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Conflits sociaux : de la lutte au... suicide
Le phénomène n’est certes pas général, mais il devient aujourd’hui suffisamment significatif – et dramatique – pour essayer de comprendre ce qui se passe. Dans un climat social qui s’aggrave et caractérisé par une atonie inquiétante des victimes du système et de sa crise, ces suicides prennent incontestablement une dimension sociale et politique qui renvoie aux impasses du « mouvement social » et aux limites des dispositifs traditionnels de défense des salariés. Nous arrivons à la fin d’une époque.
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Exonérations de cotisations : un scandale permanent
"Les allégements de cotisations sociales coûtent de plus en plus cher à l’État. Un dispositif reconduit systématiquement, alors que son efficacité sur l’emploi reste toujours à prouver. C’est une sorte de scandale permanent. Seize ans déjà que cela dure. Lancée en 1993 (avec la « ristourne Juppé »), au nom de l’emploi, sans cesse amplifiée par la suite, par des gouvernements de droite et de gauche, au nom de la compétitivité des entreprises, ou des « compensations » à leur apporter lors du passage aux 35 heures, la politique d’exonération des cotisations sociales patronales ressemble à un train fou qui conduirait ses passagers droit dans le mur et que personne ne pourrait arrêter"
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Le projet de loi Carle sur le financement des écoles privées repasse à l'Assemblée
Le projet de loi Carle sur le financement des écoles privées repasse aujourd'hui à l'Assemblée. Révolution et régression en marche.\nAprès 9 mois de gestation dans les tuyaux de l'appareil législatif, le projet de loi Carle, qui avait été voté au Sénat le 10 décembre 2008, passera ce lundi 28 septembre 2009, devant l'Assemblée Nationale, après moult reports fleurant bon l'esquive sournoise du débat public.\nAvec ce projet de loi, une nouvelle étape, cruciale, va peut-être être franchie, dans le détournement des principes qui fondent le service public laïque de l'enseignement, mené par le gouvernement. Derrière la loi Carle en effet, se cache l'introduction subreptice et inédite en France, d'un chèque éducation pour les écoles privées, sur un air néo-libéral impatient de faire rimer éducation et consommation. Une entorse dangereuse aux principes républicains, qui depuis Jules Ferry, ont consacré le lien consubstantiel entre la Commune et son Ecole publique.
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Main basse sur l'école publique : un essai salutaire
Le gouvernement veut-il démanteler l'école publique ? Oui, répondent les auteurs d'un livre paru chez Demopolis. Pour l'enseignant Eddy Khaldi et la journaliste Muriel Fitoussi, le gouvernement entend saper les bases de l'école publique républicaine et pousser peu à peu classes moyennes et supérieures vers le privé.
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Denis Robert : "Echanges financiers transfrontaliers et paradis fiscaux"
C'est toujours un plaisir de lire ou d'entendre Denis Robert, "qu'on ne présente plus". Ici, il intervient lors d'un colloque, son intervention étant intitulée "Angle mort & villes fantômes". Quelques rappels bienvenus sur la nature du crime financier organisé, les paradis fiscaux, le capitalisme, la justice...
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Les Européennes, la vraie gauche et les médias : le blues du dessinateur… - Article11
Il y a deux soirs, le dessinateur Mathieu Colloghan a fait l’erreur de regarder les infos...
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Interview de Julien Coupat par Le Monde
Mis en examen le 15 novembre 2008 pour "terrorisme", soupçonné d'avoir saboté des caténaires SNCF, et toujours incarcéré. Extrait : "Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale" (...)
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Dieudonné rejeté par le mouvement de solidarité avec la Palestine
[Les blogs du Diplo] "Piégé par ses propres délires, par les encouragements de ses “conseillers”, pseudo-antisionistes, et par l’hostilité que lui ont manifesté la plupart des forces politiques en France, Dieudonné a franchi un cap décisif, peut-être irrémédiable, en s’alliant dans le cadre d’une liste dite antisioniste avec des personnalités douteuses dont certaines sont directement issues de l’extrême droite raciste (...) " (Le mouvement des Indigènes de la République)
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Haro sur les gauchistes de l’université !
[La valise diplomatique] “On a enfin une explication aux mobilisations qui secouent le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche depuis quatorze semaines : elles sont manipulées par l’extrême gauche ! Le 4 mai, le porte-parole de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) Frédéric Lefebvre fustigeait ainsi la « minorité de surexcités qui sacrifie pour des raisons idéologiques l’avenir des jeunes ». Le même jour, l’éditorialiste du Figaro, Yves Thréard, expliquait à ses lecteurs que l’université française « continue de creuser sa tombe par la faute de quelques enragés ». Dans la foulée, le socialiste François Hollande tançait « une extrême gauche qui cherche, pour des raisons qui lui appartiennent, à engager un conflit qui n’a que trop duré (1) ». Il crut même retrouver un instant des airs thoréziens en clamant : « à un moment, il faut savoir sortir d’un conflit », oubliant juste la seconde partie de la phrase prononcée en juin 1936 par le secrétaire général du Parti communiste français : « Dès l’instant où les revendications essentielles ont été obtenues. »
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Conditions de travail : « La crise sert à tester jusqu’où on peut aller dans la flexibilité »
[Basta !] "La crise, c’est aussi celle de l’organisation du travail qui prévaut depuis les années 70 et le déferlement de l’offensive libérale. Une organisation basée sur des ratios, des tableaux, des indicateurs tous plus fictifs les uns que les autres et un discours managérial lénifiant déconnecté de la réalité des ateliers, des bureaux, des universités ou des hôpitaux. François Daniellou, professeur en ergonomie (la prise en compte des propriétés de l’humain et de son travail dans la conception des systèmes) propose de repenser totalement la notion de « performance » dans l’entreprise : une performance qui serait basée sur l’écoute, le dialogue et la capacité créative des travailleurs et des collectifs. Une remise en cause du sens même du travail alors que stress et souffrances psychiques s’accentuent."
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Pour construire la grève générale reconductible
Appel de Grenoble (d'un collectif d'universitaires en lutte, baptisé ¡M.A.R.R.E.!) : "FORTS DE TROIS MILLIONS DE MANIFESTANTS DANS LES RUES, C'EST MAINTENANT QU'IL FAUT AGIR !!! CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE RECONDUCTIBLE POUR EXIGER UNE AUTRE POLITIQUE. SI NOUS SOMMES DES MILLIERS À SIGNER CETTE PÉTITION, NOUS POUVONS POUSSER LES DIRECTIONS DES PRINCIPALES CENTRALES SYNDICALES À PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS PAR RAPPORT À LEURS BASES" (...)
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Élisabeth Lévy trouve que, décidément, on ne parle pas assez du racisme anti-blanc
[Plume de presse] "Indignes aboiements d’une réac décomplexée"
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Devenir Media : l'activisme sur Internet entre défection et expérimentation [en accès libre]
[Par Olivier Blondeau et Laurence Allard] La politique sortira-t-elle indemne de sa confrontation à Internet ne servant qu'à « outiller » la démocratie ? Au-delà d'une approche étroite pour laquelle un outil technologique ou un média viserait à « ré-enchanter la démocratie », ce livre tente de montrer qu'Internet apparaît surtout comme un espace d'expérimentation politique articulant constamment « la rue et le cyberespace ». Pour toute une série d'activistes de par le monde, tous orphelins de la politique (altermondialistes, militants de la cause des sans-papiers, mouvements écologistes et anti-consuméristes, activistes de l'anti-copyright ou du logiciel libre, etc.), Internet constitue un véritable laboratoire dans lequel on cherche moins à « faire mal » et à « faire nombre » qu'à « faire sens ». Ce laboratoire d'expérimentation politique - dans lequel chacun cherche à « maîtriser sa parole de bout en bout » - permet de renouveler les causes, de reconfigurer les répertoires d'action de l'action politique, leurs intrigues narratives et leurs dramaturgies esthétiques au point que l'on peut parler d'un véritable « médiascape » dans lequel se construit un nouvel imaginaire politique à l'échelon mondial. Croisant les apports de la science politique et de la communication, de la sociologie pragmatique et des théories critiques de l'action collective, cette somme s'attache à récapituler les grandes étapes de l'activisme sur Internet au cours des dix dernières années (1995-2005) dans différentes régions du monde et à les situer dans leurs héritages culturels et historiques, du cinéma expérimental aux expériences des radios pirates en passant par les tactical media ou les situationnistes. Paru le 23 novembre 2007 aux Éditions Amsterdam
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Madame la MEDEF: une histoire de famille
[La Bataille socialiste] "Pour tous ceux qui n’ont pas pu écouter l’émission Là bas si j’y suis sur France inter hier, le site de l’émission a mis en ligne le reportage de François Ruffin sur l’entreprise familiale des Parisot, société qui dans la Somme appartenait au père et aux oncles de l’actuelle porte-parole du patronat français (avant d’être mise en redressement judiciaire en 2006), donnant la parole à de nombreux anciens salariés de la boîte. Édifiant"
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Quand le CRIF et Fillon dérapent
[Plume de presse] "La relaxe de Siné peut bien résonner comme un signal fort à leur adresse, il en faudrait plus pour calmer ceux qui ont coutume d’utiliser l’accusation d’antisémitisme comme une arme de terrorisme intellectuel - ce qui dessert in fine les juifs, en renforçant le vrai antisémitisme, comme l’explique Philippe Cohen dans son retentissant coup de colère contre Bernard Kouchner. Quelques jours après l’énoncé du verdict déboutant la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme se re tenait en effet le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)" (...)
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Pseudo retour de l’antisémitisme: un rituel au dîner annuel du Crif
[Rue89, par Laurent Mucchielli | Sociologue, directeur de recherches au CNRS] "Le 2 mars avait lieu le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Constatant une forte hausse des actes antisémites au début de l’année 2009, son président a déclaré que "l'antisémitisme est de retour" et que "aujourd'hui beaucoup de juifs en France ont peur". Une fois de plus, l’on joue ainsi à effrayer l’opinion publique en agitant le fantasme d’un "retour" des horreurs du passé. Ceci est pourtant facilement critiquable et l’on voudrait rapidement expliquer pourquoi. Il existe en France un organisme public qui collecte les données statistiques et études diverses relatives à l’évolution du racisme et de l’antisémitisme : la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) qui publie depuis 1990 un rapport annuel. Il existe en outre des travaux de science politique qui analysent l’évolution des opinions racistes et antisémites (lire le document à télécharger). Le pic d’actes antisémites constaté en janvier 2009 s’explique par une raison conjoncturelle : la guerre de Gaza" (...)
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Longue vie au dysfonctionnement !
[Le Monde Diplomatique, par François Brune] Parce que ce mot, dans la bouche de nos commentateurs, témoignent d'abord de leur soumission à l'ordre existant, il n'est pas inutile de relire ce texte de François Brune (2003)... : "L’emploi du mot « dysfonctionnement » focalise toujours l’attention sur la défaillance d’un élément partiel du système global, comme s’il s’agissait d’une exception confirmant la règle. Quelle que soit la catastrophe, c’est toujours un pépin mineur que l’on met en avant. Que de vastes systèmes technologiques, parfaitement opérationnels, puissent être à la merci d’une erreur infinitésimale, d’un talon d’Achille miniaturisé, cela ne semble alarmer personne. On proclame « dysfonctionnement », on persévère dans la voie royale d’une fonctionnalité aussi fragile que sophistiquée ; et malheur aux irréalistes, façon Ivan Illich, qui osent incriminer le système fonctionnel dans son ensemble. Lorsqu’un Airbus 320 s’écrasa sur le mont Saint-Odile, près de Strasbourg, il y a une dizaine d’années, un commentateur s’écria : « Pourquoi, à chaque accident, ose-t-on régresser au point de faire le procès du modernisme ? L’incident de parcours qu’est la défaillance technique d’un avion sophistiqué doit-il mettre en cause toute l’évolution ? » Incident de parcours... défaillance technique... irréversible évolution... Les effets pervers de la modernité « prouvent » l’excellence de la modernité" (...)
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A "Libération", le hall de la honte (ici, visité par l'affreux Laurent Joffrin)
"Florence Cousin, journaliste licenciée du quotidien Libération a entamé sa quatrième semaine de grève de la faim avec occupation du hall du "journal de Jean-Paul Sartre" sans que les journalistes et les lecteurs ne s'offusquent outre mesure. "Elle est nulle, nulle !" s'est écrié, mardi 3 mars, hors de lui, mais devant elle, Laurent Joffrin, le PDG. Florence travaille à Libération depuis 25 ans..."
Ce mardi 3 mars, à Paris, il fait un bel après midi et je décide d'aller voir par moi-même ce qui se passe dans le hall de ce quotidien (...)
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