutte nouvelle puisque sa pertinence est contestée. Devant les changements énormes qu’a subis la société au cours des 30 dernières années, devant le succès des Thatcher et Rice, plusieurs remettent en question la pertinence du féminisme et de ses grosses machines subventionnées.
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s’il y a eu progrès, il reste encore du chemin à faire
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Le féminisme radical se développe à la fin des années 1960 en réaction, d’une part au machisme de la gauche et d’autre part, à l’androcentrisme des sciences, en particulier des sciences humaines et de la psychanalyse.
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Ce courant du féminisme peut se diviser en trois (3) branches,
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le corps des femmes est la marque sociale de l’appropriation privée et collective des femmes par les hommes
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comme il existe des classes sociales, il existe aussi des "classes de sexe". La classe des femmes est la classe opprimée sur la base de son identité sexuelle, à des fins de reproduction biologique et de production économique
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Les objectifs du mouvement radical sont ambitieux, le premier étant l’abolition du système patriarcal et des rapports d’oppression. Ces féministes veulent aussi une redéfinition des rôles et des modèles sociaux en dehors des contraintes biologiques. Elles arguent en effet que l’infériorisation des femmes ne s’explique pas par des arguments d’ordre biologiques mais bien par des arguments sociaux.
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Le féminisme radical critique d’ailleurs cette séparation arbitraire entre le domaine public réservé aux hommes - milieu politique, monde du travail, des communications, etc. - et le domaine privé réservé aux femmes - la maison, l’éducation des enfants, les tâches domestiques, etc. C’est pourquoi leur leitmotiv est "le privé est politique" puisque derrière cette séparation se cache l’inégalité d’accès au domaine public et l’oppression gardée secrète de la mère-épouse-ménagère confinée au foyer.
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Enfin, contrairement au féminisme égalitaire, les radicales refusent de se définir par rapport aux hommes. Si leur référent est "la femme", ce n’est pas tant comme modèle à suivre mais comme sujet d’étude puisqu’elles préconisent la destruction des modèles et des rôles traditionnels définis par le sexe. C’est pourquoi elles vont plutôt analyser la famille, le mariage et la maternité comme étant des lieux d’oppression en tant qu’institutions du système patriarcal.
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Le féminisme radical matérialiste est né d’un désir d’autonomie par rapport au socialisme et supporte l’idée que le système patriarcal ne soit pas qu’une simple idéologie du système capitaliste mais une entité à part entière. Le patriarcat est donc un système de relations sociales basé sur une hiérarchie entre les sexes, rendue possible par une solidarité entre les hommes qui leur permet d’avoir une autorité sur les femmes qui vivent une oppression individuelle et collective.
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l’appropriation du temps des femmes
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Suite à l’étude de ces rapports d’appropriation, les féministes radicales matérialistes concluent que les séquelles de cette appropriation individuelle des femmes sont la perte d’individualité et d’autonomie bref, l’aliénation. Les femmes ne sont cependant pas appropriées qu’individuellement mais aussi en tant que classe et ce, de plusieurs façons.
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Le féminisme de la spécificité a choisi de mettre davantage l’accent sur les conditions concrètes de la vie des femmes, sur le vécu, la réalité. À ce titre, les théoriciennes et militantes de ce courant s’intéressent aux rapports au corps, à l’amour et à la maternité-institution.
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création de nouvelles pratiques
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Le courant féministe radical lesbien considère l’hétérosexualité comme étant la source par excellence de la domination des hommes sur les femmes en conséquence de quoi le lesbianisme est présenté comme un choix politique.
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Le courant de la fémelléité est né essentiellement dans une phase pessimiste et négative du féminisme. Il s’est d’abord constitué en réaction face à l’immobilisme généralisé de la société et des structures machistes en particulier. Il est aussi issu de l’attraction des valeurs normatives que sont les discours sur l’amour, l’hétérosexualité, l’amour maternel et d’un sentiment de culpabilité de la part des femmes. Enfin, ce courant fait son apparition au début des années 1980, alors même où les projets de société plus collectiviste étaient mis de côté au profit d’un individualisme tenace.
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courant théorique axé sur "l’espace féminin", sur l’existence d’un territoire, d’un savoir, d’une éthique et d’un pouvoir féminin.
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reconnaissance de cette différence
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Leurs revendications vont donc tourner autour de thèmes tels que la réappropriation de la maternité, de la sexualité et de la jouissance en dehors des contraintes du phallocentrisme et des valeurs marchandes, la libération de l’imaginaire féminin.
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Ce courant un peu étrange a à la fois des prétentions socialisantes - l’ordre social est imposé par les hommes et non par la nature - et essentialistes - la maternité est le lieu et l’espace distinctif des femmes.
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Google Traduction on 2009-10-29
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Météo Montréal on 2009-10-29
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Communauto on 2009-10-29
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pensées d'occasion on 2009-10-29
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Using CLAN on 2009-10-24
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#1216 (French citation style issues) – Zotero on 2009-10-24
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Zotero francophone on 2009-10-23
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Dropbox - Dropbox - Secure backup, sync and sharing made easy. on 2009-10-20