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04 May 12
Normand BrissettePour McKinsey Quarterly, l’économiste Brian Arthur, chercheur invité au Laboratoire de systèmes intelligents du Parc, le Centre de recherche de Palo Alto, professeur externe à l’Institut de Santa Fé et auteur de The Nature of Technology : What it is and H
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simonmartPour McKinsey Quarterly, l’économiste Brian Arthur, chercheur invité au Laboratoire de systèmes intelligents du Parc, le Centre de recherche de Palo Alto, professeur externe à l’Institut de Santa Fé et auteur de The Nature of Technology : What it is and How it Evolves (La nature des technologies : ce qu’elle est et comment et évolue) a livré une très intéressante réflexion sur l’économie numérique, qu’il a baptisée “La deuxième économie”.
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30 Oct 11
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21 Oct 11
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20 Oct 11
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CRM Metrixune très intéressante réflexion sur l’économie numérique, qu’il a baptisée “La deuxième économie”.
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michel moriceau"Brian Arthur estime que ces processus d’automatisation engendrent un changement qualitatif profond de l’économie et va impacter tout ce que nous faisons. La deuxième économie sera certainement le moteur de la croissance et le fournisseur principal de prospérité pour le reste de ce siècle, mais il ne peut pas fournir des emplois à tous”, ce qui signifie que la prospérité ne sera pas pour tous. Le principal défi de la deuxième économie réside donc “dans le déplacement de la production de la prospérité à la distribution de la prospérité”. Plutôt que de proposer une destruction créatrice de valeur, comme on la trouve dans le modèle Schumpeterien, la seconde économie telle qu’analysée par Brian Arthur détruit plus de valeur qu’elle n’en produit. Notre modèle économique basé sur l’innovation est-il en passe d’arriver à un seuil insoutenable comme nous le signale déjà l’impasse écologique ? "
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En 1850, explique-t-il, l’économie américaine était comparable à celle de l’Italie. 40 ans plus tard, elle était devenue la plus grande économie du monde. Que s’est-il passé entre les deux dates ? Le chemin de fer a relié le pays, donnant accès aux biens industriels de l’Est, réalisant des économies d’échelles et stimulant la fabrication.
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En 1850, explique-t-il, l’économie américaine était comparable à celle de l’Italie. 40 ans plus tard, elle était devenue la plus grande économie du monde. Que s’est-il passé entre les deux dates ? Le chemin de fer a relié le pays, don
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“les processus physiques de l’économie sont entrés dans l’économie numérique”
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Une économie “vaste, silencieuse, reliée, invisible et autonome (ce qui signifie que les êtres humains peuvent la concevoir, mais qu’ils ne sont pas directement impliqués dans son exécution). Son exécution est distance et mondiale, toujours active et infiniment configurable. (…) Elle s’autoconfigure, ce qui signifie qu’elle se reconfigure elle-même en permanence et à la volée, et, également, s’auto-organise, s’auto-architecture et s’auto-guérit.”
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“Cette seconde économie qui est sous la surface de l’économie physique, comme un énorme système de racines interconnectées, est semblable au système racinaire des arbres.”
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Cette seconde économie ne produit rien de tangible. Elle ne fait pas mon lit dans un hôtel ou ne m’apporte pas de jus d’orange le matin. Mais elle exécute l’économie physique. Elle aide au suivi des ventes et des stocks, elle permet d’obtenir des biens, de faire des calculs de conception, de facturer les clients, elle permet de faire naviguer les avions, elle aide au diagnostic des malades…
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La transformation profonde que décrit Brian Arthur ne concerne pas seulement les Etats-Unis, mais toutes les économies avancées. Le principe de cette seconde économie consiste à détecter quelque chose dans l’économie physique qui retourne alors une réponse appropriée. Un camion passe son chargement sous un capteur RFID, un grand nombre de calculs ont lieux, et des actions physiques appropriées sont déclenchées en réponse. Cela fonctionne un peu comme “l’intelligence” de l’organisme qu’évoquent les biologistes : s’il détecte quelque chose, il change son état interne et réagit de façon appropriée. Ce système n’implique pas nécessairement la cognition : une méduse n’a pas de cerveau, juste un filet nerveux qui lui permet de sentir son environnement et réagir de manière appropriée. Notre vaste réseau numérique mondial agit donc comme une couche neuronale de l’économie : “la deuxième économie constitue la couche de neurones de l’économie physique”.
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La révolution industrielle a consisté à développer un système musculaire, par la puissance du moteur. Désormais se développe un système neuronal, explique encore Brian Arthur.
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Selon lui, d’ici deux décennies, cette économie numérique va atteindre la taille de l’économie physique.
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“Dans la seconde économie, les emplois physiques ont tendance à disparaître”. Au début du XXe siècle, quand l’agriculture s’est mécanisée, il y a eu besoin de beaucoup moins de main-d’oeuvre agricole, explique encore Brian Arthur. Quelques décennies plus tard, il y a eu besoin de beaucoup moins d’ouvriers dans les usines. Désormais, dans les services de plus en plus “mécanisés”, nous avons besoin de beaucoup moins de personnes. Nous avons encore besoin de gens pour le jugement et l’interaction humaine… Mais beaucoup d’emplois humains disparaissent dans la seconde économie pour ne pas réapparaitre.
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“La deuxième économie sera certainement le moteur de la croissance et le fournisseur principal de prospérité pour le reste de ce siècle, mais il ne peut pas fournir des emplois à tous”, ce qui signifie que la prospérité ne sera pas pour tous. Le principal défi de la deuxième économie réside donc “dans le déplacement de la production de la prospérité à la distribution de la prospérité”.
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Elle va produire de la richesse, mais c’est sa distribution qui va produire des problèmes.
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Lorsque les emplois agricoles ont disparu, nous les avons remplacés par des emplois de fabrication, et quand ils ont disparu, nous les avons remplacés par des emplois de services. La richesse a toujours été plus ou moins bien répartie. Mais avec la transformation numérique, ce dernier réservoir d’emploi se contracte et nous adresse un nouveau défi.
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nous aurons peut-être enfin la liberté d’investir notre énergie dans des actes créatifs.
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Dans les grandes entreprises Américaines, les algorithmes sont en train de remplacer les doctorants, statisticiens et autres crânes d’oeufs
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la seconde économie telle qu’analysée par Brian Arthur détruit plus de valeur qu’elle n’en produit.
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19 Oct 11
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dreynaudPour McKinsey Quarterly, l’économiste Brian Arthur, chercheur invité au Laboratoire de systèmes intelligents du Parc, le Centre de recherche de Palo Alto, professeur externe à l’Institut de Santa Fé et auteur de The Nature of Technology : What it is and How it Evolves (La nature des technologies : ce qu’elle est et comment et évolue) a livré une très intéressante réflexion sur l’économie numérique, qu’il a baptisée “La deuxième économie”.
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Christophe Cyberlabe"Pour McKinsey Quarterly, l’économiste Brian Arthur, chercheur invité au Laboratoire de systèmes intelligents du Parc, le Centre de recherche de Palo Alto, professeur externe à l’Institut de Santa Fé et auteur de The Nature of Technology : What it is and How it Evolves (La nature des technologies : ce qu’elle est et comment et évolue) a livré une très intéressante réflexion sur l’économie numérique, qu’il a baptisée “La deuxième économie”."
.fr cloud-computing futur travail économie économie numérique article 2011
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“Dans les grandes entreprises Américaines, les algorithmes sont en train de remplacer les doctorants, statisticiens et autres crânes d’oeufs”, acquiesce Alain Sherter pour BNet. Au sein de l’industrie high-tech elle-même, l’informatique en nuage menace de rendre obsolètes le centre de données et les gestionnaires réseaux qui gèrent les systèmes d’information des entreprises.
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