son regard sur l'état actuel de la science informatique est amer : « On nous commente avec emphase les succès d'Ariane ou du TGV... mais les princes qui nous gouvernent ont abandonné l'informatique, pourtant clé de ces succès. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Aux États-Unis, l'informatique est l'enjeu du moment, le bouillonnement d'idées y est relayé, financé par les agences fédérales, par les banques... Cette émulation n'existe pas en France : le logiciel n'est pas pris au sérieux, les financements ne sont pas octroyés au bon moment, on finance la création de start-up prometteuses mais ensuite, on ne leur donne pas les moyens de leur développement. » « Les chercheurs en informatique font les frais de l'absence de champ d'application de leurs recherches en France et en Europe, toutes deux dénuées d'industrie informatique, ajoute t-il. C'était criant, en octobre 2007, lors de la première demi-journée consacrée à l'informatique à l'Académie des sciences : nous y avons entendu des exposés brillants mais tellement éloignés de l'informatique réelle, de ce que font les machines. »
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