This link has been bookmarked by 2 people . It was first bookmarked on 14 Dec 2009, by peir ric.
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15 Dec 09
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14 Dec 09
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Les critiques que l'entreprise rencontre aujourd'hui sont d'un autre type. Les premières résultent d'un ensemble de norme qui dépassent largement le cadre de la loi au sens traditionnel (droit positif sanctionné par une obligation).
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Le tout sur fond de judiciarisation de nos sociétés
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Sans oublier que pressions juridiques et morales sont amplifiées par la demande médiatique et par celle de l'opinion.
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Le tout incite l'entreprise à orienter son action en fonction de critères non économiques (moraux, environnementaux, culturels, sociétaux).
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Or il y a là un transfert du pouvoir qui échappe à un système d'autorité (la norme est puissante en fonction de sa source légitime, et notamment démocratique, et de sa procédure de mise ne œuvre qui lui donne une légalité formelle).
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Et qui repose de plus en plus sur des facteurs d'influence, faisant ainsi le pont entre l'obligation au sens traditionnel (droit positif plus sanction) et le registre de l'engagement délibéré dit citoyen.
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Second grand changement : l'entreprise est confrontée à de nouveaux acteurs avec qui elles entretient des rapports hors de la logique économique/utilitaire classique.
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Le vocabulaire du management reflète ces changements -
Il s'agit en somme pour l'entreprise d'influencer positivement sans subir négativement
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Troisième élément : L'entreprise doit répondre à de nouvelles exigences de preuve.
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Le principe de précaution en particulier renverse la charge de la preuve : il ne s'agit plus seulement de chercher s'il n'y a aucun indice d'un danger, ni de raison de s'alarmer, en l'état des connaissances. Il s'agit de prendre toutes les mesures pour prévenir un risque non encore avéré.
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la neutralité des opinions.
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Entre les versions "scientifiques" rassurantes que l'on soupçonne facilement d'avoir été subventionnées par des intérêts et les discours apocalyptiques qui ne sont pas non plus détachés es enjeux de pouvoir, le citoyen lambda est confronté à un problème de "boîte noire" : faire des choix en fonction de données dont il sait qu'en aucun cas il ne les maîtrisera.
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Donc se référer au prestige et à l'autorité des experts.
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Le pouvoir d'informer réside moins dans la capacité d'émettre un message convaincant que dans la façon de multiplier les interactions.
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Le pouvoir médiatique est moins celui d'exposer un point de vue (cela tout le monde le peut) ou de proposer une interprétation que de diriger des flux d'attention, de faire l'agenda du débat.?
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Au total, l'entreprise est amenée à intégrer ces logiques d'influence et à refléter, ne serait-ce qu'a contrario, la forme des organisations d'influence qui l'observent. Elle devient "un peu" ONG, "un peu" lobby, "un peu" think tank, "un peu" média - et le plus souvent un mélange de tout cela à la fois - dans la mesure où elle est confrontée à ces logiques de promotion d'une cause, de défense d'intérêts (privés ou politiques) auprès du législateur, d'expertise et d'influence, et enfin d'attention et d'accréditation qui les caractérisent respectivement.
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