This link has been bookmarked by 2 people . It was first bookmarked on 05 Jun 2009, by Alexandre Cabanis.
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06 Jun 09
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NKM à “une double peine sociale si le chercheur d’emploi se voit coupé de l’accès au numérique”.
- 45 more annotations...
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l’emploi est une demande essentielle”. Un tiers du public fréquentant les EPN est en effet constitué de demandeurs d’emploi.
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4000 EPN seront rapidement reconvertis “en véritables tremplins vers l’emploi”.
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Hadopi vous prive de l’accès à l’emploi : rassurez vous, on a pensé a tout…
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Alors qu’il y a six mois à peine l’argument de l’emploi était utilisé pour justifier Hadopi, voilà que cette loi s’avère, de l’aveu même de représentants du gouvernement, comme une machine a générer du chômage.
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NKM et Christine Boutin
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voitures balais, destinées à ramasser les laissés pour compte de nouvelles inégalités numériques générées en haut lieu.
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ça manque tout de même de cohérence.
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Le rapport étroit entre la recherche d’emploi et l’accès à internet a été répété et analysé
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et face à la coupure
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la seule réponse apportée par le gouvernement semble être les EPN, les Espaces Publics Numériques.
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Les EPN, pour quoi faire ?
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un manque de moyens
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un manque de coordination évident,
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un manque d’objectifs communs
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Les EPN sont appelés à se développer et à se spécialiser” a annoncé Bernard Benhamou,
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le besoin de coordination et d’organisation se fait désormais sentir.
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Le rôles des “médiateurs” et des “animateurs” a également été largement débattu, ceux-ci ont “vocation à accompagner et donner accès au numérique”
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la maîtrise des outils numériques “est passé d’un ‘plus’ à quelque chose d’indispensable”.
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37% (ou 45%, selon les sources) des Français ne se sont jamais connectés à internet.
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En Angleterre, 78% des foyers sont connectés.
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“l’éducation nationale fait obstacle : on n’y enseigne pas l’informatique, tout juste les usages”.
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vouloir comprendre le numérique sans la moindre notion d’informatique revient à essayer de comprendre la course automobile sans la moindre notion de mécanique.
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C’est peut être faisable si l’on est né avec un volant entre les mains, comme la fameuse génération digitale, mais sans cela, aucune chance d’y arriver.
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un sentiment de crispation régnait suite à l’association des termes ‘numérique’ et ‘solidarité’.
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due à deux choses que j’ai pu identifier
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Le partage, c’est le sacrifice
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L’idée de l’arrivée, via le numérique, d’un monde où le partage n’implique pas la dépossession, du fait même de la copie numérique et du passage d’une économie de la rareté à une économie de l’abondance, pose problème.
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Au delà d’un certain âge, ce type de partage est vu la plupart du temps comme une solidarité au rabais.
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Pas étonnant dès lors que les arguments déployés par Jacques Attali lors du débat Hadopi, qui affirmait que l’on passait à coté d’une formidable opportunité de solidarité avec des jeunes défavorisés en leurs permettant de partager la Culture, soit passé à coté du public qu’il visait.
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Cette idée Christique du partage sacrificiel semble chevillée au corps de beaucoup de ceux qui ne comprennent rien au numérique (ou qui croient y comprendre quelque chose sous prétexte qu’ils surfent sur internet et envoient des emails).
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L’entraide, que l’on retrouve dans la plupart - si ce n’est toutes - les communautés sur internet, quelque soit leurs formes, semble elle aussi avoir totalement échappé au qualificatif de solidarité.
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Autan aider un élève en difficulté à faire ses devoirs de maths se qualifie de solidarité, autant l’aider à maîtriser les rudiments de la programmation objet sur un forum de discussion ne l’est visiblement pas, tout du moins aux yeux de générations qui décidément peinent à comprendre ce qu’il se passe après elles, tout en restant aveuglées par leurs pratiques du numérique qu’elles imaginent suffisantes pour comprendre ce monde.
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Il y a là un énorme travail à faire de la part des jeunes vis à vis des anciens pour leur faire appréhender le fait que la socialité sur internet va bien au delà de Facebook, et force est de reconnaître que tout reste à faire si on ne veut pas voir exclus les séniors de la société de demain, où ce type de solidarité est appelé à se développer de plus en plus.
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La solidarité ne vaut que si elle est incarné (ou IRL)
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De la même façon, l’idée d’un acte de solidarité qui ne passerait pas par une rencontre physique est, si ce n’est purement et simplement niée, du moins largement dévalorisée.
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Aider quelqu’un à trouver un emploi via Twitter, par exemple (assez efficace, bien que trop sporadique pour en tirer la moindre conclusion), ne serait rien par rapport à la rencontre d’un ‘vrai’ chômeur dans un centre d’assistance sociale. Là aussi, l’idée de sacrifice n’est pas loin.
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NKM, elle, ne s’y trompe pas, en déclarant, dans une tribune sur Ecrans.fr que “La solidarité ne consiste pas à simplement venir en « aide », ni même à « donner » à ceux qui sont dépourvus.
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Ne la confondons pas, de grâce, avec le secours caritatif qui est d’un tout autre ordre. Etre solidaire consiste à donner des outils et à enseigner leurs usages à ceux qui en ont besoin pour agir.”.
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Conflit entre un concept judéo-chrétien (et musulman, d’ailleurs) et la nouvelle socialité du numérique ?
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En gros, mon ressenti est que les personnes présentes à la conférences, qui étaient quasi toutes impliquées dans des démarches de solidarités, voyaient arriver le numérique avec beaucoup d’appréhension (sauf pour celle qui étaient, typiquement, animateurs dans des EPN).
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Leur problème était très centré sur cette idée que la solidarité en ligne n’implique pas de sacrifice, bien plus encore que l’idée d’une solidarité sans présence physique.
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cette idée de sacrifice, de don de soit, passage obligée pour être reconnu dans une démarche de solidarité, et que le numérique, sans le nier, remet tout de même en question, posait un vrai malaise.
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Sur le reste, ça va pas être facile d’expliquer la valeur ajoutée d’Internet à des gens qui ne l’utilisent pas, et qui, souvent, considèrent qu’ils n’en ont pas besoin
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(drôle de considérer qu’on a pas besoin de quelque chose tant qu’on ne sait pas ce que c’est : ce n’est pas parce qu’un besoin n’est pas ressenti qu’il n’est pas existant ; l’imbécile heureux, toussa toussa)
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05 Jun 09
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