Christophe Deschamps's personal annotations on this page
Traduction du texte d'un texte du philosophe Luciano Floridi. Rapports réels-virtuels sont en train de se modifiera. L'infosphère absorbe progressivement les autres sphères. Cela implique de considérer et intégrer différement toutes formes d'existence, mêmes celles basés sur des artefacts issus de l'ingénierie.
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Trois révolutions
scientifiques ont eu un grand impact, à la fois selon les deux points de vue
extroverti et introverti. En changeant notre compréhension du monde extérieur,
elles ont également modifié notre conception interne de ce que nous sommes. -
Depuis les années
cinquante, l'informatique et les TIC ont exercé une influence à la fois
extravertie et introvertie, modifiant fondamentalement non seulement nos
interactions avec le monde, mais également les conceptions essentielles sur ce
que nous sommes. Nous ne nous interprétons plus comme des entités autonomes,
mais plutôt comme des organismes informationnels interconnectés, ou des
inforgs, qui partageons avec les agents biologiques, artificiels, ou
hybrides, et avec les artefacts issus de l'ingénierie, un environnement global
qui est au final constitué d'information - l'infosphère. -
Les objets et les processus sont de plus en plus considérés
comme "dé-physicalisés", dans le sens où ils ont tendance à être traités comme
indépendants de leurs supports (considérez par exemple un fichier de musique).
Ils sont "typifiés", catégorisés comme des types dans le sens où une instance
d'un objet - ma copie d'un fichier de musique - est aussi valable que son type
- le fichier de musique dont ma copie constitue une instance. Et ils sont
supposés être parfaitement clonables par défaut, dans le sens où ma copie et
votre original deviennent interchangeables. Et moins de contrainte sur la
nature physique des objets et des processus signifie que le droit d'usage est
perçu comme étant au moins aussi important que le droit de posséder. -
le critère d'existence - ce que cela signifie pour une chose d'exister - n'est
plus effectivement immuable (les Grecs pensaient que seul ce qui ne change pas
peut pleinement exister), ni potentiellement soumis à la perception (la
philosophie moderne a insisté sur le fait qu'une chose devait être perceptible
par les cinq sens pour exister), mais il est potentiellement soumis à
l'interaction, même si celle-ci est impalpable. Être, c'est être sujet à
interaction, même si l'interaction est seulement virtuelle. -
Au lieu d'être perçus comme des individus, des entités uniques
et irremplaçables, nous devenons des produits de masse, des entités anonymes
parmi d'autres entités anonymes, exposées à des milliards d'autres
inforgs similaires également en ligne. Nous pratiquons donc
l'auto-promotion et nous nous réapproprions nous-mêmes dans l'infosphère en
utilisant les blogs, les albums Flickr, les pages web et les vidéos sur
YouTube. -
Nous utilisons et
exposons des informations sur nous-mêmes de façon à devenir moins anonymes du
point de vue informationnel. Nous tenons donc à maintenir un niveau élevé de
protection des renseignements personnels parce que nous souhaitons sauvegarder
un capital précieux qui peut être ensuite publiquement investi par nous-mêmes
afin de nous construire en tant qu'individus uniques, perceptibles comme tels
par les autres. -
La vérité pourtant est que la révolution numérique constitue autant
un changement de notre monde que la création de nouvelles réalités. Le seuil
entre le ici (l'analogique, ce qui est basé sur le carbone, le
off-line) et le là-bas (le numérique, ce qui basé sur le
silicium, le on-line) s'estompe rapidement, mais ceci est autant à
l'avantage du dernier terme que du premier. Le digital se répand sur
l'analogique et fusionne avec lui. Cette informatisation croissante des
artefacts, des identités et de l'ensemble des environnements sociaux et
activités de la vie donne à penser que bientôt il sera difficile de comprendre
ce qu'était la vie dans les temps pré-numériques, et que, dans un proche
avenir, la distinction même entre on-line et off-line va
disparaître. -
l'infosphère absorbe progressivement tout autre espace. Nous
vivons "onlife" et vos Nike et votre iPod vont se parler d'ici
peu. -
nous vivrons dans
une infosphère que deviendra de plus en plus synchronisée (relativement au
temps), délocalisée (relativement à l'espace) et corrélée (relativement aux
interactions). Cela nous invite d'abord progressivement à comprendre le monde
comme quelque chose de "a-live" (artificiellement vivant). -
La meilleure manière
d'aborder les nouveaux défis éthiques posés par la révolution numérique
consiste sans doute à le faire à partir d'une approche environnementale ; pas
celle qui privilégierait le naturel ou l'intégrité, mais plutôt celle qui
traite comme authentiques et véritables toutes les formes d'existence et de
comportement, même celles qui sont basées sur des artefacts synthétiques et
issus de l'ingénierie -
Une chose que les technophiles et les fondamentalistes verts doivent
comprendre, c'est que l'échec d'une négociation de la relation féconde et
symbiotique entre la technologie et la nature n'est pas une option. -
Le défi consiste à réconcilier nos
deux rôles, comme organismes informationnels et agents au sein de la nature
d'une part, et en tant que régisseurs de cette nature d'autre part. La bonne
nouvelle c'est qu'il s'agit d'un défi que nous pouvons relever. -
La chose
bizarre c'est que nous comprenons lentement que nous possédons une telle nature
hybride. Le point crucial dans ce processus d'auto-compréhension est ce que
j'ai défini ci-dessus comme la quatrième révolution.
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Patrick Flouriotphysiques, souvent d'ailleurs sans beaucoup de prévoyance. La révolution numérique n'est pas moins dramatique. Nous rencontrerons des problèmes si nous ne prenons pas au sérieux le fait que nous sommes en train de construire le nouvel environnement qui sera habité par les générations futures. La meilleure manière d'aborder les nouveaux défis éthiques posés par la révolution numérique consiste sans doute à le faire à partir d'une approche environnementale ; pas celle qui pri
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Christophe DeschampsTraduction du texte d'un texte du philosophe Luciano Floridi. Rapports réels-virtuels sont en train de se modifiera. L'infosphère absorbe progressivement les autres sphères. Cela implique de considérer et intégrer différement toutes formes d'existence, mêmes celles basés sur des artefacts issus de l'ingénierie.
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Trois révolutions
scientifiques ont eu un grand impact, à la fois selon les deux points de vue
extroverti et introverti. En changeant notre compréhension du monde extérieur,
elles ont également modifié notre conception interne de ce que nous sommes. -
Depuis les années
cinquante, l'informatique et les TIC ont exercé une influence à la fois
extravertie et introvertie, modifiant fondamentalement non seulement nos
interactions avec le monde, mais également les conceptions essentielles sur ce
que nous sommes. Nous ne nous interprétons plus comme des entités autonomes,
mais plutôt comme des organismes informationnels interconnectés, ou des
inforgs, qui partageons avec les agents biologiques, artificiels, ou
hybrides, et avec les artefacts issus de l'ingénierie, un environnement global
qui est au final constitué d'information - l'infosphère. - 11 more annotations...
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La veille d'AECpar Luciano Floridi
traduit de l'anglais par Patrick Peccatte
article original : The Digital Revolution as a Fourth Revolution
article original : The Digital Revolution as a Fourth Revolution
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hubert guillaudPatrick Peccatte traduit à nouveau un texte du philosophe Luciano Floridi. "La révolution numérique renouvelle notre point de vue de tous les jours sur nous-mêmes et sur la nature ultime de la réalité (...). Les objets et les processus sont de plus en plu
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nous vivrons dans
une infosphère que deviendra de plus en plus synchronisée (relativement au
temps), délocalisée (relativement à l'espace) et corrélée (relativement aux
interactions). -
le concept d'infosphère se sera
déplacé depuis un moyen de se référer à l'espace de l'information jusqu'à
devenir un synonyme de la réalité.
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Stanislas JourdanDepuis les années cinquante, l'informatique et les TIC ont exercé une influence à la fois extravertie et introvertie, modifiant fondamentalement non seulement nos interactions avec le monde, mais également les conceptions essentielles sur ce que nous sommes.
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Pierre Tranpar Luciano Floriditraduit de l'anglais par Patrick Peccattearticle original : The Digital Revolution as a Fourth Revolution
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