Intitulée «La loterie des notes au bac, un réexamen de l’arbitraire de la notation des élèves», l’étude du chercheur Bruno Suchaut, diffusée par l’agence spécialisée en éducation AEF (1), va donner du grain à moudre aux partisans, de plus en plus nombreux, de la suppression du bac. Le chercheur lui-même conclut que «deux cents ans après sa création, la question se pose». Au-delà des injustices criantes de la notation, écrit-il, «il est évident qu’au fil des décennies, le bac a perdu de son intérêt en terme de sélectivité» et «sa dévalorisation est évidente». C’est l’un des arguments clés des adversaires du bac : avec 83,3 % de réussite en juin dernier, il serait devenu un examen largement symbolique et vide de sens.
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