This link has been bookmarked by 6 people . It was first bookmarked on 06 Mar 2009, by Olivier Le Deuff.
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05 May 12
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09 Jan 11
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Yves Jeanneret s'intéresse dans cet ouvrage à la circulation dans la société de ce qu'il appelle les êtres culturels, c'est à dire les idées et les objets (des savoirs, des valeurs morales, des catégories politiques, des expériences esthétiques comme l’environnement, le patrimoine...)... produits et pérennisés par l’Homme
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Ce parcours à travers les « carrefours de la vie sociale » des êtres culturels permet leur appropriation mais également leur transformation : ils se chargent de valeur.
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Les notions d’êtres culturels et de trivialité s’interdéfinissent : les premiers sont issus de processus sociaux, ce sont des « complexes » constitués d'objets, de textes et de représentations qui vont se diffuser à travers la société et évoluer avec le temps, les milieux dans lesquels ils naissent, se développent ou s'intègrent.
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Elle impose une démultiplication des niveaux d'analyse, faisant le lien entre les logiques sociales, le problème des constructions intellectuelles et celui des ressources symboliques.
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Jeanneret retient de cette approche d’une part que le point de vue trivial implique une mise en question de la société et d’autre part que la théorie sur la trivialité peut être basée sur la communication sans pour autant nécessiter une étude de la communication : la trivialité est donc intimement liée à l'idée de propagation.
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il se concentre sur l’idée de transmission, la distinguant de la communication (au contraire des sciences de l’information et de la communication que les interdéfinissent).
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Cependant, la médiologie ne résout pas toutes les questions liées à la trivialité et c’est en s’intéressant à la sémiotique développée par Barthes que Jeanneret peut compléter en partie cette première définition. La sémiotique s'intéresse à des objets hétérogènes, délaissés par les autres disciplines et étudie la valeur qui est associée aux signes qui les constituent. Veron souligne le caractère discontinu de tout processus d’interprétation.
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Les enjeux des disciplines de l’archive sont de reprendre et de transformer selon des normes prédéfinies toutes les productions culturelles humaines. S’intéresser au discours permet d’en comprendre les fonctionnements car ce domaine témoigne de la nature des réappropriations et transformations des êtres culturels : l’énonciation et la réitération affirment et confirment l’existence des êtres culturels.
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Jeanneret s’interroge sur le rapport entre objet concret, objet scientifique et objet de recherche, il veut démontrer la pluralité des médiations de la trivialité.
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la trivialité joue sur deux aspects : le pratique et le symbolique. D’un côté, elle va produire des objets en fonction d’un usage particulier dans un but de conservation et d’un autre côté, elle s'attachera à créer des figures symboliques, dont la signification dépasse la simple idée de conservation et d'accès.
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La réécriture est en effet la condition sine qua non de la trivialité, de la circulation des idées.
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Pour Souchier (1998), les textes tissent non seulement des relations intertextuelles avec d’autres textes et mettent en place un horizon culturel mais il sont également le lieu d’une énonciation collective dans laquelle transparaît les différents corps de métier relatifs au texte.
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Jeanneret considère que la communication est une altération, entendant ce terme dans son sens positif, les idées et les textes se transformant inévitablement au cours de leur déplacement dans la société. Cette conception est décrite par nombre de théoriciens comme par exemple Bakhtine (1977, 1929) qui parle d’« appropriation du discours d’autrui ».
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Reprenant à Montaigne, l’idée que la paraphrase est un moyen pour les hommes de donner du sens à ce qui les entoure, il considère le texte comme une opération de réécriture.
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Michel de Certeau a une approche polémologique, c’est à dire que pour lui, la communication n’est pas seulement une question de transmission mais, appréhendée selon des couples oppositionnels : stratégie/tactique, texte/lecture...,
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Son but est de mettre en évidence la manière dont les individus s’adaptent et utilisent les objets et les normes de la société pour révéler la créativité sociale, malgré les contraintes inhérentes à la communication.
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Jeanneret retient trois questions : le caractère discontinu de la communication, la plasticité de ses objets et l’hétéronomie de ses logiques.
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Barthes postule que les regards individuels sont conditionnés par les normes préexistantes de représentation
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Jeanneret fait ici le lien avec la conception de la vulgarisation développée par Baudoin Jurdant (1969; 1973) qui doit être examinée en fonction des moyens de représentation du réel disponibles.
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Jeanneret postule que le concept de trivialité peut être utilisé comme interprétant des processus de communication car c’est un objet consistant pour les sciences de l’information et de la communication, c’est-à-dire qu'il permet de construire des points de vue.
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Jeanneret s’intéresse alors à la notion de contrat de lecture, formule unique renvoyant à divers problèmes. Son but n'est pas d’uniformiser la terminologie mais d’observer leur diffusion.
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Pour citer cet article :
Véronique Madelon. Yves Jeanneret, Penser la trivialité. Volume 1 : la vie triviale des êtres culturels, Paris, éditions Hermès-Lavoisier, 2008. Nouveaux Actes Sémiotiques [ en ligne ]. Comptes rendus, 2009.Disponible sur : <http://revues.unilim.fr/nas/document.php?id=2773>
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18 Sep 09
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06 Mar 09
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