L’État autoritaire est un État dont l’étendue est maximale. Il est ainsi répressif ; mais il n’est pas nécessairement un Etat fort, c’est-à-dire capable de faire respecter l’état de droit, d’assurer ordre et stabilité [
48]. Au contraire : dans la plupart des cas, les autocrates affaiblissent l’Etat en détournant son appareil à leur profit. C’est en revanche l’inverse pour l’Etat minimal libéral : il est peu étendu, mais puissant, parce que concentré sur ses tâches essentielles, et parce que légitime aux yeux de la population. Or, force est de constater, ce que soulignent F. Fukuyama comme T. Carothers [
49], que la démocratisation exige le bon fonctionnement de l’Etat.