This link has been bookmarked by 1 people . It was first bookmarked on 20 Sep 2008, by Jérémy H..
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20 Sep 08
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La dette de l'état US se monte aujourd'hui à 9 700 milliards de $, soit environ 65% du PIB US. Ce ratio n'a rien d'extraordinaire, et il est comparable à celui de beaucoup d'autres pays développés
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près de la moitié de cette dette est détenue...par l'état lui même, plus précisément par des fonds de garantie des retraites qui ont accumulé des réserves sous forme de bons du trésor.La dette nette réelle (ce que l'état US doit aux acteurs économiques extérieurs à lui) s'élève à seulement 38% du PIB en 2008, ce qui fait de l'état US un des états les moins endettés des pays développés
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Ce faible niveau actuel de la dette publique US explique l'excellente résistance des bons du trésor depuis le début de la crise, et le niveau très bas des taux d'intérêt que les détenteurs de ces bons sont prêts à obtenir
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Contrairement à ce que l'on peut lire ici et là, les autorités US ne sont pas en train de « racheter » ou « monétiser » toutes les mauvaises dettes du système
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Dans le contexte actuel, ce que les autorités cherchent à éviter à tout prix est une hausse des taux longs, car cette hausse précipiterait l'implosion de la bulle de crédit privé qui est le problème principal.
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Leur refus (jusqu'ici) d'engager les fonds publics pour sauver Lehman est révélateur : les autorités se disent logiquement « nous ne pouvons pas griller nos munitions trop vite, parce que d'autres problèmes plus graves vont arriver et nécessiteront notre intervention »
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1) En raison de cette contrainte sur les taux longs, et de la marge de manoeuvre dont elles disposent, les autorités US pourront sans doute venir en aide aux banques les plus essentielles du système, mais elles le feront au compte-gouttes, sans pouvoir faire de plans de relance économique ayant un impact significatif (sur le long terme) face à la contraction du crédit (qui représente, rappelons le, la fin d'une expansion du crédit de 4000 milliards par an) : l'épisode de récession forte / déflation aura bien lieu.
2) Il pourrait arriver un moment où la contrainte sur les taux longs disparaîtra...Tout simplement parce que l'implosion de la bulle de crédit et la récession seront déjà à leur maximum d'intensité et que les autorités se diront alors « nous n'avons plus rien à perdre ».A ce moment, et seulement à ce moment, il est tout à fait possible, et même assez probable (cela dépendra des choix politiques effectués alors) que le gouvernement laisse complètement filer le déficit public et la confiance dans la monnaie pour effacer par l'inflation ce qu'il reste de dette en excès.
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