This link has been bookmarked by 1 people . It was first bookmarked on 10 May 2008, by clémence antone.
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10 May 08
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Enfin, je crois que le système de rattrapage qui est proposé pour les élèves en difficulté ne permettra pas efficacement de leur apporter le soutien nécessaire : ils risquent de se sentir punis de venir en classe plus que leurs camarades, et cela pourra parfois être contre-productif.
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Je ne comprends pas pourquoi certains professeurs, parce qu'ils ont passé un concours plus difficile, ont moins d'heures de cours à effectuer, le plus souvent devant des élèves de centre-ville, et en étant plus payés.
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Le manque de reconnaissance sociale et financière des enseignants est effectivement très grave aujourd'hui. C'est l'une des principales raisons du malaise.
Probablement a-t-on profité de la féminisation massive de ce métier pour ne pas trop en augmenter les salaires, ce qui est proprement scandaleux.
Dans l'histoire pourtant, les professeurs n'ont guère été mieux payés qu'aujourd'hui. Mais ils jouissaient d'une estime sociale et d'un statut qui pouvaient compenser ce déficit financier.
Par ailleurs, les difficultés du métier étaient moindres : aujourd'hui, on attend du professeur qu'il assume des fonctions qui ont été progressivement abandonnées par la religion, la collectivité et la famille. On attend de lui qu'il promeuve des valeurs qui sont radicalement contraires à celles de la publicité et des médias.
On exige qu'il fasse réussir tous les élèves... Tout cela est, je crois, une évolution normale, mais qui nécessite de repenser la place de l'enseignant dans la société, la nature de ses missions, sa formation, et, bien évidemment, sa rémunération.
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Pour moi, enseigner, c'est faire de la pédagogie ! Je ne vois pas comment on peut faire de la pédagogie sans enseigner. Enseigner, c'est inventer des moyens pour transmettre des savoirs, et c'est cela la pédagogie.
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