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«La vocation des produits TIC est de générer des gains de productivité» - The Diigo Meta page

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Bertrand Duperrin's personal annotations on this page

bertrandduperrin
Bertrandduperrin bookmarked on 2009-07-14 intangible intangibleassets growth knowledgeeconomy productivity competition knowledge IT valuechain innovation

L’immatériel constitue aujourd’hui un enjeu incontournable pour l’ensemble de l’économie. A en croire certains, les actifs immatériels ont un rôle non négligeables en termes de croissance. C’est la raison pour laquelle nous aimerions approcher avec vous le profil macroéconomique de cette «nouvelle» économie de l’immatériel.
Tout d’abord, si vous me le permettez, il est nécessaire de clarifier les définitions et les différents concepts dont on parle, et avec lesquels tout le monde n’est pas forcément familier.

  • Dans la «knowledge economy», le savoir et la production intellectuelle deviennent des inputs de production, la matière première, mais également l’output de cette nouvelle catégorie d’industries (en d’autres termes, on produit du savoir, ou des œuvres de l’esprit, avec d’autres savoirs ou œuvres de l’esprit). Tout cela correspond à de l’information «numérisable» qui peut être «traitée» par les TIC.
  • La nouvelle économie est plus difficile à définir. Elle traduit l’impact des TIC et de la knowledge economy sur les processus productifs, la réorganisation des chaînes de valeur et on pense bien entendu que cette réorganisation des chaînes de production s’est basée sur des gains de productivité.
  • Dans l’économie de l’immatériel, les coûts fixes sont très importants, et les coûts marginaux quasi-nuls, ce qui engendre des rendements croissants et des économies d’échelle
  • L’économie de l’immatériel est aussi caractérisée par l’existence d’externalités. En effet, l’utilité sociale tirée du savoir est bien supérieure à son utilité individuelle
  • Ainsi, le savoir devient plus que jamais un élément de la concurrence. Il y a donc une relation entre le degré de concurrence et celui de l’innovation.
  • D’autre part, si on pense que les TIC représentent une révolution industrielle, la vocation des produits TIC est d’entrer dans les entreprises et de générer des gains de productivité. Or, l’Europe (en général, mais il y a des pays qui font exception, notamment en Europe du Nord) reste en retard sur le plan de sa dynamique de productivité. Sur les raisons de ce retard, il y a un débat entre économistes, et deux écoles s’affrontent.
  • La deuxième école est plus pessimiste. Elle met en effet l’accent sur les conditions qu’il a fallu pour que ces gains de productivité se matérialisent. Sans réorganisation des processus productifs, rien ne peut se produire.
  • Or, à ce jour, les statisticiens ne savent pas encore effectuer avec exactitude ce genre de calculs. On se contente pour l’instant d’évaluer la production des branches TIC, sans pouvoir vraiment mesurer le poids et l’impact sur l’économie de ces secteurs producteurs de TIC

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  • 14 Jul 09
    bertrandduperrin
    Bertrand Duperrin

    L’immatériel constitue aujourd’hui un enjeu incontournable pour l’ensemble de l’économie. A en croire certains, les actifs immatériels ont un rôle non négligeables en termes de croissance. C’est la raison pour laquelle nous aimerions approcher avec vous le profil macroéconomique de cette «nouvelle» économie de l’immatériel.
    Tout d’abord, si vous me le permettez, il est nécessaire de clarifier les définitions et les différents concepts dont on parle, et avec lesquels tout le monde n’est pas forcément familier.

    intangible intangibleassets growth knowledgeeconomy productivity competition knowledge IT valuechain innovation

    • Dans la «knowledge economy», le savoir et la production intellectuelle deviennent des inputs de production, la matière première, mais également l’output de cette nouvelle catégorie d’industries (en d’autres termes, on produit du savoir, ou des œuvres de l’esprit, avec d’autres savoirs ou œuvres de l’esprit). Tout cela correspond à de l’information «numérisable» qui peut être «traitée» par les TIC.
    • La nouvelle économie est plus difficile à définir. Elle traduit l’impact des TIC et de la knowledge economy sur les processus productifs, la réorganisation des chaînes de valeur et on pense bien entendu que cette réorganisation des chaînes de production s’est basée sur des gains de productivité.
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