Synthèse de tous les types de projets 2.0 de la médiation numérique, sur tous supports
Economie de l'attention, curation digitale, narration, leadership, FB,
Le nécessaire repositionnement des organisames documentaires
DOcumentaliste 2010 vol. 47 no 4P. 16
Bertrand Calenge, resposnable de la comunication BMLyon
Stratégie "hors les murs" : les nouveaux services développés sur internet n'amènent pas un nouveau public, mais sont utilisés par ceux qui fréquentent déjà le lieu physique :
- faire lire l'offre documentaire traditionnelle
-contribuer au transfert des savoirs : apprentissage des langues, littératie, soutien scolaire... rencontrent un succès très fort
- conservation de savoirs collaboratifs : photo-portail de Lyon, mémoire de la ville avec des photos raasemblées par ses habitants
Quatre principes qui fondemt uns stratégie du "hors les murs" :
- mobilité : servir le client où il est
- partenariat systématique avec tous les acteurs sociaux qui connaissent le terrain à fond
- adaptation cognitive : inventer de nouveaux services "Guichet du savoir"
- structuration : le "hors les murs" n'est pas un nouveau service en plus, c'est une action intégrée à la bibliothèque
"Nos services rencontrent une concurrence forte sur le web mais cela ne veut pas dire que nos services sont pour autant condamnés. Bien au contraire. Il s'agit bien plutôt, en effet, d'utiliser, d'intégrer, de digérer cette offre et de ne pas tant la considérer comme un menace que comme un complément ou comme une aide."
Shared by Lionel Dujol
Dans cet Atlas R. David Lankes décrit une nouvelle bibliothéconomie basée non pas sur des livres et des artefacts, mais sur la connaissance et l'apprentissage. Il suggère une nouvelle mission pour les bibliothécaires: Améliorer la société en facilitant la création et la diffusion des connaissances dans leurs communautés.
- Un troisième lieu durable : présence technologique et technique critique
- La technologie comme expérience : dispositif, récit technologique, gamification...
- la bibliothèque intelligente : environnement technologique
- la bibliothèque mobile : terrasse, divers lieux, mobile
- la bibliothèque comme média : concurrent d'AMazon, marketing, réseau social....
- l'espace d'incubation : ateliers numériques, mixage...
Repenser les moyens donnés aux bibliothèques, car de plus en plus d'utilisateurs utilisent le web ; et s'orienter vers le web sémantique
Le débat que j’ai lancé le 9 décembre dernier a donné lieu à de nombreuses réactions. Que ressort-il de ces diverses interventions, dont je remercie leurs auteurs ?
S’il s’était agi d’un vote, on aurait pu le qualifier de « soviétique » : en effet, seuls trois intervenants ont émis des réserves sur la pertinence du mot « bibliothèque » ! Selon le lieu et sa mission, on porte en effet un regard différent sur le terme et son usage : ces différences font la richesse de notre domaine, mais elles montrent « aussi la difficulté à exprimer ce que nous sommes », le mot recouvrant des réalités diverses. D’autre part, « notre terminologie avance aussi vite que nos métiers et des nouveaux termes éclosent de-ci-de-là, au gré des spécialisations et des institutions ; […] la plupart disparaîtront (et tant mieux), mais les perles s’imposeront par elles-mêmes ». Enfin, la création de nouveaux termes coïncide avec une nouvelle génération d’institutions qui, sans cela, souffrirait de la connotation négative souvent associée aux bibliothèques et aux bibliothécaires.
La grande majorité des personnes qui se sont exprimées est en faveur du maintien du terme et de son dérivé « bibliothécaire », pour les raisons principales suivantes :
· De nombreuses dénominations de fonction ne deviennent intelligibles pour nos interlocuteurs qu’à partir du moment où, pour les expliciter, il est fait usage des mots « bibliothèque » ou « bibliothécaire » dans la discussion
· Les nouvelles technologies, au sens large, représentent le moteur du changement rapide des bibliothèques, mais aussi de nombreux autres domaines professionnels ; elles sont en constante évolution et les nouvelles dénominations seront obsolètes et démodées dans quelques années, ce qui nous contraindra à un débat perpétuel, alors que « les modes passent, les bibliothèques demeurent ». Conserver le terme, c’est donc faire preuve de réalisme, en aucun cas de conservatisme
· La dénomination « bibliothèque » est une marque, ou un « brand » dans la terminologie anglo-saxonne, concept qui inclut « le nom bien sûr, mais aussi le symbole, le logo, le slogan et tout ce qui, dans l’imaginaire collectif, est associé à la marque ». Dès lors, il nous faut être conscients du fait qu’il y a aussi du négatif dans la marque « bibliothèque » : nous avons par conséquent avantage à nous présenter non pas en donnant un titre, « mais en décrivant en quelques mots bien choisis [notre] activité », car « en mettant en avant la valeur ajoutée de [notre] activité professionnelle, [nous pouvons] facilement contourner les préjugés ou les incompréhensions que renferme un nom »
· Il n’y a donc a priori pas de raison de changer un terme aussi polyvalent, mais il faut agir de manière à mettre en valeur sa modernité ; « c’est à chacun d’entre nous, dans la réalisation de notre travail quotidien et dans notre interaction avec le public, de renforcer l’actualité et l’utilité de nos services »
· La définition du terme « bibliothèque », proposée par l’IFLA (http://archive.ifla.org/III/wsis_af.html), est d’une actualité criante. Pour preuve, n’y trouve-t-on pas les affirmations suivantes : « les bibliothèques sont adaptées à toutes les étapes de la vie d'un individu », « les bibliothèques se présentent sous des formes variées », « beaucoup d'entre elles ont des structures hybrides », « le terme de bibliothèque s'applique souvent à la bibliothèque publique seule, alors qu'il en existe une quantité de types différents qui répondent aux besoins de groupes de clients divers » ?
Alors ? Que conclure ? L’un des intervenants dans le débat a très justement conclu qu’il « n’y a pas de terme adéquat pour intégrer les mille et une déclinaisons de nos métiers, de nos environnements professionnels si diversifiés, ni de possibilités de faire évoluer le vocabulaire aussi vite que les technologies que nous utilisons ». Je fais volontiers mienne cette conclusion toute provisoire, laquelle met l’accent sur le fait que la dénomination « bibliothèque » n’est elle-même pas la panacée !...
Je termine en insistant sur le fait que j’ai lancé ce débat de manière délibérément spontanée, dans la logique d’une liste de discussion telle que Swiss-Lib. Une mise en contexte plus large est nécessaire, si l’on veut analyser la question de manière approfondie, la problématique de départ étant plus complexe qu’elle ne peut en avoir l’air. En particulier, je me dois de préciser que ma casquette de vice-président de la CLP a une influence sur ma position personnelle, telle que je l’avais exprimée. L’évolution de la formation le démontre, celles et ceux qu’on appelle aujourd’hui des bibliothèques et des bibliothécaires font partie d’un seul et même grand domaine professionnel, dans lequel se trouvent également, par exemple, les archivistes. C’est l’une des difficultés auxquelles nous sommes confrontés dans ce débat sur les dénominations : quels termes employer, lorsqu’on veut faire référence au domaine dans son entier, à la formation documentaire dans son entier ? Loin de moi, bien entendu, l’idée d’exiger de nos amis archivistes de s’intituler, dorénavant, bibliothécaires !
Cordialement
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Michel GORIN
Vice-président du Comité suisse et du Comité du Groupe romand
CLP - Communauté de travail des bibliothèques suisses de lecture publique
p/a Haute Ecole de gestion - Dép. Information documentaire
Rte de Drize 7 - CH 1227 Carouge
+4122 388 17 88/00 - Télécopie : +4122 388 17 01
Il s'appelle Openculture.com. Il regorge de trésors tous entièrements gratuits qu'il est allé glané dans les alcôves ou les institutions de la toile mondiale. Et quand je l'ai découvert hier, après avoir rempli mon disque dur de pépites filmiques et musicales**, je me suis fait la réflexion suivante :
"Exactement le boulot de médiation, de contextualisation et de dissémination que devraient faire TOUTES les bibliothèques."