Recent Bookmarks and Annotations
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Forum référencement Google, emarketing, webmaster... de WebRankInfo on 2009-11-26
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Facebook Mass Friend Selector for Greasemonkey on 2009-11-23
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Organizing for America | BarackObama.com | la vidéo victorieuse du contest pour la healthcare reform on 2009-11-17
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Vertus démocratiques de l’Internet - La vie des idées on 2009-11-13
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Internet a incorporé un code politique particulier, une forme de vie démocratique qui lui est, si ce n’est propre, du moins suffisamment idiosyncrasique pour lui être associée.
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’élargissement radical de l’espace public qu’il a favorisé. C’est d’ailleurs de ce rôle qu’Internet est le plus souvent crédité. Il a désenclavé l’espace fermement contrôlé et contenu de l’expression publique en l’ouvrant à de nouveaux énonciateurs.
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Le web a libéré la parole en donnant l’impression de contester l’autorité de ceux qui bénéficiaient jusqu’alors du monopole d’accès à l’espace public – journalistes, hommes politiques et experts
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1. La présupposition d’égalité
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L’autorité du statut, en tant que telle, n’y reçoit qu’une très faible légitimité quand elle ne fait pas l’objet d’une mise en suspens délibéré ou d’une contestation implicite
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La présupposition d’égalité sur Internet – à cet égard Wikipédia constitue une figure exemplaire – vise à n’évaluer et à ne hiérarchiser les personnes qu’à partir de ce qu’elles font, produisent et disent, et non à partir de ce qu’elles sont
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L’exclusion des immobiles
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Comme dans toute forme en réseau, la promotion des agissants est extraordinairement excluante. Les mobiles disqualifient les immobile
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Il reste cependant possible d’apporter des correctifs à ces inégalités cachées si l’on accepte d’élargir la notion de participation vers des formes d’expression moins exigeantes socialement et culturellement. À cet égard, la leçon démocratique à laquelle invite cette présupposition d’universalité des compétences est la réhabilitation des formes infimes, incomplètes, futiles et murmurantes de participation. Ce qu’Internet nous apprend, c’est qu’il est possible de faire émerger une plus grande variété de définitions des qualités des personnes sans les ordonner immédiatement sur des axes de légitimité produisant des disqualifications symboliques.
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2. La libération des subjectivités
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le réseau des réseaux a aussi accueilli, rendu visible et encouragé l’expression tous azimuts des subjectivités
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plasticité des formes de visibilité
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La dépolitisation narcissique
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L’effervescence subjective du web n’est-elle pas alors la marque d’une forme de désengagement politique au profit d’un culte narcissique et consommatoire de l’individualité triomphante ?
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les nouvelles formes d’expression de l’Internet ne cherchent pas uniquement à ouvrir l’espace public « oligarchique » à une périphérie de nouveaux locuteurs. Elles pluralisent et distribuent autrement les formes de la parole politique, en empruntant des langages et en habitant des espaces que la politique conventionnelle, bien souvent, ne sait pas reconnaître.
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Dans nombre d’usages participatifs de l’Internet, notamment sur les plateformes de réseau social, les utilisateurs ne s’adressent pas à cet agrégat d’anonymes unifiés en une fiction abstraite et surplombante qui figure le public dans les architectures normatives de l’espace public, mais à un groupe plus ou moins circonscrit de proches.
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Cette porosité entre l’espace conversationnel et l’espace public est aussi au principe de nouvelles formes de mobilisation et d’organisation de l’action collective
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La prophétie deleuzienne du passage d’une société disciplinaire à une société de contrôle prend ici tout son sens, puisque, décentralisée et distribuée, la surveillance devient un contrôle que chacun ne cesse d’effectuer sur les autres et sur soi-même.
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trois autres vertus démocratiques de l’Internet engagent la manière dont apparaissent (la force des coopérations faibles), fonctionnent (l’auto-organisation) et se légitiment (la légitimité ex-post) les formes collectives sur le web
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Internet produit des collectifs sensiblement différents de ceux qui émergent dans le monde réel
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Les « communautés » de l’Internet sont électives. Elles ne ressemblent en rien à l’image villageoise et tribale que certains cherchent à réanimer en usant du vocable communautaire, afin de donner un supplément d’âme ou un enracinement territorial aux collectifs de l’Internet. Elles se présentent plutôt comme le résultat collectif d’un ensemble d’actions individuelles qui, initialement, n’étaient pas ou peu guidées par le genre d’intention que l’on prête ordinairement au souci de s’engager derrière les valeurs partagées par une communauté. Elles ne résultent donc pas du modèle traditionnel de la communauté de destin, d’identité ou d’appartenance qui présuppose l’existence, chez les individus, d’une valeur ou d’un attribut incorporé à leur personne préalablement à leur engagement
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Ce n’est qu’en de rares occasions que ces « coopérations faibles », au terme d’un long travail de consolidation et de renforcement des liens entre les participants font apparaître des normes et des valeurs que les acteurs endosseront comme attributs identitaires en s’engageant explicitement dans la prise en charge de tâches collective
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La fragilité des engagements
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’affaiblissement des ressorts intentionnels de l’action finalisée
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Dire que les acteurs découvrent dans l’interaction le sens de leur engagement et produisent ainsi leur identité est au cœur des éthiques de la discussion et nourrit les débats actuels sur la reconnaissance
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5. Les vertus de l’auto-organisation
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Clay Shirky soutient que le monde numérique bouleverse le séquençage temporel de l’action collective. Dans le modèle traditionnel de formation des collectifs, les individus qui partagent d’abord des valeurs communes, établissent ensuite entre eux des mécanismes de coordination afin de partager enfin des ressources. Dans le modèle des « coopérations faibles », la séquence est inversée : les individus partagent systématiquement leurs ressources, afin de découvrir des personnes avec lesquelles ils se coordonnent, pour produire ensemble des valeurs communes
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sur Internet, la mise en partage est préalable à la coordination
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C’est sur ce principe que les formes sociales les plus novatrices de l’Internet, le logiciel libre, Wikipédia, les Creative Commons, les API (Application Protocol Interface) ouvertes, etc., se sont développés pour fabriquer du commun à partir d’engagements hétérogènes.
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Dans le monde réel, les collectifs « tiennent » parce que les personnes qu’ils réunissent possèdent déjà un système de valeurs et d’intérêts suffisamment proche pour être incités à se coordonner. Dans le monde numérique, ces valeurs partagées sont une production émergente des interactions entre les participants qui incorporent progressivement des identités et des croyances collectives. Mais, surtout, en raison de la diversité et de l’hétérogénéité des participants, les collectifs de l’Internet se définissent moins par des valeurs partagées que par des procédures communes
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ces collectifs sont (relativement) a-centrés et délèguent très rarement au centre le droit de parler au nom du collectif et de le représenter. Enfin, la plupart des procédures décisionnelles empruntent la forme du consensus et du compromis
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La bureaucratie procédurale
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apparaître des types d’autorité et de gouvernance parfois problématiques et difficilement soutenables
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L’espace public traditionnel est le résultat d’un long processus de professionnalisation et de domestication des locuteurs qui a donné naissance à la production de statuts réservés pour ceux qui prennent la parole en public, à une organisation syndicale de la presse et de l’édition et à des outils juridiques de protection de la liberté d’expression. D’exigeantes règles de publicité administrent un contrôle a priori
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En abolissant la double épreuve de sélection des qualités des énonciateurs et de contrôle a priori de leurs énoncés, visibilité et publicité ne sont plus empiriquement synonymes
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L’attribution d’un caractère d’importance à un énoncé ne résulte pas d’une sélection préalable par un corps spécialisé, mais est la conséquence d’une hiérarchisation ex-post effectuée par les internautes en fonction de leur position dans la structure des réputations sur la toile
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Les classements produits par ce processus de « hiérarchisation par la foule » ont certes un fondement numérique [
24], mais cette numération ne procède pas, à la manière d’une mesure d’audience télévisée, d’une opération de consultation à base représentative.
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L’écrasement de la diversité
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ce mode de légitimation « par la foule » ne peut faire oublier la réalité autrement plus complexe et imbriquée de la formation de la notoriété sur Internet. La structure des liens entre sites donne à voir un paysage extrêmement inégalitaire et hiérarchique. Les effets de la concentration des autorités (« hubs »), des stratégies de visibilité développées par les acteurs et de la structuration inégale des liens sur la toile jouent un rôle décisif sur les classements dans l’univers numérique
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les promoteurs d’un Internet ouvert et coopératif étaient aussi les premiers (et les plus habiles) utilisateurs de l’Internet et qu’ils constituaient une communauté d’utilisateurs aux propriétés très homogènes (blancs, masculins, occidentaux et cultivés – comme en témoignent avec constance les enquêtes sociographiques sur ceux qui en constituent l’avant-garde, les développeurs de logiciels libres)
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Les catégories politiques qui avaient servi à définir l’Internet des origines se trouvent comme prises en porte-à-faux par ce processus de massification des usages du réseau des réseaux
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il est préférable de réapprendre et de réaffirmer les principes de la forme politique de l’Internet des origines, afin d’accueillir la diversification des publics de l’Internet, plutôt que de s’y opposer en prenant une pose réactionnaire, condescendante ou élitiste.
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La délicate question du droit à l'oubli sur Internet on 2009-11-13
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Vertus démocratiques de l’Internet - La vie des idées on 2009-11-12
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Aux racines de l'identité nationale on 2009-11-08
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quand Fernand Braudel entreprit, à la fin de sa vie, une étude sur L'Identité de la France (parue en 1986, quelques mois après sa mort), il reconnut lui-même que l'emploi du terme ne lui avait pas été naturel : "Le mot m'a séduit, mais n'a cessé, des années durant, de me tourmenter"
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la référence au "national" : "Si l'on considère le sang qu'elle a fait couler au cours de l'histoire, (...) l'alibi qu'elle a offert à l'autoritarisme, au totalitarisme, au colonialisme, aux génocides religieux et ethniques, la nation me semble l'exemple privilégié d'une imagination maligne."
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"C'est quand il se sent menacé qu'un groupe éprouve la nécessité de radicaliser sa différence par rapport aux autres, explique-t-elle. Ce n'est pas un hasard si l'expression "identité nationale" est apparue dans les années 1980, quand la France perdait son leadership et se sentait, du coup, plus vulnérable." L'époque où le Front national s'est installé dans le paysage politique, et où l'immigration est devenue un sujet porteur en période électorale.
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Il y a un "nationalisme fermé" et un "nationalisme ouvert". Le "fermé", c'est celui de Barrès et de Maurras. C'est l'idée qu'on ne devient pas français, mais qu'on l'est parce que ses ancêtres l'étaient. C'est le culte de l'enracinement, l'accent mis sur l'hérédité, d'où la référence constante, chez Barrès, à la "terre" et aux "morts". En France, ce nationalisme-là s'est moins fondé sur la race que sur l'identité catholique, ce qui explique, autant qu'un rejet des immigrés, une tendance à vouloir démasquer les "mauvais Français" - c'est-à-dire, à la fin du XIXe siècle, les juifs et les protestants. En face, vous avez le nationalisme "ouvert", républicain, celui qui, dans le sillage de 1789, pense la nation comme le résultat de la volonté générale."
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Si une phrase de Barrès résume la première conception ("Le nationalisme, c'est l'acceptation d'un déterminisme", 1902), c'est une conférence d'Ernest Renan, prononcée en 1882 à la Sorbonne, qui est souvent citée comme fondatrice de la seconde. A la question "Qu'est-ce qu'une nation ?", l'historien répondait que celle-ci ne se définissait ni par la race, ni par la langue, ni par la religion, ni par la géographie, ni même par une communauté d'intérêts. Pour lui, la nation était une "grande solidarité", constituée par "les sacrifices que l'on a faits et ceux que l'on est disposé à faire encore". Si "elle suppose un passé", elle ne se conçoit pas sans "le désir clairement exprimé de continuer la vie commune". Une formule a fait florès : "L'existence d'une nation est (...) un plébiscite de tous les jours comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie.
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"Dans une République qui n'avait pas véritablement de Constitution, observe l'historien, ce sont les grandes lois qui ont servi de textes fondateurs : sur la liberté de la presse (1881), sur l'école (1881-1882), sur les syndicats (1884), sur la liberté d'association (1901), sur la séparation des Eglises et de l'Etat (1905)..."
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L'existence de ce "patrimoine commun de droits et de libertés", dont la liste est par définition ouverte, constitue ce que Vincent Duclert appelle donc l'identité démocratique de la France - expression qu'il préfère à celle d' identité nationale, dans la mesure où elle met l'accent sur un "projet politique" en devenir plutôt que sur une "définition essentialiste" fixée une fois pour toutes.
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EveryBlock — A news feed for your block on 2009-11-06
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Web de flux contre web de fond ? - novövision on 2009-11-06
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Malgré leurs faibles moyens, de plus en plus de sites Internet tentent de faire émerger l'information locale - LeMonde.fr on 2009-11-04
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