This link has been bookmarked by 5 people . It was first bookmarked on 22 Jun 2009, by Rem Palpitt.
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27 Jul 09
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Il y a le constat que la presse papier généraliste de qualité est moribonde et qu’elle ne se relèvera peut-être pas de cette crise, aussi bien en France (Bernard Poulet), que dans les autres pays développés.
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On me concèdera de douter de solutions proposées ça et là, et relevées par Courrier Internationnal : faire payer Google, comme le voudraient bien certains éditeurs de presse en Europe et aux Etats-Unis, ou encore faire payer l’internaute en taxant les fournisseurs d’accès comme le demande le patron de Libération (qui doit juger encore insuffisant le gros chèque de subventions accordé par le gouvernement à l’issue des récents Etats-généraux de la presse).
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On en vient enfin aux contributions les plus intéressantes à mon avis, celles du sociologue Paul Starr et du grand penseur de la société en réseaux Yochai Benkler (pour The New Republic) : “La démocratie peut-elle survivre sans journaux ?”
Le sociologue Paul Starr se penche sur la fin des journaux et ses conséquences sur la démocratie. Il rappelle comment, certes avec leurs défauts et leurs insuffisances, les grands quotidiens américains (nationaux et locaux) ont joué un rôle décisif dans la formation et l’animation de l’opinion publique. Il souligne que ce rôle de “vigilance citoyenne”, notamment sur la façon dont est dépensé l’argent public, est un garde-fou contre le développement de la corruption. Si les journaux disparaissent, qui va jouer ce rôle ?
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“Aujourd’hui, le journaliste est un producteur d’information, de qualité ou non, d’ailleurs. Mais je crains qu’il ne devienne très vite un simple technicien de l’information, un peu comme dans les chaînes d’info où personne n’est plus spécialisé en rien et où les journalistes produisent à la chaîne des sujets formatés. En fait, je ne pense pas que l’info de qualité disparaitra corps et biens. Je pense en revanche qu’elle sera réservée à une élite capable de la payer très cher.”
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“La première chose, et la plus importante, que vous doivent (à vous, la société) les journalistes, c’est la vérité. Or la vérité, pas plus que la conscience, n’appartient à la catégorie des notions objectives. (…) La vérité n’est pas la même selon chacun, mais, si on n’a pas le désir de porter sa propre vérité à la société, aucune vérité n’est alors possible. Aujourd’hui, seule la réputation, le professionnalisme, le talent de celui qui écrit peuvent être des gages d’intégrité et de crédibilité. (…) C’est ainsi que le journalisme d’auteur, subjectif, est actuellement le plus objectif de tous.”
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Le blogueur est trop souvent l’écho d’une pensée médiatique, il relaye, ce qu’il a vu, lu ou entendu.
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Bref, en ce moment, les paradigmes tombent et l’univers du média de masse est à une croisée de chemins historique.
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04 Jul 09
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02 Jul 09
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“La première chose, et la plus importante, que vous doivent (à vous, la société) les journalistes, c’est la vérité. Or la vérité, pas plus que la conscience, n’appartient à la catégorie des notions objectives. (…) La vérité n’est pas la même selon chacun, mais, si on n’a pas le désir de porter sa propre vérité à la société, aucune vérité n’est alors possible. Aujourd’hui, seule la réputation, le professionnalisme, le talent de celui qui écrit peuvent être des gages d’intégrité et de crédibilité. (…) C’est ainsi que le journalisme d’auteur, subjectif, est actuellement le plus objectif de tous.”
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22 Jun 09
Rem Palpitt“Journalisme de guérilla” pour l’une, “journalisme d’auteur subjectif” pour l’autre… C’est en réalité le même programme. Cette alternative résume tout l’enjeu de la survie du journalisme aujourd’hui : auteur néo-gonzo, selon Barbara Ehrenreich et Andreï Arkhangeski, ou bien “simple technicien de l’information” selon Bernard Poulet (ce qui n’est qu’une autre manière de désigner “les forçat de l’info”, que Xavier Ternisien décrivait récemment dans Le Monde avec une certaine distance en parlant d’internet, feignant d’ignorer que… ça lui pend au nez tout autant !)…
Dans la réorganisation globale des médias qui se profile dès aujourd’hui, chaque journaliste devra donc choisir son avenir : ce sera le bagne… ou bien la guérilla.
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